From: =?Windows-1252?Q?Enregistr=E9_par_Windows_Internet_Explorer=A07?= Subject: S Date: Thu, 24 Apr 2008 05:00:55 +0200 MIME-Version: 1.0 Content-Type: multipart/related; type="text/html"; boundary="----=_NextPart_000_0399_01C8A5C8.2D4AFAF0" X-MimeOLE: Produced By Microsoft MimeOLE V6.0.6000.16545 This is a multi-part message in MIME format. ------=_NextPart_000_0399_01C8A5C8.2D4AFAF0 Content-Type: text/html; charset="iso-8859-1" Content-Transfer-Encoding: quoted-printable Content-Location: http://cinemanageria.ifrance.com/abc_cineastes/s.htm S
S

Saura, Carlos

Carlos Saura
(1932- )
Cin=E9aste = espagnol=20 c=E9l=E8bre dans les ann=E9es soixante et soixante-dix, qui fut = l=92un des=20 premiers =E0 d=E9fier la censure pour explorer le contexte = socio-politique de=20 l=92Espagne franquiste

Saura, n=E9 =E0 Huesca, en Aragon, = fils d=92un=20 avocat et d=92une pianiste de concert, et fr=E8re du peintre = Antonio Saura=20 (1930-1998), fut un photographe =E0 succ=E8s avant d=92entrer =E0 = l=92=E9cole=20 exp=E9rimentale de cin=E9ma IIEC, =E0 Madrid.

Le premier film de Saura, Los golfos (1959), histoire d=92une = d=E9linquance=20 juv=E9nile influenc=E9e par le n=E9or=E9alisme, se fit remarquer = par ses=20 intentions provocatrices. Mais ce fut son troisi=E8me film, la = Chasse (la=20 Caza, 1965), premi=E8re collaboration avec un producteur = remarquable, Elias=20 Querejeta, qui lui apporta un renom international et l=92ours = d=92argent du=20 Festival international du film de Berlin. Ce film all=E9gorique = =E0 suspense=20 faisait le bilan de l=92h=E9ritage amer et violent de la guerre = d=92Espagne.

Saura (Carlos), la=20 Chasse
oeuvre all=E9gorique, la Chasse (la Caza, 1965) = =E9voque le=20 souvenir d'une guerre d'Espagne jamais nomm=E9e, =E0 travers une = partie de=20 chasse dans laquelle Paco (Carlos Mayo) et deux autres anciens = combattants=20 s'entretuent. Co=E9crit avec Angelino Fons, le troisi=E8me long = m=E9trage de=20 Saura est accompagn=E9 de la partition de Luis de Pablo, devenu = depuis le=20 compositeur attitr=E9 du cin=E9aste.

Avec Querejeta, Saura fit une s=E9rie de films sombres et = psychologiques=20 qui montraient de fa=E7on indirecte la r=E9pression sociale, = sexuelle et=20 religieuse qui s=E9vissait dans l=92Espagne franquiste, filmant = souvent sa=20 compagne de l=92=E9poque, l=92actrice G=E9raldine Chaplin. Ce sont = entre autres=20 Peppermint frapp=E9 (1967, qui lui valut un autre ours = d=92argent), Anna et=20 les loups (Ana y los lobos, 1972) et Cr=EDa Cuervos (1976), = =E9tude envo=FBtante=20 des obsessions de son enfance, consid=E9r=E9 par tous comme son = plus beau=20 film, et pour lequel il obtint le prix sp=E9cial du jury au = festival de=20 Cannes, en 1976.

Violent r=E9quisitoire contre la famille et la bourgeoisie = espagnole=20 franquiste et post-franquiste, Cr=EDa Cuervos diss=E8que, =E0 = travers les=20 terreurs d'un imaginaire enfantin (celui d'Ana/Ana Torent, = ci-dessus =E0=20 droite), une cellule familiale =97 qui est aux yeux de Carlos = Saura=20 l'incarnation m=E9taphorique de la nation espagnole. Pour le = cin=E9aste=20 espagnol, l'Espagne franquiste est une soci=E9t=E9 patriarcale = fig=E9e, encore=20 fond=E9e sur la triple alliance de l'arm=E9e, de l'=C9glise et de = la=20 bourgeoisie, et qui, malgr=E9 la mort du dictateur Franco en 1975, = r=E9siste =E0=20 l'ouverture et =E0 la modernisation.

Saura (Carlos), Cr=EDa = Cuervos

Depuis le retour de l=92Espagne =E0 la d=E9mocratie, Saura = s=92est surtout fait=20 remarquer pour une s=E9rie de spectacles dans=E9s avec le = danseur-chor=E9graphe=20 Antonio Gades (Carmen, 1983).

Sautet, Claude

Claude Sautet
(1924- = )
Cin=E9aste fran=E7ais=20 dont les principaux films r=E9v=E8lent le souci de se r=E9f=E9rer = =E0 la soci=E9t=E9=20 fran=E7aise de son temps, et dont les r=E9cits s=92attachent =E0 = d=E9crire le=20 fonctionnement de petits groupes d=92individus et de = personnalit=E9s en=20 marge

N=E9 =E0 Montrouge, Claude Sautet = se dirigea vers=20 la r=E9alisation apr=E8s des =E9tudes =E0 l=92=C9cole des arts = d=E9coratifs de Paris.=20 Ses premiers longs-m=E9trages furent des films d=92action : Classe = tous=20 risques (1960), avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, et = l=92Arme =E0=20 gauche (1965), d=92apr=E8s un roman de Charles Williams.

=C0 partir des Choses de la vie (1969), la chronique morale et = sociale a=20 fond=E9 ses sc=E9narios : Max et les Ferrailleurs (1971), avec = Michel Piccoli,=20 C=E9sar et Rosalie (1972), avec Yves Montand et Romy Schneider, = Vincent,=20 Fran=E7ois, Paul et les Autres (1974), Mado (1976). Si l=92esprit = du temps est=20 parfois trop pr=E9sent dans ses films, si le romanesque devient, = dans=20 certains cas, excessif, et s=92il a quelquefois laiss=E9 la bride = sur le cou=20 de ses acteurs, il a r=E9alis=E9 notamment deux films fort = originaux :=20 Quelques jours avec moi (1988) et Un coeur en hiver (1992), o=F9 = Daniel=20 Auteuil a trouv=E9 deux de ses plus grands r=F4les, l=92un au = c=F4t=E9 de Sandrine=20 Bonnaire, l=92autre au c=F4t=E9 d=92Emmanuelle B=E9art. Ces deux = films sont=20 probablement ceux o=F9 les th=E8mes qu=92il affectionne = (l=92individu et le=20 groupe, les contradictions de l=92environnement humain) sont mis = en sc=E8ne=20 avec le plus de rigueur. R=E9alis=E9 en 1995, Nelly et M. Arnaud, = l=92un de ses=20 plus grands succ=E8s, tant critique que populaire, a valu =E0 = Michel Serrault=20 le c=E9sar du meilleur acteur.

Sayles, John

John Sayles
(1950- )
Cin=E9aste=20 am=E9ricain

N=E9 =E0 Schenectady (=C9tat de New = York), John=20 Sayles commence par =E9crire des nouvelles et des romans (The = Pride of the=20 Bimbos, 1975; Union Dues, 1977). Il d=E9bute au cin=E9ma comme = sc=E9nariste pour=20 une soci=E9t=E9 de production sp=E9cialis=E9e dans les films = d=92horreur =E0 petit=20 budget.

John Sayles investit les recettes de ses sc=E9narios dans le = financement=20 de son premier long m=E9trage, Return of the Secaucus Seven = (1980). R=E9alis=E9e=20 pour 60 000 dollars seulement, cette com=E9die observe avec = finesse la=20 r=E9union d=92un groupe d=92anciens activistes pacifiques des = ann=E9es soixante.=20 Le film et sa th=E9matique frayeront la voie =E0 une multitude de = films=20 traitant du m=EAme sujet. La formation du cin=E9aste explique sans = doute=20 l=92=E9clectisme r=E9ussi de ses r=E9alisations : Lianna (1983) = relate l=92histoire=20 d=92une femme mari=E9e qui d=E9couvre son homosexualit=E9; Baby, = it=92s you (1983)=20 est une com=E9die sur les amours de deux adolescents que leurs = classes=20 sociales et leurs origines opposent; Brother (1984) est une = parodie de=20 film de science-fiction.

John Sayles tourne ensuite deux films inspir=E9s = d=92=E9v=E9nements historiques=20 : Matewan (1987) est l=92histoire d=92une gr=E8ve de mineurs en = 1920, en=20 Virginie-Occidentale, tandis que Eight Men Out (1988) = s=92int=E9resse aux=20 Chicago White Sox, qui perdirent volontairement le championnat = national de=20 base-ball de 1919. Ces films politiques sur l=92exploitation des=20 travailleurs ne rencontr=E8rent pas les faveurs du public.

Sayles privil=E9gie de nouveau les th=E8mes contemporains pour = signer City=20 of Hope (1991), portrait d=92une cit=E9 industrielle fictive du = New Jersey, et=20 Passion d=92amour (1992), l=92histoire dramatique d=92une femme = handicap=E9e et de=20 son compagnon noir, dont elle r=E9tribue les services amoureux. En = 1996, il=20 tourne Lone Star, une intrigue polici=E8re situ=E9e dans une ville = fronti=E8re.

Toutes les mises en sc=E8ne de John Sayles se distinguent par = la qualit=E9=20 des interpr=E9tations et leurs dialogues finement cisel=E9s. Il = figure parmi=20 les cin=E9astes ind=E9pendants les plus originaux de ces = d=E9cennies.

Schlesinger, John

John Schlesinger
(1926- = )
Cin=E9aste=20 britannique

Il qui mena une partie de sa = carri=E8re=20 aux =C9tats-Unis o=F9 il dirigea =E0 plusieurs reprises Dustin = Hoffman,=20 notamment dans Macadam Cow-Boy en 1969

N=E9 =E0 Londres, John Schlesinger fit ses d=E9buts d'acteur = alors qu'il=20 =E9tait encore =E9tudiant =E0 l'universit=E9 d'Oxford. Apr=E8s = avoir r=E9alis=E9=20 plusieurs courts-m=E9trages, il fut engag=E9 en 1957 =E0 la BBC = o=F9 il fut charg=E9=20 de r=E9aliser des documentaires. Le moyen-m=E9trage Terminus = (1961) lui valut=20 un lion d'or au Festival de Venise. Dans ses films Un amour pas = comme les=20 autres (A Kind of Loving, 1962) et Billy le Menteur (Billy Liar, = 1963), il=20 nous livre deux =E9tudes parmi les plus poignantes et les plus = perspicaces=20 jamais r=E9alis=E9es sur la vie de la classe ouvri=E8re.

Schlesinger fit jouer Julie Christie, qui figurait d=E9j=E0 au = sein de la=20 distribution de Billy le Menteur, dans Darling (1965), film pour = lequel=20 l'actrice remporta un oscar et Loin de la foule d=E9cha=EEn=E9e = (Far from the=20 Madding Crowd, 1967), tir=E9 du roman de Thomas Hardy. Parmi les=20 longs-m=E9trages r=E9alis=E9s par Schlesinger aux =C9tats-Unis = figure notamment=20 Macadam Cow-Boy (Midnight Cowboy, 1969), avec Dustin Hoffman et = John=20 Voight, qui lui valut l'oscar du meilleur film et celui du = meilleur=20 r=E9alisateur.

Schlesinger r=E9alisa =E9galement Un dimanche comme les autres = (Sunday=20 Bloody Sunday, 1971), Yanks (1979) et Honky Tonk Freeway (1981); = parmi ses=20 derni=E8res oeuvres figurent Marathon Man (1976) et le Jeu du = faucon (The=20 Falcon and the Snowman, 1985), un thriller sur les activit=E9s de = la=20 CIA.

Schl=F6ndorff, Volker

Volker Schl=F6ndorff
(1939- = )
R=E9alisateur=20 allemand

C=E9l=E8bre pour ses = adaptations de=20 classiques litt=E9raires et ses films traitant de l'Allemagne=20 contemporaine.

Ancien assistant de Jean-Pierre Melville, = Alain Resnais et Louis Malle, Volker Schl=F6ndorff est l'un = des=20 artisans de la renaissance du cin=E9ma allemand apr=E8s la Seconde = Guerre=20 mondiale. Il est r=E9v=E9l=E9 =E0 Cannes d=E8s son second long = m=E9trage les D=E9sarrois=20 de l'=E9l=E8ve Torless (1966). Adapt=E9 du roman =E9ponyme de = Robert Musil, ce=20 film est r=E9v=E9lateur du primat accord=E9 par le cin=E9aste = allemand aux grandes=20 oeuvres litt=E9raires (Heinrich Kleist, Heinrich B=F6ll, = Marguerite Yourcenar,=20 G=FCnter Grass, Marcel Proust) et =E0 l'analyse = historico-politique, parfois=20 en collaboration avec son =E9pouse, la cin=E9aste Margarete von = Trotta=20 (l'Honneur perdu de Katharina Blum, 1975). =C0 c=F4t=E9 du Tambour = qui demeure=20 son plus grand succ=E8s (1979, palme d'or et oscar du meilleur = film=20 =E9tranger), on peut =E9galement citer le Coup de gr=E2ce (1976), = la Soudaine=20 Richesse des gens pauvres de Kombach (1970), Mort d'un commis = voyageur=20 (1985), The Voyager (1991) et le Roi des aulnes (1996, d'apr=E8s = le roman=20 =E9ponyme de Michel Tournier).

N=E9 =E0 Wiesbaden, Schl=F6ndorff s'installa avec sa famille = =E0 Paris en 1956.=20 Il fut l'assistant de Louis Malle et d'Alain Resnais.

Schl=F6ndorff adapta de nombreuses oeuvres litt=E9raires : les = D=E9sarrois de=20 l'=E9l=E8ve T=F6rless (Der junge T=F6rless, 1966), son premier = film, d'apr=E8s le=20 roman de Robert Musil, l'Honneur perdu de Katharina Blum (Die = verlorene=20 Ehre der Katharina Blum, 1975), r=E9alis=E9 avec son =E9pouse = Margarethe von=20 Trotta d'apr=E8s un court roman de Heinrich B=F6ll, le Coup de = gr=E2ce (Der=20 Fangschuss, 1976) d'apr=E8s loeuvre de Marguerite Yourcenar, Le = Tambour (Die=20 Blechtrommel, 1979), tir=E9 du roman de G=FCnter Grass (palme d'Or = au Festival=20 de Cannes), Un amour de Swann (1983) d'apr=E8s l'oeuvre de Marcel = Proust et=20 Mort d'un commis voyageur (Death of a Salesman, 1985), d'apr=E8s = le roman=20 d'Arthur Miller.

Schl=F6ndorff r=E9alisa =E9galement plusieurs films =E0 partir = de sc=E9narios=20 originaux, comme Feu de paille (Strohfeuer, 1972) et le Faussaire = (Die=20 Falschung, 1980), tous deux =E9crits et r=E9alis=E9s avec = Margarethe von Trotta;=20 il a particip=E9 =E0 la r=E9alisation de plusieurs documentaires = sur l'Allemagne=20 contemporaine dont Allemagne en automne (Deutschland im Herbst, = 1978) et=20 le Candidat (der Kandidat, 1980), un portrait du politicien = conservateur=20 Franz Josef Strauss.

Le Faussaire
Dans = le Faussaire=20 (Die F=E4lschung, 1981) de Volker Schl=F6ndorff, Bruno Ganz = interpr=E8te un=20 reporter allemand qui est confront=E9 =E0 une ville hant=E9e par = la mort et la=20 destruction quotidienne, Beyrouth.

Schmid, Daniel

Daniel Schmid
(1941- = )
Cin=E9aste=20 suisse

N=E9 =E0 Flims (canton des = Grisons), Daniel=20 Schmid passe son enfance dans l'h=F4tel que dirigent ses parents, = puis il=20 =E9tudie =E0 Berlin avant de s'inscrire =E0 l'Acad=E9mie du = film.

Il finance lui-m=EAme le tournage de son premier film, Faites = tout dans=20 le noir pour =E9pargner la lumi=E8re de votre Seigneur (Tut alles = im finstern,=20 eurem Herrn das Licht zu ersparen, 1970), puis r=E9alise un long = m=E9trage,=20 Cette nuit ou jamais (Heute nacht oder nie, 1972), avant d'=EAtre = salu=E9 par=20 la critique internationale pour la Paloma (1974).

Son style sophistiqu=E9, ses extravagances =E9l=E9gantes et son = amour de=20 l'op=E9ra le relient =E0 la =ABnouvelle vague=BB allemande. Il = r=E9alise d=92ailleurs=20 l'Ombre des anges (Schatten des Engel, 1976), adapt=E9 d=92une = pi=E8ce de Rainer Werner = Fassbinder=20 intitul=E9e les Ordures, la ville et la mort (Der m=FCll, die = Stadt und der=20 Tod, 1976), qui fait scandale en raison de son antis=E9mitisme = r=E9el ou=20 suppos=E9. Puis il transpose =E0 l'=E9cran un roman de = l'=E9crivain suisse=20 Conrad-Ferdinand Meyer, Violanta (1978). Il tourne =E9galement un=20 documentaire insolent sur le festival de Cannes, Notre=20 Dame-de-la-Croisette (1981), puis s'essaie =E0 la production = commerciale en=20 adaptant une belle nouvelle de Paul Morand, H=E9cate (1982) avant = de=20 r=E9aliser un =E9mouvant portrait du cin=E9aste Douglas Sirk, Mirage = de la vie=20 (1983).

Il se partage ensuite entre la mise en sc=E8ne d'op=E9ra et le = cin=E9ma,=20 tournant encore un essai sur des cantatrices retrait=E9es, le = Baiser de=20 Tosca (il Baccio di Tosca, 1984), puis un film historique = Jenattsch (1987)=20 et une =E9vocation de son enfance, Hors saison (1992). En 1995, il = a sign=E9=20 le Visage =E9crit (Das geschreibene Gesicht, 1995), un somptueux = essai sur=20 le vieil acteur de kabuki Tamashuro Bando.

Schoendoerffer, = Pierre

Pierre Schoendoerffer
(1928- = )
Cin=E9aste=20 fran=E7ais

La carri=E8re de Pierre = Schoendoerffer=20 s'est partag=E9e entre le journalisme cin=E9matographique, le = documentaire=20 t=E9l=E9visuel et le film de fiction, et qui exprima, dans chacun = de ces=20 domaines, un go=FBt prononc=E9 pour l'univers de l'arm=E9e. = Apr=E8s quelques=20 premiers essais dont Ramuntcho (1959) et P=EAcheurs d'Islande = (1959), il=20 r=E9alisa la 317e section (1965), efficace = reconstitution de la=20 guerre d'Indochine nourrie de sa propre exp=E9rience. Il =E9voqua = la guerre=20 d'Alg=E9rie du point de vue des officiers dans l'Honneur d'un = capitaine=20 (1982) et revint =E0 l'Indochine avec une grande fresque, Di=EAn = Bi=EAn Phu=20 (1992). Son film le plus r=E9ussi, le plus critique, aussi, sur = l'arm=E9e et=20 la soci=E9t=E9, est le Crabe-tambour (1977).

Schroeter, Werner

Werner Schroeter
Werner (1945- = )
Cin=E9aste=20 et metteur en sc=E8ne de th=E9=E2tre allemand

N=E9 =E0 Georgenthal (Thuringe), = Werner=20 Schroeter suit des =E9tudes de psychologie =E0 l=92universit=E9 de = Mannheim, puis=20 exerce la profession de journaliste de 1964 =E0 1966 avant de = s=92orienter=20 vers le monde du spectacle en 1967. Il commence une carri=E8re de = cin=E9aste=20 exp=E9rimental, concevant notamment un film (Neurasia, 1969) = destin=E9 =E0 =EAtre=20 projet=E9 sur deux =E9crans simultan=E9ment. La majorit=E9 de ses = oeuvres de=20 jeunesse rendent hommage =E0 l=92op=E9ra, et en particulier =E0 = Maria Callas.

Avec son premier long m=E9trage Eika Katappa (1969), il attire=20 l=92attention de la critique internationale au festival de = Mannheim, puis =E0=20 la Quinzaine des r=E9alisateurs =E0 Cannes. Cette oeuvre d=92une = extr=EAme=20 originalit=E9 int=E8gre d=E9j=E0 toute la th=E9matique qui = nourrira ses films :=20 l=92op=E9ra, la chanson populaire, la th=E9=E2tralit=E9, = l=92utilisation de travestis=20 dans les r=F4les de femme, l=92obsession de la mort et une = polyvalence des=20 pratiques artistiques les plus diverses. On y d=E9couvre aussi = l=92interpr=E8te=20 qui deviendra son interpr=E8te f=E9tiche, Magdalena Montezuma. = Dans la=20 constellation du jeune cin=E9ma allemand de l=92=E9poque (Werner Herzog, Rainer Werner = Fassbinder), Werner=20 Schroeter appara=EEt comme un po=E8te d=92avant-garde. Aimant = tourner ses films=20 =E0 l=92=E9tranger, il r=E9alise Salom=E9 (1971), d=92apr=E8s = Oscar Wilde, au Liban, la=20 Mort de Maria Malibran (Der Tod der Maria Malibran, 1971) en = Autriche,=20 Willow Springs (1973) aux =C9tats-Unis, l=92Ange noir (Der = Schwarze Engel,=20 1974) au Mexique, le R=E8gne de Naples (Regno di Napoli, 1978) en = Italie,=20 Flocons d=92or (1976) en France et le Jour des idiots (Tag der = Idioten,=20 1981) =E0 Prague.

Esth=E8te =E9clectique =E9pris de =ABbeaut=E9 convulsive=BB, = Schroeter travaille=20 avec des actrices c=E9l=E8bres (Carole Bouquet, Isabelle Huppert, = Andr=E9a=20 Ferr=E9ol, Bulle Ogier ou Maria Schneider), filme des pi=E8ces de = th=E9=E2tre=20 (Salom=E9, Macbeth, le Concile d=92amour) et des documentaires = dont la=20 R=E9p=E9tition g=E9n=E9rale (1980), film tourn=E9 au festival = d=92Avignon, De=20 l=92Argentine (Zumbeispiel Argentinien, 1986) et Poussi=E8res = d=92amour=20 (Abfallprodukte der Liebe, 1996). Il r=E9alise un essai sur = l=92op=E9ra avec les=20 cantatrices Anita Cerquetti, Rita Gorr et Martha M=F6dl et une = fiction=20 politique : Palermo (Palermo oder Wolfsburg, 1980) qui obtient = l=92ours d=92or=20 =E0 Berlin. Il est =E9galement l=92auteur en 1990 d=92une = adaptation du roman=20 d=92Ingeborg Bachmann Malina.

Si ses activit=E9s de metteur en sc=E8ne de th=E9=E2tre et = d=92op=E9ra l=92ont=20 progressivement =E9loign=E9 du cin=E9ma depuis 1981 (il n=92a = tourn=E9 que cinq=20 films en quinze ans), il est rest=E9 une figure cl=E9 du cin=E9ma = allemand de=20 l=92apr=E8s-guerre.

Scola, Ettore

Ettore Scola
(1931- = )
R=E9alisateur italien,=20 essentiellement auteur de com=E9dies

N=E9 =E0 Trevico, dans la province = d'Avellino,=20 Scola fit des =E9tudes de droit =E0 l'universit=E9 de Rome puis = =E9crivit pour un=20 magazine satirique avant d'=EAtre, avec Ruggero Maccari (l'un des=20 sc=E9naristes les plus r=E9put=E9s en mati=E8re de com=E9dies), = cosc=E9nariste de=20 nombreux films r=E9alis=E9s =E0 partir de 1953. =C0 partir de = 1960, il collabora=20 =E9galement r=E9guli=E8rement avec Dino Risi, puis r=E9alisa son = premier film,=20 Parlons des femmes (Se permettete parliamo di donne), en 1964. Ce = fut en=20 1974, avec Nous nous sommes tant aim=E9s (C'eravamo tanto amati), = chronique=20 am=E8re de l'Italie depuis l'apr=E8s-guerre, que Scola s'imposa = d=E9finitivement=20 comme l'un des meilleurs cin=E9astes de sa g=E9n=E9ration. = Essentiellement=20 int=E9ress=E9 par les probl=E8mes de soci=E9t=E9 de son pays, sur = lesquels il posa=20 toujours un regard critique, Scola r=E9alisa ainsi avec Affreux, = sales et=20 m=E9chants (Brutti, sporchi e cattivi, 1976) une satire de la vie = dans les=20 quartiers mis=E9rables et, avec Une journ=E9e particuli=E8re (Una = giornata=20 particolare, 1977), une mise en sc=E8ne de Rome au temps du = fascisme de=20 1938. Dans la Nuit de Varennes (1982), coproduction = internationale, il=20 r=E9unit Thomas Paine et Casanova sous la R=E9volution fran=E7aise = et avec la=20 Famille (La Famiglia, 1987), il nous livre un portrait de la = soci=E9t=E9=20 bourgeoise romaine sur plusieurs g=E9n=E9rations. Il reprit = d'ailleurs ce=20 th=E8me en 1989 dans Splendor et, la m=EAme ann=E9e, dans Quelle = heure est-il?=20 (Che ora =E8). En 1990, il acheva, apr=E8s plusieurs ann=E9es de = difficult=E9s, le=20 Voyage du capitaine Fracasse (Il viaggio di capitan Fracassa), = adaptation=20 ambitieuse du roman de Th=E9ophile Gautier.

Une journ=E9e = particuli=E8re
Dans=20 Une journ=E9e particuli=E8re, Ettore Scola parvient =E0 superposer = critique=20 sociale et drame priv=E9. D=E9nonciation f=E9roce d'une = soci=E9t=E9 italienne=20 domin=E9e par l'id=E9ologie fasciste, le film =E9voque = parall=E8lement le destin=20 dramatique de deux victimes de l'ostracisme mussolinien, un = intellectuel=20 homosexuel (Marcello Mastroianni) et une femme au foyer, soumise = en tout =E0=20 l'autorit=E9 de son mari (Sophia Loren).

Scorsese, Martin

Martin Scorsese
(1942- = )
R=E9alisateur=20 am=E9ricain

N=E9 =E0 New York dans une = famille d'origine=20 italienne, Martin Scorsese passe son enfance dans le quartier de = Little=20 Italy et envisage de devenir pr=EAtre. La d=E9couverte du rock and = roll et du=20 cin=E9ma contrarie cette vocation et il =E9tudie le septi=E8me art = =E0=20 l'universit=E9 de New York. Cin=E9phile influenc=E9 par les films = de Samuel Fuller, de Fritz Lang, d=92Alain Resnais et de = Robert Bresson, il = signe des=20 courts m=E9trages remarqu=E9s dans les festivals =97 It's Not Just = You, Murray=20 (1964) et The Big Shave (1967) =97, puis un long m=E9trage sur les = jeunes=20 italo-am=E9ricains de New York =97 Who's That Knocking at My Door? = et I Call=20 First (1968). Apr=E8s avoir particip=E9 au tournage et au montage = de Woodstock=20 (1970), Martin Scorsese se rend =E0 Hollywood o=F9 Roger Corman produit = son premier=20 long m=E9trage de fiction =97 Bertha Boxcar (1972) =97, violente = et mystique=20 =E9vocation des premiers syndicats au moment de la d=E9pression = =E9conomique des=20 ann=E9es vingt.

LA RENCONTRE D=C9CISIVE AVEC ROBERT = DE NIRO

Martin Scorsese conna=EEt la notori=E9t=E9 avec la = pr=E9sentation de Mean=20 Streets (1973) =E0 la Quinzaine des r=E9alisateurs de Cannes ; = oeuvre=20 po=E9tique, dure et f=E9brile, le film r=E9v=E8le Robert De Niro = au public dans un=20 thriller chor=E9graphique o=F9 religion et =E9rotisme se = t=E9lescopent de fa=E7on=20 dynamique dans un style entre le documentaire et l'op=E9ra = film=E9. Il signe=20 ensuite pour la t=E9l=E9vision un documentaire sur ses propres = racines=20 ethniques et culturelles =97 Italianamerican (1974) =97, puis = r=E9alise un=20 m=E9lodrame =97 Alice n'est plus ici (Alice Doesn't Live Here = Anymore, 1975) =97=20 et triomphe avec Taxi Driver (1976), palme d=92or au Festival de = Cannes ; le=20 film d=E9crit, dans un style formel fascinant, la descente en = enfer d'un=20 ancien du Vi=EAt Nam, devenu chauffeur de taxi et jouant les anges = exterminateurs dans la p=E8gre de New York.

Martin Scorsese choisit =E0 nouveau Robert De Niro aux = c=F4t=E9s de Liza=20 Minnelli pour une com=E9die musicale aux consonances de film noir = =97 New=20 York, New York (1977) =97, puis il filme un concert de rock =97 = The Last Waltz=20 (1978) =97, un portrait de son ami Steven Prince =97 American Boy = (1978) =97 et=20 revient =E0 la fiction avec une autobiographie f=E9brile et = =ABreligieuse=BB du=20 boxeur Jack LaMotta =97 Raging Bull (1980) =97, qui rapporte = l'oscar du=20 meilleur acteur =E0 Robert De Niro.

MARTIN SCORSESE, CIN=C9ASTE = INCOMPRIS DANS LES=20 ANN=C9ES QUATRE-VINGT

Son regard ironique et caustique sur le monde du spectacle = s'exprime=20 dans la Valse des pantins (The King Of Comedy, 1982), o=F9 Jerry Lewis donne la = r=E9plique =E0=20 Robert De Niro, puis il ose une oeuvre exp=E9rimentale =97 After = Hours (1985)=20 =97, qui d=E9concerte son public et une bonne partie de la = critique. Son=20 admiration pour le film l'Arnaqueur (The Hustler, 1961) de Robert = Rossen,=20 d'apr=E8s le roman =E9crit par Walter Tevis en 1959, le pousse =E0 = tourner une=20 suite =97 la Couleur de l'argent (The Color of Money, 1986) =97, = en faisant=20 rejouer son r=F4le =E0 Paul Newman. Avec son film suivant, la = Derni=E8re=20 Tentation du Christ (The Last Temptation of Christ, 1988), =E9crit = par Paul=20 Schrader, d'apr=E8s le roman de l=92=E9crivain grec Nikos = Kazantzakis, Martin=20 Scorsese provoque le scandale : les catholiques int=E9gristes, qui = reprochent en effet au film de montrer un Christ humain, en proie = au doute=20 et sensible aux pulsions sexuelles, en viennent m=EAme =E0 = incendier un cin=E9ma=20 parisien qui programme ce film.

RETOUR =C0 UN CIN=C9MA PLUS = =ABCLASSIQUE=BB DANS LES=20 ANN=C9ES QUATRE-VINGT-DIX

Martin Scorsese r=E9alise alors un documentaire =97 Made in = Milan (1990) =97,=20 puis revient au film noir avec les Affranchis (Goodfellas, 1990), = pour=20 lequel il retrouve Robert De Niro, et qui lui apporte plusieurs=20 nominations aux oscars. En 1991, il tourne, sous le m=EAme titre, = le remake=20 du film de J. Lee Thompson =97 Cape Fear (les Nerfs =E0 vif, = 1962), dont la=20 violence excessive et le sadisme surprennent par le manque de = rigueur qui=20 leur est sous-jacent. Le cin=E9aste change toutefois aussit=F4t de = registre en=20 r=E9alisant un m=E9lodrame en costumes =97 le Temps de l'innocence = (The Age of=20 Innocence, 1993) =97, d'apr=E8s le roman d=92Edith Wharton.

Cin=E9phile inconditionnel, Martin Scorsese tourne une histoire = du cin=E9ma=20 personnelle en plein centenaire du septi=E8me art, puis revient au = film noir=20 avec Casino (1995), o=F9 il r=E9unit Joe Pesci, Sharon Stone et = Robert De=20 Niro, et tourne ensuite une biographie du dala=EF-lama: Kundun = (1998). Il=20 r=E9alise par ailleurs des films de t=E9l=E9vision pour la s=E9rie = Amazing=20 Stories, signe un sketch de New York Stories (1989), milite pour = la=20 sauvegarde du patrimoine cin=E9matographique et produit des films. = Il est=20 parfois acteur dans ses films, appara=EEt =E9galement dans Autour = de minuit=20 (1986) de <= FONT=20 color=3Dblue>Bertrand Tavernier et joue Van Gogh dans = R=EAves=20 (Dreams, 1990) de Akira Kurosawa.

Les principaux films de=20 Scorsese

1968 Who's = That=20 Knocking at My Door? Who's = That=20 Knocking at My Door?
1972 Bertha=20 Boxcar Boxcar=20 Bertha
1973 Mean=20 Streets Mean=20 Streets
1975 Alice = n'est=20 plus ici Alice = Doesn't=20 Live Here Anymore
1976 Taxi=20 Driver Taxi=20 Driver
1977 New = York New=20 York New = York New=20 York
1979 The = Raging=20 Bull The = Raging=20 Bull
1983 La = Valse des=20 pantins The = King of=20 Comedy
1985 After = Hours After = Hours
1986 La = Couleur de=20 l'argent The = Color of=20 Money
1988 La = Derni=E8re=20 Tentation du Christ The = Last=20 Temptation of Christ
1990 Les=20 Affranchis Goodfellas
1991 Les = Nerfs =E0=20 vif Cape=20 Fear
1993 Le = Temps de=20 l'innocence The = Age of=20 Innocence
1996 Casino Casino
1997 Kundun Kundun
1999 =C0 = tombeau=20 ouvert Bringing out=20 the Dead

Seddiki (Tayeb)

Tayeb Seddiki
(1937- = )
Cin=E9aste, acteur et=20 dramaturge marocain

Tayeb Seddiki est n=E9 en 1937... Il a = longtemps=20 dirig=E9 le Th=E9=E2tre Municipal de Casablanca et il est lui = m=EAme=20 dramaturge.

En 1984, il r=E9alise son premier long m=E9trage Zeft

Semb=E8ne Ousmane

Semb=E8ne Ousmane
(1923- = )
Cin=E9aste et=20 romancier s=E9n=E9galais d'expression fran=E7aise

Auteur du Mandat, Semb=E8ne = Ousmane pr=F4ne non=20 un retour au pass=E9 mais une adaptation des soci=E9t=E9s = africaines au monde=20 moderne et la lutte contre la corruption.

N=E9 =E0 Ziguinchor dans une famille de p=EAcheurs, il exer=E7a = tout d'abord=20 divers petits m=E9tiers et participa en 1947, =E0 Dakar, =E0 un = mouvement de=20 cheminots, exp=E9rience qu'il relata dans sa grande fresque = romanesque, les=20 Bouts de bois de Dieu (1960). Semb=E8ne travailla ensuite =E0 = Paris et =E0=20 Marseille comme ouvrier et docker, d=E9couvrit le militantisme = syndical et=20 l'univers de la lecture. Apr=E8s la publication du roman, le = Docker noir=20 (1956), il se consacra =E0 la litt=E9rature et, un peu plus tard, = au cin=E9ma.=20 On lui doit aussi le Mandat (1966), Xala (1973) et Niiwan (1987), = romans=20 dans lesquels il fustige la corruption. Il r=E9alisa l'adaptation=20 cin=E9matographique de certains de ses livres (le Mandat fut = prim=E9 en 1968=20 au festival international de Venise).

Sen, Mrinal

Mrinal Sen
(1923- )
Cin=E9aste = indien dont=20 l'oeuvre d=E9nonce les injustices sociales et la mis=E8re de son=20 pays

Auteur bengali, Sen est n=E9 =E0 = Faridpur, qui=20 appartient maintenant au Bangladesh. Il se tourna vers le cin=E9ma = apr=E8s=20 avoir lu les ouvrages de Rudolf Arnheim. Il d=E9buta comme = critique,=20 =E9crivant notamment un livre sur Charlie Chaplin. Son = premier=20 film, la Fin de la nuit (Raat Bhore, 1956) fut un =E9chec et, par = la suite,=20 il le d=E9savoua. Le deuxi=E8me, Sous le ciel bleu (Neel Akasher = Neechey,=20 1958), l'histoire d'un colporteur chinois =E0 Calcutta, =E9voquait = les=20 mouvements gauchistes des ann=E9es 1930 et traitait des relations = politiques=20 entre l'Inde et la Chine avant la guerre de 1962. Son troisi=E8me, = Jour de=20 noces (Baishey Shravan, 1960), portait sur la famine de 1943 au=20 Bengale.

Il fallut cependant attendre les Nuages dans le ciel (Akash = Kusum,=20 1965) pour que la carri=E8re de Sen prenne un v=E9ritable tournant = : il devint=20 alors le principal repr=E9sentant de la =ABNouvelle Vague=BB = indienne. Le film=20 fut notamment suivi par la Trilogie de Calcutta : Interview = (1971),=20 Calcutta 71 (1972) et le Fantassin (Padatik, 1973). Ces trois = films se=20 d=E9roulaient dans une Calcutta agit=E9e par les mouvements = politiques et=20 sociaux. Ils =E9taient beaucoup plus engag=E9s que les films = r=E9alis=E9s par Satyajit Ray =E0 la = m=EAme=20 =E9poque.

Ses films suivants lui permirent d'acqu=E9rir une r=E9putation=20 internationale. D=E9non=E7ant sans fard les injustices sociales, = =E9voquant avec=20 fougue les r=E9pressions politiques et l'exploitation des plus = faibles,=20 l'oeuvre de Sen appara=EEt comme l'une des plus radicales du = cin=E9ma indien.=20 Ses derniers films comme =C0 la recherche de la famine (Akaler = Sandhaney,=20 1980), l'histoire d'une =E9quipe de tournage qui se rend dans un = village=20 afin de reconstituer de fa=E7on fictive la famine de 1943 ou les = Ruines=20 (Khandhar, 1984) laissent davantage place =E0 l'autocritique et = =E0 la=20 r=E9flexion.

Sen =E9crivit =E9galement plusieurs livres sur le cin=E9ma, = notamment Views=20 on Cinema (1977) et Chalachitra : Adhunikata (1992).

Sennett, Mack

Mack Sennett
(de son vrai nom = Michael=20 Sinnott)
(1884-1960)
Producteur et r=E9alisateur=20 am=E9ricain

L'un des pionniers de la com=E9die=20 burlesque.

Sennett est n=E9 =E0 Danville, au Qu=E9bec. Il commen=E7a sa = carri=E8re comme=20 acteur, dans des com=E9dies burlesques et musicales, puis il = travailla avec=20 David W. Griffith, = qui l'incita =E0=20 r=E9aliser ses premiers films.

Sennett fonda la soci=E9t=E9 Keystone en 1912, introduisant une = nouvelle=20 mani=E8re de d=E9placer la cam=E9ra afin d'acc=E9l=E9rer l'action, = style qui devint=20 le mod=E8le de toutes les com=E9dies burlesques des ann=E9es 1920. = Entre 1910 et=20 1929, Sennett produisit plus de 1 000 films muets. Il dirigea la = plupart=20 des com=E9diens c=E9l=E8bres du cin=E9ma muet, dont Fatty = Arbuckle, W.C. Fields et=20 Buster Keaton.

Shinoda Masahiro

Shinoda Masahiro
(1931- = )
Cin=E9aste=20 japonais

N=E9 =E0 Gifu, Shinoda entreprend = des =E9tudes de=20 sciences avant d=92=E9tudier l=92esth=E9tique et la litt=E9rature = =E0 l=92universit=E9 de=20 Waseda. Sa curiosit=E9 le pousse =E9galement =E0 s=92int=E9resser = au th=E9=E2tre=20 japonais (n=F4, kabuki et bunraku) et, en 1953, il devient=20 l=92assistant-r=E9alisateur de Yasujiro Ozu et de Nakamura = Noboru. En=20 1960, il r=E9alise son premier film, Un aller simple pour = l=92amour (Koi no=20 Katamichi Kippu), participant ainsi de plain-pied =E0 ce qu=92on a = appel=E9 la=20 =ABNouvelle Vague=BB japonaise, aux c=F4t=E9s de Nagisa Oshima et de = Yoshishige=20 Yoshida. Mais, tr=E8s rapidement, il s=92=E9carte = d=E9lib=E9r=E9ment d=92une mouvance=20 cin=E9matographique qu=92il juge excessivement politis=E9e et par = trop=20 syst=E9matique dans ses partis pris de contre-culture. La = tonalit=E9 de ses=20 films suivants, comme la Fleur p=E2le (Kawaita Hana, 1963) et Avec = beaut=E9 et=20 chagrin (Utsukushisa to Kanashimi to, 1965), est =E0 la fois = sereine et=20 sensuelle, dans la lign=E9e des films de Ozu et Kenji Mizoguchi. Le = raffinement=20 complexe de ses recherches formelles est cependant temp=E9r=E9 par = les images=20 r=E9currentes de mort et de destruction, comme c=92est le cas dans = l=92Assassinat (Ansatsu, 1964).

Son go=FBt pour le th=E9=E2tre, ainsi que son admiration pour = le dramaturge=20 du XVIIe si=E8cle Chikamatsu Monzaemon inspirent un = projet comme=20 Double Suicide =E0 Amijima (Shinju tenno Amijima, 1969) qui est = une=20 adaptation magistrale d=92un spectacle de marionnettes bunkaru de=20 Chikamatsu. Fid=E8le =E0 la tradition th=E9=E2trale japonaise, il = met en sc=E8ne des=20 marionnettes auxquelles des manipulateurs =ABinvisibles=BB v=EAtus = de noir=20 pr=EAtent toute la panoplie des jalousies et passions humaines. = Shinoda=20 r=E9affirme =E9galement, au passage, ses convictions : pour lui, = il n=92est pas=20 d=92amour passion qui ne porte en lui-m=EAme les germes de sa = destruction -=20 par le sexe, la violence et le masochisme.

En 1966, Shinoda fonde sa propre soci=E9t=E9 de production=20 cin=E9matographique, la Hy=F4gen-Sha (Soci=E9t=E9 de = l=92expression) qui lui permet=20 de poursuivre sa carri=E8re sans se soumettre aux exigences des = grands=20 studios japonais. Il peut ainsi r=E9aliser un documentaire sportif = comme les=20 jeux Olympiques d=92hiver de Sapporo (Sapporo Winter Olympics = Games, 1972),=20 ou mettre en sc=E8ne une grande =E9pop=E9e historique sur les = samoura=EFs comme=20 Gonza le lancier (Yari no Gonza, 1986, d=92apr=E8s Chikamatsu). En = 1990, il=20 r=E9alise Jours d=92enfance (Takeshi), tr=E8s librement adapt=E9 = d=92un roman de=20 Hyozo Kashiwabara.

Voir Cin=E9ma = japonais

Siodmak, Robert

Robert = Siodmak
(1900-1973)
R=E9alisateur=20 am=E9ricain d'origine allemande

N=E9 =E0 Dresde, Robert Siodmak = appartient =E0 une=20 famille de petits commer=E7ants cultiv=E9s, amateurs de = litt=E9rature. =C9l=E8ve=20 m=E9diocre, il s=92oriente sans succ=E8s vers le th=E9=E2tre, puis = trouve un emploi=20 de comptable dans une banque et fonde une maison d'=E9dition. Il = part=20 ensuite pour Berlin, o=F9 il d=E9bute dans le cin=E9ma comme = sc=E9nariste, avant=20 de devenir assistant r=E9alisateur.

P=C9RIODE ALLEMANDE

Associ=E9 =E0 Edgar G. Ulmer, Fred Zinnemann et Billy Wilder, il = r=E9alise les=20 Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag, 1929), un film r=E9aliste = =E0=20 contre-courant de l=92expressionnisme alors en vogue. Engag=E9 par = la=20 puissante UFA, il signe Der Kampf mit dem Drachen (1930), Adieux=20 (Abschied, 1930), l'Homme qui cherche son assassin (Der Mann der = seinen=20 M=F6rder sucht, 1930), Autour d'une enqu=EAte (Voruntersuchung, = 1931), les=20 versions allemande et fran=E7aise de Tumultes (St=FCrme der = Leidenschaft,=20 1931) et de Quick (Quick, K=F6nig der Clowns, 1932), puis = Brennendenes=20 Geheimnis (1932). Ses films r=E9alistes, drames policiers ou = com=E9dies de=20 moeurs, t=E9moignent d=92un sens aigu de la direction d'acteurs et = d=92un go=FBt=20 prononc=E9 pour une certaine po=E9sie de la noirceur humaine.

P=C9RIODE FRAN=C7AISE

L'arriv=E9e des nazis au pouvoir le conduit =E0 s'exiler en = France, o=F9 il=20 adapte une com=E9die d=92=C9douard Bourdet, le Sexe faible (1933), = avant de=20 r=E9aliser une remarquable com=E9die musicale avec Danielle = Darrieux et Albert=20 Pr=E9jean, La crise est finie (1934), suivie d=92une curieuse = version anglaise=20 et fran=E7aise de l'op=E9rette la Vie parisienne / Parisian Life = (1935). Il=20 tourne ensuite un film policier, Mister Flow (1936), d'apr=E8s = Gaston=20 Leroux, et Cargaison blanche (1936). Tous ces films lui valent une = excellente r=E9putation de cin=E9aste. Il dirige alors Harry Baur = dans=20 Mollenard, capitaine corsaire (1937), travaille sans =EAtre = cr=E9dit=E9 sur=20 Ultimatum (1938) de son compatriote Robert Wiene, ainsi que sur = les Fr=E8res=20 corses (1938) de Georges Kelber, et dirige Maurice Chevalier dans = Pi=E8ges=20 (1939).

HOLLYWOOD ET LA S=C9RIE B

La Seconde Guerre mondiale le contraint =E0 s'exiler =E0 = nouveau. Il =E9migre=20 aux =C9tats-Unis et y tourne d'abord des oeuvres de commande comme = West=20 Point Widow (1941), Fly By Night (1941), The Night Before the = Divorce=20 (1942), My Heart Belongs to Daddy (1942) et Someone to Remember = (1943),=20 avant de se faire remarquer avec le Fils de Dracula (Son of = Dracula,=20 1943), qui inaugure son contrat avec Universal. Pour cette firme, = il=20 tourne ensuite le baroque Signe du cobra (Cobra Woman, 1943), = avant de=20 s'essayer au film noir avec une adaptation r=E9ussie de William = Irish, les=20 Mains qui tuent (Phantom Lady, 1943).

Il dirige encore Deanna Durbin dans Vacances de No=EBl = (Christmas=20 Holiday, 1944) et George Sanders dans l'Oncle Harry (The Strange = Affair of=20 Uncle Harry, 1945). Puis, Deux Mains dans la nuit (The Spiral = Staircase,=20 1945) et la Double =C9nigme (The Dark Mirror, 1946) lui assurent = une bonne=20 r=E9putation d=92auteur de films d'angoisse =E0 th=E8mes = psychologiques.

LES SUCC=C8S

Son style vigoureux et onirique se plie parfaitement =E0 une = adaptation=20 de la nouvelle d=92Ernest Hemingway, les Tueurs (The Killers, = 1946), qui=20 r=E9v=E8le Ava Gardner et Burt Lancaster. Apr=E8s D=E9sirs de = bonheur (Time out=20 Mind, 1947), il revient au film noir avec la Proie (Cry of The = City,=20 1948), puis retrouve Burt Lancaster pour un chef-d'oeuvre, Pour = toi, j'ai=20 tu=E9 (Criss Cross, 1948) tir=E9 d'un roman de Don Tracy.

Il cosigne ensuite Passion fatale (The Great Sinner, 1949) avec = Mervyn=20 LeRoy, une adaptation du Joueur de Dostoievski et tourne la Femme = =E0=20 l'=E9charpe paillet=E9e (Thelma Jordan, 1949), puis Deported = (1949) et The=20 Whistle at Eaton Falls (1950) qui confirment sa place de choix = parmi les=20 meilleurs r=E9alisateurs am=E9ricains du moment.

EUROPE

Il revient cependant en Europe pour mettre en sc=E8ne un = pittoresque film=20 de pirates avec Burt Lancaster, le Corsaire rouge (The Crimson = Pirate,=20 1951), et tourne en France le Grand Jeu (1953) avec Gina = Lollobrigida=20 avant de rentrer en Allemagne o=F9 il r=E9alise les Rats (Die = Ratten, 1955),=20 Mon p=E8re =E9tait acteur (Mein Vater der Schauspieler, 1956), Les = SS frappent=20 la nuit (Nachts wenn der Teufel kam, 1957), Dorothea Angermann = (1958) et=20 Mein Schulfreund (1960) qui font alors de lui le meilleur = cin=E9aste=20 travaillant en Allemagne.

Il r=E9alise aussi des t=E9l=E9films pour la t=E9l=E9vision = britannique, ainsi=20 que le film anglais The Rough and The Smooth (1959) et deux autres = productions fran=E7aises, Katia (1959) et l'Affaire Nina B. = (1961).

FIN DE CARRI=C8RE

Apr=E8s un film de propagande am=E9ricano-allemand contre le = r=E9gime de la=20 RDA, Tunnel 28 / le Mur de Berlin (Tunnel 28/Escape from East = Berlin,=20 1962), il signe des adaptations du romancier Karl May : Au pays = des=20 Skipetars (Der Schut, 1964), le Tr=E9sor des Azt=E8ques (Der = Schatz des=20 Azteken, 1964) et la Pyramide du roi soleil (Der Pyramide des=20 Sonnesgottes, 1965) avant de retourner =E0 Hollywood pour = r=E9aliser un grand=20 western, Custer, l'homme de l'Ouest (Custer of the West, 1967). Il = termine=20 sa carri=E8re en Europe avec Kampf um Rom (1969), un p=E9plum en = deux=20 parties.

Siegel (Don), les = Tueurs

Quand le pompiste Swede dit le =ABSu=E9dois=BB (le jeune Burt = Lancaster qui=20 fait ses d=E9buts) rencontre les deux tueurs qui l'ont = d=E9busqu=E9 dans une=20 ville perdue, il se laisse abattre sans r=E9sistance. Un agent = d'assurance=20 de la compagnie =E0 laquelle le =ABSu=E9dois=BB avait souscrit, = reconstitue=20 l'histoire de cet homme, pi=E9g=E9 par une femme fatale, Kitty = Collins (Ava=20 Gardner). Inspir=E9 d'une nouvelle d'Hemingway, les Tueurs, = construit sous=20 forme de onze flash-backs, est un classique du film noir de = l'imm=E9diat=20 apr=E8s-guerre au r=E9alisme prononc=E9, =E0 l'atmosph=E8re = particuli=E8rement=20 =E9touffante et morbide. En 1964, Don Siegel en r=E9alise un = remake =C0 Bout=20 portant/les Tueurs (impeccables interpr=E9tations d'Angie = Dickinson, John Cassavetes et = Lee Marvin).=20 Con=E7u et produit pour la t=E9l=E9vision, le film de Don Siegel = est d'une=20 violence telle qu'il l'oblige =E0 sortir en salles. Cette = violence, sympt=F4me=20 d'une soci=E9t=E9 en crise, sera au coeur des films o=F9 Don = Siegel dirigera Clint Eastwood, comme = Un sh=E9rif =E0=20 New York (1968) ou l'Inspecteur Harry (1971).

Artisan de talent et auteur d=92une poign=E9e de = chefs-d'oeuvre, Robert=20 Siodmak est un cin=E9aste =E9clectique et int=E9ressant.

Sirk, Douglas

Douglas Sirk
(De son vrai nom Hans = Detlev=20 Sierk)
(1900-1987)
Cin=E9aste am=E9ricain d'origine = danoise

N=E9 =E0 Hambourg, Douglas Sirk = dirige apr=E8s=20 ses =E9tudes, un th=E9=E2tre =E0 Br=EAme (1923-1929), puis =E0 = Leipzig (1929-1933) o=F9=20 il monte des pi=E8ces de Brecht, d=92Ibsen, de Kleist, de = Moli=E8re, de=20 Pirandello, de Shakespeare, de Schiller, de Strindberg, de = Wedekind et de=20 Wilde.

Il fait ses d=E9buts au cin=E9ma avec des courts m=E9trages, = dont le Malade=20 imaginaire d=92apr=E8s Moli=E8re, tourne April April (1935) en = version allemande=20 et danoise, adapte Selma Lagerl=F6f dans Das M=E4dchen vom Moorhof = (1935) et=20 Henrik Ibsen dans St=FCtzen der Gesellschaft (1935), puis commence = =E0=20 r=E9aliser des m=E9lodrames comme Schlussakkord (1936), la Chanson = du souvenir=20 (Das Hofkonzert, 1936), Paramata, bagne de femmes (Zu Neuen Ufern, = 1937)=20 et La Habanera (1937).

Apr=E8s Accord final (1939) en Suisse et Boefje (1939) aux = Pays-Bas, il=20 =E9migre aux =C9tats-Unis, o=F9 il met en sc=E8ne Hitler's Madman = (1942), l'Aveu=20 (Summer Storm, 1944) et A Scandal in Paris (1945), puis des films = noirs=20 comme Des filles disparaissent (Lured, 1946), l'Homme aux lunettes = d'=E9caille (Sleep My Love, 1948) et Jenny femme marqu=E9e = (Shockproof,=20 1949).

Auteur =E9clectique, il =E9crit des com=E9dies, comme Slightly = French (1948),=20 The Lady Pays off (1951), Week-End With Father (1951), Qui a donc = vu ma=20 belle ? (Has Anybody Seen My Gal ?, 1951), No Room for The = Groom (1951),=20 Meet Me At The Fair (1952) et Take Me To Town (1951), ainsi que = des=20 drames, comme The First Legion (1950), Temp=EAte sur la colline = (Thunder on=20 The Hill, 1951), mais aussi un western, Taza, fils de Cochise = (Taza Son of=20 Cochise, 1954) et quelques films historiques, comme Capitaine = Myst=E8re=20 (Captain Lightfoot, 1955) et le Signe du pa=EFen (Sign of The = Pagan, 1954).=20 Mais il se distingue surtout par ses flamboyants m=E9lodrames, un = genre=20 qu=92il porte au sommet avec All I Desire (1953), le Secret = magnifique=20 (Magnificent Secret, 1953), Tout ce que le ciel permet (All That = Heaven=20 Allows, 1955), There's Always Tomorrow (1955), =C9crit sur du vent = (Written=20 on The Wind, 1956), les Ailes de l'esp=E9rance (Battle Hymn, = 1956), les=20 Amants de Salzbourg (Interlude, 1956), la Ronde de l'aube (The = Tarnished=20 Angels, 1957), le Temps d'aimer et le temps de mourir (Time To = Love And=20 Time To Die, 1957) et le Mirage de la vie (Imitation of Life, = 1958).

Sur la fin de sa carri=E8re, il est retourn=E9 en Allemagne = pour se=20 consacrer =E0 nouveau au th=E9=E2tre. Ses derniers films sont des = courts=20 m=E9trages, Spricht Zu Mir Wie der Regen (1975), Sylvester Nacht = (1977) et=20 Bourbon Streets Blues (1978).

Sj=F6str=F6m, Victor

Victor = Sj=F6str=F6m
(1879-1960)
Acteur su=E9dois=20 qui fut =E9galement l=92un des plus grands r=E9alisateurs du = cin=E9ma=20 muet

En 1957, Victor Sj=F6str=F6m, = cin=E9aste et=20 acteur alors =E2g=E9 de soixante-dix huit ans, interpr=E8te le = vieux professeur=20 Isak Borg dans le film d'Ingmar Bergman les = Fraises=20 sauvages.

Sj=F6str=F6m, qui passa une partie de son enfance =E0 New York, = commen=E7a une=20 carri=E8re d=92acteur de th=E9=E2tre en 1896 et devint le = r=E9gisseur de plusieurs=20 compagnies en Su=E8de et en Finlande avant de fonder sa propre = troupe en=20 1911.

L=92ann=E9e suivante, Sj=F6str=F6m fut engag=E9 par la Svenska = Biograph pour=20 laquelle il joua dans une vingtaine de films et r=E9alisa plus = d=92une=20 trentaine de longs m=E9trages, en particulier le Jardinier=20 (Tr=E4dgardsm=E4staren, 1912) et Ingeborg Holm (1913), = d=E9nonciation =E9loquente=20 de la faiblesse du syst=E8me judiciaire su=E9dois, qui connut un = succ=E8s=20 international. Il r=E9alisa par la suite plusieurs drames parmi = lesquels=20 figurent Terje Vigen (1916), la Fille de la tourbi=E8re (T=F6sen = fran=20 strormyrtorpet, 1917), les Proscrits (Berg Evjind och hans hustru, = 1917),=20 la Voix des anc=EAtres (Ingmarss=F6nerna, 1918) et la Montre = bris=E9e (Karin=20 Ingmarsdotter, 1919). La Charrette fant=F4me (K=F6rkarlen, 1920), = oeuvre=20 produite par la Svensk Film Industri et constitu=E9e de r=E9cits = embo=EEt=E9s,=20 figure parmi les films les plus ambitieux r=E9alis=E9s par = Sj=F6str=F6m avant=20 qu=92il ne quitte la Su=E8de en 1923 pour aller travailler =E0 = Hollywood.

Bergman, les Fraises sauvages
En = 1957, Victor=20 Sj=F6str=F6m, cin=E9aste et acteur alors =E2g=E9 de soixante-dix = huit ans,=20 interpr=E8te le vieux professeur Isak Borg dans le film d'Ingmar Bergman les = Fraises=20 sauvages.

Parmi les films que Sj=F6str=F6m r=E9alisa aux =C9tats-Unis = figurent notamment=20 Larmes de clown (He Who Gets Slapped, 1924), la Lettre =E9carlate = (The=20 Scarlet Letter, 1926) et surtout le Vent (The Wind, 1928). Ces = films=20 furent salu=E9s par la critique, cependant l=92av=E8nement du = cin=E9ma parlant=20 marqua la fin de sa carri=E8re de cin=E9aste.

Sj=F6str=F6m retourna en Su=E8de en 1930, o=F9 il reprit sa = carri=E8re d=92acteur=20 aussi bien au th=E9=E2tre qu=92au cin=E9ma. Il r=E9alisa Sous la = robe rouge (Under=20 the Red Robe) en Grande-Bretagne en 1937 et fut directeur = artistique de la=20 Svensk Film Industri entre 1943 et 1949. Sj=F6str=F6m eut une = influence=20 importante sur de nombreux cin=E9astes, en particulier sur Ingmar Bergman, qui = le fit jouer=20 dans les Fraises sauvages (Smuktronsst=E4llet, 1957).

Skolimowski, Jerzy

Jerzy Skolimowski
(1936- = )
R=E9alisateur,=20 com=E9dien, sc=E9nariste, po=E8te et =E9crivain = polonais

N=E9 =E0 L=F3dz, Jerzy = Skolimowski publie tr=E8s=20 jeune des recueils de po=E9sies et des nouvelles. Il pratique = beaucoup la=20 boxe et =E9crit le sc=E9nario des Innocents charmeurs (Niewinni = czarodzieje,=20 1959) d=92Andrzej Wajda, puis = celui du=20 Couteau dans l'eau (Noz w Wodzie, 1961) de Roman Polanski.

Apr=E8s avoir r=E9alis=E9 lui-m=EAme des courts m=E9trages dont = il est toujours=20 l'acteur principal, il suit les cours de l'=E9cole de cin=E9ma de = L=F3dz et=20 signe un long m=E9trage comme travail de fin d'=E9tudes, Signes = particuliers=20 n=E9ant (Rysopis, 1964).

Son oeuvre suivante, Walk Over (1965) est louang=E9e par la = critique=20 internationale. Il encha=EEne avec un film exp=E9rimental dont il = n'est plus=20 l'acteur, la Barri=E8re (Bariera, 1966), puis r=E9alise en = Belgique le D=E9part=20 (1967), avec Jean-Pierre L=E9aud en vedette.

De retour en Pologne, le tournage de son nouveau film Haut les = mains=20 (Rece di gory) est interrompu par les autorit=E9s gouvernementales = (il ne=20 sera termin=E9 que quinze ans plus tard). Skolimowski s'installe = alors en=20 Angleterre et tourne des productions europ=E9ennes, les Aventures = du=20 brigadier G=E9rard (The Adventures of Gerard, 1970), d'apr=E8s = Conan Doyle,=20 Deep End (1970) et Roi, dame, valet (King, Queen, Knave, 1972), = d'apr=E8s=20 Nabokov.

Apr=E8s un long silence, il revient au premier plan avec le Cri = du=20 sorcier (The Shout, 1978), puis Travail au noir (Moonlighting, = 1982). Mais=20 l'=E9chec commercial de ses films suivants, le Succ=E8s =E0 tout = prix (Success=20 Is the Best Revenge, 1984), le Bateau-phare (The Lightship, 1985), = Eaux=20 printani=E8res (Torrents of Spring, 1989) d'apr=E8s Tourgueniev, = et le beau et=20 d=E9lirant Ferdydurke (1991) d=92apr=E8s Gombrowicz, semble avoir = compromis sa=20 carri=E8re de r=E9alisateur.

En 1981, il a interpr=E9t=E9 le r=F4le d'un photographe de = presse dans le=20 Faussaire (Die Falsch=FCng) de Volker = Schl=F6ndorff.

Smihi (Moumen)

Moumen Smihi
(1945- )
Cin=E9aste = marocain

Moumen Smihi est n=E9 en 1945. =C9l=E8ve de = Roland Barthes,=20 apr=E8s avoir acquis une formation =E0 l'IDHEC (Paris). Auteur de = plusieurs=20 films et de plusieurs articles, =E0 travers ses films, il veut = apporter un=20 racolage aux divers fragments de l'histoire de son pays.

Propos : On m'a certes colonis=E9, mais la d=E9couverte de la = culture de=20 l'autre a =E9t=E9 enthousiasmante. J'ai de tr=E8s grands amours : = la peinture=20 europ=E9enne, Rousseau et Diderot...Toutes ces choses l=E0 font = partie de moi.=20 Sans ressentiment, ni culpabilit=E9, je les revendique au titre de = mon d=E9sir=20 (...) Non seulement je suis conscient du fait que mon travail peut = d=E9ranger, mais c'est un but que je recherche. J'ai =E9t=E9, et = je le demeure,=20 un grand admirateur de Brecht. Je me sens profond=E9ment = br=E9chtien mais pas=20 dans le sens intellectualisme pur, dur et ennuyeux. Brecht pensait = que le=20 th=E9=E2tre populaire devait =EAtre =E0 la fois un th=E9=E2tre de = conscience,=20 d=E9rangeant, interpellant mais aussi un spectacle beau et luxueux = m=EAme.=20 Pourquoi le peuple n'aurait-il pas droit au luxueux ? L'art est = une=20 interrogation de l'=E9nigme de l'identit=E9. Il n'y a plus dans = les=20 civilisations contemporaines une identit=E9 donn=E9e une fois pour = toutes.=20 (...) Bien s=FBr, en tant que metteur en sc=E8ne, je pourrais = filmer la vie au=20 sein d'un bidonville. Mais d'un point de vue brechtien. Je = montrerais le=20 bidonville comme un lieu de mis=E8re certes mais non comme une = fatalit=E9.=20 Sans complaisance, f=FBt-elle de gauche Le danger pour = l'intellectuel est de=20 voir les choses d'un point de vue dogmatique; je dirais = monologique, voire=20 stalinien. C'est fini aujourd'hui tout cela. Il n'y a pas = maintenant une=20 seule composante du paysage politique marocain qui refuserait de = lutter=20 contre le bidonville. Le probl=E8me n'est plus l=E0. (...) J'ai = choisi de=20 vivre non pas en marge, mais =E0 la p=E9riph=E9rie de certains = grands corps=20 sociaux comme l'universit=E9, les professionnels, les mileux de la = finance.=20 Par crainte d'=EAtre aval=E9. De fait, je suis un solitaire, mais = non un=20 marginal. Je demeure =E0 l'=E9coute de tout ce qui se passe au = pays et=20 ailleurs. La raret=E9 de mes productions peut s'expliquer d'une = part par ce=20 choix de vie, mais =E9galement par le manque de moyens. J'aurais = tant aim=E9,=20 pour ma part, r=E9aliser un long m=E9trage par an. Il est = dangereux de ne=20 faire qu'un film tous les quatre ans. On perd la main. Mais les=20 difficult=E9s et les conditions mat=E9rielles sont telles - il n'y = a pas=20 d'industrie cin=E9matographique - que faire un film par an au = demeure un=20 r=EAve difficile =E0 r=E9aliser=BB

Propos reccueillis par Latefa Imane, in = "Kalima" N=B031 de=20 D=E9cembre 1988, pages 62-63

Filmographie

  • 1969 : "Tous les Rideaux du Monde", court = m=E9trage;=20
  • 1971 : "Si Moh, Pas de chance", court = m=E9trage;=20
  • 1972 : "Couleurs au corps"; court = m=E9trage;=20
  • 1975 : "Chergui ou le silence = violent",=20 long m=E9trage;=20
  • 1982 : "Quarante quatre ou les = r=E9cits de la=20 nuit", long m=E9trage;=20
  • 1989 : "Caftan d'amour", long m=E9trage =

Solanas, Fernando = Ezequiel

Fernando Ezequiel Solanas
(1936-=20 )
R=E9alisateur et th=E9oricien du cin=E9ma = argentin

N=E9 =E0 Olivos (Buenos Aires), il = =E9tudie la=20 musique, le th=E9=E2tre et le droit avant de r=E9aliser Seguir = andando (1962) et=20 Reflexi=F3n ciudadana (1963).

En 1966, il fonde avec Octavio Getino le groupe de production = et de=20 diffusion cin=E9matographique Cine Liberaci=F3n. Mais c=92est un = documentaire de=20 quatre heures, l=92Heure des brasiers (la Hora de los hornos, = 1966-1968),=20 r=E9alis=E9 en collaboration avec Getino, qui lui apporte une = notori=E9t=E9=20 mondiale. Cette oeuvre est con=E7ue comme un essai politique = articul=E9 autour=20 du probl=E8me du n=E9ocolonialisme. oeuvre prot=E9iforme, elle = multiplie, =E0=20 travers un montage novateur, les sources d=92expression = (interview,=20 tableaux, actualit=E9s). Le film sera interdit en Argentine entre = 1969 et=20 1973. Ses oeuvres de fiction post=E9rieures se situent dans la = m=EAme ligne de=20 r=E9flexion politique : Tangos, l=92exil de Gardel (1985), film = sur les exil=E9s=20 politiques argentins en Europe, le Sud (el Sur, 1988) et le Voyage = (el=20 Viaje, 1992).

Soldati, Mario

Mario = Soldati
(1906-1999)
Cin=E9aste,=20 =E9crivain, sc=E9nariste et critique d=92art = italien

N=E9 =E0 Turin, Soldati publie en = 1929 son=20 premier titre, un recueil de nouvelles, Salmace, avant de partir=20 s=92installer aux =C9tats-Unis. Il raconte cette =ABd=E9couverte = de l=92Am=E9rique=BB et=20 de la libert=E9, son corollaire =E0 ses yeux, dans Am=E9rique, = premier amour=20 (1935). En 1937, il =E9crit l=92Affaire Motta, livre ing=E9nieux = o=F9 le grotesque=20 le dispute au m=E9taphysique. Au sein d=92une oeuvre rapidement = devenue=20 abondante et prot=E9iforme (il a m=EAme =E9crit des livres = d=92=9Cnologie et de=20 gastronomie), on retiendra aussi les nouvelles regroup=E9es sous = le titre le=20 Festin du commandeur (1952), les Lettres de Capri (prix Strega en = 1954),=20 l=92Enveloppe orange (1966), Raconte, carabinier (1967), = l=92Architecte=20 (1985).

Parall=E8lement =E0 son travail d=92=E9criture, Soldati = poursuit une carri=E8re=20 cin=E9matographique qu=92il entame d=E8s 1932 comme sc=E9nariste = d=92Alessandro Blasetti = et Mario Camerini. = Devenu=20 r=E9alisateur en 1939, il puise ses sujets dans la litt=E9rature - = notamment=20 chez Fogazzaro pour Un petit monde ancien (Piccolo mondo antico, = 1941),=20 chez Balzac (Eug=E9nie Grandet, 1947) ou chez Alberto Moravia (la=20 Provinciale, 1953).

Il se r=E9v=E8le l=E0 aussi un habile conteur, exploitant avec = talent le=20 cadre historique de ses films.

Soutter, Michel

Michel = Soutter
(1932-1991)
Cin=E9aste=20 suisse

Cin=E9aste qui a contribu=E9 =E0 = la renomm=E9e du=20 cin=E9ma suisse francophone aux c=F4t=E9s d'Alain Tanner et de Claude Goretta. Ses = premiers=20 films r=E9alis=E9s avec peu de moyens ont frapp=E9 par leur = originalit=E9 et une=20 forme d'humour tr=E8s personnelle, en particulier les Arpenteurs = (1972). Il=20 put ainsi r=E9aliser en coproduction avec la France des com=E9dies = o=F9=20 cohabitent sensualit=E9, d=E9tachement, =E9motion et ironie : = l'Escapade (1974),=20 Rep=E9rages (1977), l'Amour des femmes (1982), Adam et =CAve = (1983), Sign=E9=20 Renart (1985).

Spielberg, Steven

Steven Spielberg
(1946- = )
R=E9alisateur,=20 sc=E9nariste et producteur am=E9ricain

N=E9 =E0 Cincinnati, Steven = Spielberg d=E9bute=20 d=E8s son enfance comme cin=E9aste amateur, remportant quelques = prix pour ses=20 courts m=E9trages. Apr=E8s des =E9tudes de cin=E9ma en Californie, = il est engag=E9 =E0=20 vingt-deux ans comme r=E9alisateur de t=E9l=E9vision chez = Universal. Il tourne=20 alors une douzaine de t=E9l=E9films en trois ans, dont Duel = (1971), r=E9cit=20 angoissant d'une lutte =E0 mort entre un automobiliste et un = camion, qui est=20 exploit=E9 dans les salles de cin=E9ma du monde entier et qui lui = vaut une=20 imm=E9diate reconnaissance de la critique.

Pour le grand =E9cran, Spielberg r=E9alise alors Sugarland = Express (1974),=20 une com=E9die dramatique polici=E8re qui est aussi un = spectaculaire=20 road-movie, avant de battre tous les records d=92entr=E9es avec = les Dents de=20 la mer (Jaws, 1975), qu=92il r=E9alise et coproduit. Ce suspense = autour d'un=20 requin meurtrier devient imm=E9diatement un film culte.

=C0 trente ans, jouissant comme r=E9alisateur d'une = ind=E9pendance financi=E8re=20 absolue, il d=E9cide de porter ses r=EAves d'adolescent =E0 = l'=E9cran en se=20 tournant vers la science-fiction avec Rencontre du troisi=E8me = type (Close=20 Encounters of The Third Kind, 1977), une fable humaniste qui est = un succ=E8s=20 international. En guise d=92hommage, il offre dans ce film un = r=F4le important=20 =E0 Fran=E7ois = Truffaut.

Il conna=EEt ensuite un =E9chec commercial avec une com=E9die = burlesque sur=20 Pearl Harbour, 1941 (1979), et lance alors la s=E9rie des Indiana = Jones,=20 films d'aventures dr=F4les et palpitants tr=E8s inspir=E9s de = l=92univers de la=20 bande dessin=E9e, avec Harrison Ford en vedette. Les Aventuriers = de l'arche=20 perdue (The Raiders of The Lost Ark, 1981), Indiana Jones et le = temple=20 maudit (Indiana Jones and The Temple of Doom, 1984) et Indiana = Jones et la=20 derni=E8re croisade (Indiana Jones and The Last Crusade, 1989) = obtiennent un=20 immense succ=E8s. Il revient entre-temps =E0 la science-fiction = humaniste avec=20 E.T. (E.T. The Extra Terrestrial, 1982) qui enthousiasme le jeune = public=20 du monde entier et t=E9moigne d'une grande sensibilit=E9 =E0 = l=92univers de=20 l=92enfance. Cette oeuvre =E9mouvante et sans mi=E8vrerie est =E0 = la fois un=20 spectacle merveilleux, avec des effets sp=E9ciaux tr=E8s = spectaculaires, une=20 fable en faveur de l=92acceptation d=92autrui, et un tableau = remarquable de la=20 vie dans une petite bourgade am=E9ricaine. Par ce dernier aspect, = on peut=20 d=92ailleurs mesurer la filiation r=E9elle qui existe entre = l=92oeuvre de=20 Spielberg et le meilleur cin=E9ma classique am=E9ricain, celui de = Ford et de Walsh.

Spielberg, = E.T.
Sur le plan=20 artistique et commercial, c'est avec E.T. que Spielberg d=E9montre = qu'il est=20 d=E9sormais un cr=E9ateur d'envergure plan=E9taire.

Mais, si ces films populaires enchantent le public, ils ne sont = gu=E8re=20 pris=E9s par la critique qui, g=E9n=E9ralement, ne veut voir en = Spielberg qu'un=20 habile faiseur et un commer=E7ant avis=E9. Celui-ci tente alors de = faire des=20 films plus adultes et engag=E9s, comme la Couleur pourpre (The = Color Purple,=20 1985), un m=E9lodrame tir=E9 du best seller d=92Alice Walker sur = une jeune femme=20 noire, interpr=E9t=E9e par Whoopi Goldberg. Il signe aussi = l'Empire du soleil=20 (Empire of the Sun, 1987) un film sur les tribulations d=92un = enfant perdu=20 pendant la Guerre du Pacifique, consid=E9r=E9 par certains comme = son=20 chef-d=92oeuvre. Il offre ensuite une r=E9flexion sereine sur la = mort avec=20 Always (1989).

Apr=E8s l'=E9chec commercial de sa version moderne de Peter = Pan, Hook=20 (1991), il obtient un nouveau succ=E8s mondial avec Jurassic Park = (1993),=20 d'apr=E8s le roman de Michael Crichton, film pour lequel il fait = tr=E8s=20 largement appel aux images de synth=E8se. Il en tourne une suite = plus=20 sauvage et violente, le Monde perdu - Jurassic Park 2 (The Lost = World,=20 1996), qui conna=EEt un succ=E8s identique. Il signe ensuite un = film puissant=20 et sinc=E8re sur l=92extermination des Juifs par les nazis, la = Liste de=20 Schindler (The Schindler's List) qui lui vaut plusieurs oscars et = une=20 tardive reconnaissance de la critique.

Sam Neill dans Jurassic = Park (1993),=20 de Steven Spielberg
Des manipulations g=E9n=E9tiques, =E0 = partir d'un=20 fragment d'ADN pr=E9historique, permettent au savant John Hammond = (Richard Attenborough) = de recr=E9er=20 diff=E9rentes esp=E8ces de dinosaures, qu'il pr=E9sente au public = dans un parc=20 d'attraction. =C0 la suite d'une malveillance, les monstres = r=E9ussissent =E0=20 s'=E9chapper et attaquent les chercheurs envoy=E9s sur place. = Apr=E8s ce succ=E8s=20 ph=E9nom=E9nal, Steven Spielberg a colllabor=E9 =E0 nouveau avec = ses sc=E9naristes=20 Michael Crichton et David Koepp pour r=E9aliser une suite = intitul=E9e le Monde=20 perdu : Jurassic Park (The Lost World : Jurassic Park, 1997), dans = laquelle on retrouve les acteurs Jeff Goldblum et Richard = Attenborough.

Apr=E8s avoir r=E9alis=E9 une oeuvre sans concession sur = l'esclavage des=20 noirs, Amistad (1997) il obtient de nouveau un grand succ=E8s avec = une=20 fresque d=92un r=E9alisme sid=E9rant sur le d=E9barquement de = Normandie, Il faut=20 sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan, 1998).

Ben Kingsley dans la = Liste de=20 Schindler (Schindler's List, 1993) de Steven = Spielberg.
Adapt=E9=20 d'une histoire vraie, le film de Steven Spielberg raconte le = sauvetage de=20 1 300 juifs par un homme d'affaires allemand, li=E9 aux nazis. = Tourn=E9 en=20 noir et blanc, le long-m=E9trage fut couronn=E9 en 1994 par cinq = oscars, dont=20 ceux du meilleur film et du meilleur r=E9alisateur.

Steven Spielberg est =E9galement producteur d=92une s=E9rie = t=E9l=E9vis=E9e,=20 Amazing Stories, et de nombreux films : Poltergeist (1982), la = trilogie de=20 Retour vers le futur (Back To The Future, 1985, 1989, 1990 ), Qui = veut la=20 peau de Roger Rabbit ? (Who Framed Roger Rabitt?, 1988), Casper = (1995),=20 ainsi que de plusieurs dessins anim=E9s de long m=E9trage.

Stallone, Sylvester

Sylvester Stallone
(1946- = )
Acteur,=20 sc=E9nariste et r=E9alisateur am=E9ricain

N=E9 =E0 New York, c=E9l=E8bre = pour ses r=F4les de=20 guerrier solitaire. Stallone retint l'attention des critiques dans = le film=20 The Lords of Flatbush (le Seigneur de Flatbush, 1974), de Verona. = Par la=20 suite, il joua dans Adieu ma jolie (Farewell My Lovely, 1975), de=20 Richards, Capone (1975), de Carter, et la Course =E0 la mort de = l'an 2000=20 (Death Race 2000, 1975), de Bartel.

Issu d'un milieu d=E9favoris=E9, Sylvester Stallone parvient = n=E9anmoins =E0=20 suivre des =E9tudes gr=E2ce =E0 ses capacit=E9s sportives. Devenu = com=E9dien, il ne=20 parvient pas =E0 s'imposer malgr=E9 un r=F4le remarqu=E9 dans The = Lords of=20 Flatbush (S. Verona, 1974). Il =E9crit alors Rocky, un sc=E9nario = en partie=20 autobiographique, inspir=E9 de ses =E9checs. Adapt=E9 au cin=E9ma = en 1976 par John=20 Avildsen, le film triomphe au point de devenir une s=E9rie =E0 = =E9pisodes=20 (quatre =E0 ce jour). Il a depuis b=E2ti sa carri=E8re sur un = personnage de=20 redresseur de torts, au profil id=E9ologique sans =E9quivoque, qui = s'illustre=20 au cours de films d'action muscl=E9s comme la s=E9rie des Rambo. = Si ses=20 incursions dans le registre de la com=E9die ne convainquent = gu=E8re (Arr=EAte ou=20 ma m=E8re va tirer, R. Spottiswoode, 1991), Stallone a livr=E9 une = remarquable=20 prestation dramatique dans Copland (J. Mangold, 1997).

Au cours des ann=E9es 1970, Stallone =E9crivit =E9galement des = sc=E9narios. En=20 1976, il connut son premier succ=E8s en tant que sc=E9nariste et = interpr=E8te,=20 avec Rocky (oscar du meilleur film), d'Avildsen. Il y tenait le = r=F4le=20 principal d'un boxeur de troisi=E8me ordre, qui retrouve sa = dignit=E9 en=20 atteignant la gloire. De 1976 =E0 1990, Stallone =E9crivit, = r=E9alisa et=20 interpr=E9ta quatre autres Rocky. Parall=E8lement, il entama la = s=E9rie des=20 Rambo : Rambo (First Blood I, 1982), de Kotcheff, Rambo II (Rambo = : First=20 Blood Part II, 1985), de Cosmatos, et Rambo III (1988), de = MacDonald. Il=20 joua =E9galement dans d'autres films : la Taverne de l'enfer = (Paradise=20 Alley, 1978), qu'il =E9crivit et r=E9alisa, les Faucons de la nuit = (Nighthawks, 1981), de Malmuth, et Tango et Cash (Tango and Cash, = 1989),=20 de Konchalovsky. Stallone joua =E9galement dans des com=E9dies, = dont Arr=EAte ou=20 ma m=E8re va tirer (Stop! Or My Mom Will Shoot, 1992).

Sternberg, Josef von

Josef von Sternberg
(de son vrai = nom Jonas=20 Sternberg)
(1894-1969)
R=E9alisateur am=E9ricain d'origine=20 autrichienne

N=E9 =E0 Vienne, Josef von = Sternberg, conna=EEt=20 une enfance pauvre et difficile entre sa ville natale et New York = o=F9=20 travaille son p=E8re. Ayant abandonn=E9 ses =E9tudes =E0 quinze = ans, il est=20 employ=E9 en 1912 au nettoyage et =E0 la restauration de copies de = films. Son=20 int=E9r=EAt pour le septi=E8me art le conduit ensuite =E0 faire = divers m=E9tiers=20 dans l=92industrie du cin=E9ma, notamment ceux de monteur, de = titreur, de=20 sc=E9nariste, de d=E9corateur et d=92op=E9rateur de prises de = vues.

De 1918 =E0 1924, il voyage en Europe, devient acteur et=20 assistant-r=E9alisateur de plusieurs metteurs en sc=E8ne = fran=E7ais, allemands,=20 anglais et tch=E8ques.

Von Sternberg, l'Ange=20 bleu
Adapt=E9 du Professeur Unrat du romancier Heinrich = Mann, l'Ange=20 bleu (Der Blaue Engel, 1930), de Josef von Sternberg, fut le = premier=20 succ=E8s international du cin=E9ma sonore allemand, n=E9 en 1929. = Produit par la=20 UFA dans les studios de Babelsberg, il r=E9v=E9la Marl=E8ne = Dietrich aux c=F4t=E9s=20 du c=E9l=E8bre Emil Jannings et des vedettes de cabaret Hans = Albers, Rosa=20 Valetti et Kurt Gerron. Le r=E9alisateur, appel=E9 en Allemagne = pour=20 l'occasion, retourna =E0 Hollywood en emmenant =ABsa=BB vedette, = Marl=E8ne=20 Dietrich.

Install=E9 =E0 Hollywood, il r=E9alise un premier film = ind=E9pendant, les=20 Chasseurs de salut (Salvation Hunters, 1925). L'oeuvre = impressionne les=20 dirigeants de la firme United Artists qui l'ach=E8tent = imm=E9diatement. La MGM=20 l'engage aussit=F4t : il r=E9alise pour elle Escape (1925) et The = Masked Bride=20 (1925), qui sont consid=E9rablement retouch=E9s par les = producteurs.=20 M=E9content, von Sternberg rompt son contrat et c=92est Charles Chaplin qui = produit son=20 film suivant, la Mouette (The Seagull, 1926). Cependant, pour des = raisons=20 obscures, Chaplin = n=92exploitera jamais ce=20 film.

Sternberg met alors en sc=E8ne un film de gangsters, les Nuits = de Chicago=20 (Underworld, 1927), qui remporte un grand succ=E8s. Il dirige = ensuite Emil=20 Jannings dans Cr=E9puscule de gloire (The Last Command, 1928), = puis r=E9alise=20 un m=E9lodrame, les Damn=E9s de l'oc=E9an (The Docks of New York, = 1928) avant de=20 revenir au film policier avec la Rafle (The Dragnet, 1928). Dans = ces films=20 produits par la Paramount, von Sternberg explore toutes les = possibilit=E9s=20 du montage et de la prise de vues, cr=E9e un style original et = hautement=20 sophistiqu=E9 et fait preuve de qualit=E9s exceptionnelles comme = directeur=20 d'acteurs. Il devient vite l=92un des r=E9alisateurs les plus = importants de=20 Hollywood.

Von Sternberg, = l'Imp=E9ratrice=20 rouge
La collaboration entre Marl=E8ne Dietrich et von = Sternberg, qui=20 remonte =E0 l'Ange bleu, atteint son apog=E9e avec l'Imp=E9ratrice = rouge, o=F9=20 dans une suite de visions d'une hallucinante beaut=E9 les vieux = d=E9mons de la=20 Russie imp=E9riale se laissent subjuguer par le sourire ironique = de Marl=E8ne,=20 d=E9esse d'Hollywood.

Apr=E8s le Calvaire de L=E9na Smith (The Case of Lena Smith, = 1929) et=20 l'Assommeur (Thunderbolt, 1929), il r=E9alise =E0 Berlin le = premier film=20 parlant allemand, ainsi que sa version am=E9ricaine, l'Ange bleu = (Der Blaue=20 Engel, 1930). Le film lance la com=E9dienne Marlene Dietrich, que = von=20 Sternberg ram=E8ne avec lui aux =C9tats-Unis.

En dehors d=92une adaptation du roman de Theodore Dreiser Une = trag=E9die=20 am=E9ricaine (An American Tragedy, 1931), von Sternberg collabore = d=E9sormais=20 exclusivement avec Dietrich qui est pour lui davantage qu=92une = actrice :=20 une muse, un m=E9dium parfait. Elle lui inspire une s=E9rie de = films=20 remarquables, tels Coeurs br=FBl=E9s (Morocco, 1930), Agent X 27 = (Dishonored,=20 1931), Shanghai Express (1932), et Blonde V=E9nus (1932). = L'Imp=E9ratrice=20 rouge (The Scarlet Empress, 1934) marque sans doute l=92apog=E9e = de leur=20 association. Le perfectionnisme de von Sternberg, son sens = extatique de=20 l=92image, la profondeur de sa vision artistique fusionnent avec = la pr=E9sence=20 ravageuse, l=92humour contenu, l=92=E9l=E9gance ironique et = d=E9contract=E9e de=20 Dietrich dans ce film fi=E9vreux, outr=E9, qui pourrait r=E9sumer = =E0 lui seul=20 tout le faste et la magie de Hollywood. Le merveilleux tandem=20 Sternberg-Dietrich se s=E9pare apr=E8s l=92=E9chec commercial de = la Femme et le=20 Pantin (The Devil is a Woman, 1935), et le cin=E9aste se voit = contraint de=20 signer des oeuvres de commande comme Remords (Crime and Punisment, = 1935),=20 d'apr=E8s Crime et ch=E2timent de Dosto=EFevski, avec Peter Lorre = dans le=20 personnage de Raskolnikov, Sa Majest=E9 est de sortie (The King = Steps out,=20 1936) et Au service de la loi (Sergeant Madden, 1939).

Son I Claudius (1937), avec Charles Laughton, = reste inachev=E9,=20 mais il redevient lui-m=EAme avec l'admirable Shanghai (Shanghai = Gesture,=20 1940), avant d'entamer une travers=E9e du d=E9sert de dix ans, au = cours de=20 laquelle il signe seulement un court m=E9trage exp=E9rimental, la = Ville (The=20 Town, 1943-1944).

En 1950, le producteur Howard Hugues le ram=E8ne dans les = studios pour=20 les Espions s'amusent (Jet Pilot) qui ne sort qu'en 1957, puis = pour le=20 Paradis des mauvais gar=E7ons (Macao, 1952) qui sera termin=E9 par = Nicholas Ray. C=92est = gr=E2ce =E0 un=20 financement japonais impr=E9vu que Josef von Sternberg signe son = ultime=20 chef-d=92oeuvre et l=92un des plus beaux films du monde, Fi=E8vre = sur Anatahan=20 (The Saga of Anatahan, 1953), avant de se voir d=E9finitivement = =E9cart=E9 des=20 studios.

Sternberg a publi=E9 une excellente autobiographie, Souvenirs = d'un=20 montreur d'ombres (Fun in a Chinese Laundry, 1965).

Stevens, George

Georges = Stevens
(1904-1975)
Cin=E9aste=20 am=E9ricain et directeur de la photo

N=E9 =E0 Oakland (Californie), = Georges Stevens=20 d=E9bute comme acteur =E0 cinq ans dans la troupe de com=E9diens = de son p=E8re,=20 puis travaille =E0 Hollywood en 1921 comme =ABgagman=BB et = directeur de la photo=20 chez Hal Roach. =C0 ce titre, il participe =E0 plusieurs tournages = de courts=20 m=E9trages interpr=E9t=E9s par Laurel et Hardy.

Il devient r=E9alisateur avec The Cohens and Kellys in Trouble = (1933).=20 Apr=E8s avoir tourn=E9 quelques production mineures, il signe = Alice Adams=20 (1935) dont Katharine Hepburn est la vedette, puis un des = meilleurs films=20 du tandem Ginger Rogers et Fred Astaire, Sur les ailes de la danse = (Swing=20 Time, 1936), un film d=92aventures coloniales avec Cary Grant, = Gunga Din=20 (1939), une brillante com=E9die avec le couple Katharine Hepburn = et Spencer=20 Tracy la Femme de l=92ann=E9e (Woman of the Year, 1942) et un = curieux=20 m=E9lodrame r=E9unissant Cary Grant et Ronald Colman, la Justice = des hommes=20 (The Talk of the Town, 1942).

Enr=F4l=E9 dans le Service cin=E9matographique de l=92arm=E9e = pendant la Seconde=20 Guerre mondiale, il filme notamment la lib=E9ration du camp de = Dachau.

De retour =E0 Hollywood, il signe un m=E9lodrame sur une = famille d=92immigr=E9s=20 norv=E9giens, Tendresse (I Remember Mama, 1948) suivi d=92une = adaptation du=20 roman de Theodore Dreiser, une Trag=E9die am=E9ricaine, = intitul=E9e une Place au=20 soleil (A Place in the Sun, 1951), puis d=92un western avec Alan = Ladd,=20 l=92Homme des vall=E9es perdues (Shane, 1953) et du dernier film = interpr=E9t=E9=20 par James Dean, G=E9ant (Giant, 1956). Il r=E9alise encore le = Journal d=92Anne=20 Frank (The Diary of Anne Frank, 1959), une superproduction sur la = vie du=20 Christ, la Plus Grande Histoire jamais cont=E9e (The Greatest = Story ever=20 Told, 1965) et termine sa carri=E8re avec Las Vegas, un couple = (The Only=20 Game in Town, 1969), o=F9 il confronte sa com=E9dienne = pr=E9f=E9r=E9e, =C9lizabeth=20 Taylor, au s=E9millant Warren Beatty.

Stiller,=20 Mauritz

Mauritz=20 Stiller
(1883-1928)
Cin=E9aste su=E9dois

Dandy polyglotte, amateur de th=E9=E2tre, = il joue dans=20 diff=E9rentes troupes de Stockholm avant d=92=EAtre remarqu=E9 par = le producteur=20 Charles Magnusson. Il entreprend d=92abord une carri=E8re = d=92acteur, en m=EAme=20 temps que Victor Sj=F6str=F6m, = puis se tourne=20 vers la r=E9alisation. Cin=E9aste tr=E8s prolifique, il tourne 8 = films en 1912,=20 8 en 1913, 5 en 1914, 8 en 1915, mais la majorit=E9 de ses = premi=E8res=20 r=E9alisations a =E9t=E9 perdue. Les Ailes (Vingarna, 1916), = oeuvre perdue elle=20 aussi, est sans doute le premier film tourn=E9 sur = l=92homosexualit=E9. Son=20 premier film important, Amour et journalisme (K=E4rlek och = journalistik,=20 1916) inaugure la deuxi=E8me =E9poque de Stiller, celle de la = com=E9die=20 =E9nergique, virtuose, p=E9tillante et excentrique. Le Meilleur = Film de Thomas=20 Graal (Thomas Graals b=E4sta barn, 1917) ou Vers le bonheur = (Erotikon, 1920)=20 sont de brillantes com=E9dies au rythme enlev=E9, pleines = d=92ellipses=20 narratives. Elles ont notamment influenc=E9 Ernst Lubitsch. = Apr=E8s 1920,=20 Stiller se tourne vers l=92adaptation de grands drames = naturalistes de la=20 litt=E9rature nordique. La L=E9gende de G=F6sta Berling (G=F6sta = Berlings Saga,=20 1924), adapt=E9 de Selma Lagerl=F6f, lance Greta Garbo, qui ne = cessera de=20 fasciner Stiller. Impressionn=E9 par le film, Louis B. Mayer = propose =E0=20 Stiller de travailler =E0 Hollywood, lequel n=92accepte que sous = la condition=20 d=92avoir =E0 ses c=F4t=E9s Greta Garbo. Mais sa fa=E7on tr=E8s = personnelle de diriger=20 un film et son comportement quasi n=E9vrotique (on cite souvent = cette=20 anecdote fameuse : il ne changeait jamais de costume pendant le = tournage=20 pour ne pas risquer de modifier l=92atmosph=E8re du film) ne = facilitent pas=20 son int=E9gration au syst=E8me des studios. Il se voit ainsi = =E9cart=E9 du=20 tournage de plusieurs films : le Torrent (The Torrent, 1926), la=20 Tentatrice (The Temptress, 1926), Fil de fer barbel=E9 (Barbed = Wire, 1927).=20 Il est finalement chass=E9 de la MGM et n=92a plus la = possibilit=E9 de tourner=20 avec Garbo. Fatigu=E9 et d=E9prim=E9, il retourne =E0 Stockholm = o=F9 il meurt=20 rapidement.

Stone, Oliver

Oliver Stone
(1946- )
Cin=E9aste = et=20 sc=E9nariste am=E9ricain, c=E9l=E8bre pour ses films = controvers=E9s sur la guerre du=20 Vi=EAt Nam et sur la soci=E9t=E9 am=E9ricaine

N=E9 =E0 New York, Stone suit les = cours de=20 l'universit=E9 Yale au milieu des ann=E9es soixante. Apr=E8s = divers emplois,=20 notamment comme enseignant =E0 Sa=EFgon et comme matelot dans la = marine=20 marchande, Stone s'engage dans l'arm=E9e am=E9ricaine et est = bless=E9 lors de la=20 guerre du Vi=EAt Nam. Apr=E8s avoir quitt=E9 l'arm=E9e en 1968, il = suit des cours=20 de cin=E9ma =E0 l'universit=E9 de New York et obtient son = dipl=F4me en 1971.=20 R=E9alisateur de films publicitaires, il tourne =E9galement = diverses=20 productions ind=E9pendantes (Street Scenes, 1970 et Seizure, 1974) = et =E9crit=20 plusieurs sc=E9narios de longs m=E9trages.

En 1978, il remporte l'oscar du meilleur sc=E9nario pour = Midnight Express=20 (Alan Parker, 1978), l'histoire v=E9ridique d'un jeune Am=E9ricain = arr=EAt=E9 et=20 emprisonn=E9 en Turquie pour avoir tent=E9 de faire sortir du = haschisch du=20 pays.

Apr=E8s avoir =E9crit et r=E9alis=E9 le film d'horreur The Hand = (1981), Stone=20 =E9crit les sc=E9narios de Conan le Barbare (Conan the Barbarian, = J. Milius,=20 1982), de Scarface (Brian De Palma, = 1983), de l'Ann=E9e=20 du dragon (Year of the Dragon, Michael Cimino, 1985) = et de Huit=20 Millions de fa=E7ons de mourir (8 Million Ways to Die, Hal Ashby, = 1986).=20 L'ann=E9e 1986 voit sa cons=E9cration internationale gr=E2ce =E0 = deux films de=20 guerre : Platoon, oeuvre en partie autobiographique qui dresse un = tableau=20 r=E9aliste de la guerre du Vi=EAt Nam et Salvador, fond=E9 sur les = exp=E9riences=20 v=E9cues d'un journaliste am=E9ricain envoy=E9 en Am=E9rique = centrale.

Parmi les plus grandes r=E9alisations d'Oliver Stone figurent = =E9galement=20 Wall Street (1987), Talk Radio (1988), N=E9 un 4-juillet (Born on = the Fourth=20 of July, 1989), The Doors (1991), qui =E9voque la vie de Jim = Morrison, JFK=20 (1991), qui retrace l'enqu=EAte ayant suivi l'assassinat du = pr=E9sident John=20 F. Kennedy ou Tueurs n=E9s (Natural Born Killers, 1994), film = traitant de la=20 fascination des m=E9dias et du public pour les tueurs en = s=E9rie.

Straub, Jean-Marie et Huillet,=20 Dani=E8le

Jean-Marie Straub
(1933- )
et=20
Dani=E8le Huillet
(1936- )
R=E9alisateurs=20 fran=E7ais

N=E9 =E0 Metz, Jean-Marie Straub = fait des =E9tudes=20 de litt=E9rature =E0 Strasbourg et =E0 Nancy, anime un cin=E9-club = et arrive =E0=20 Paris en 1954. Assistant de Jacques Rivette sur = le Coup du=20 berger (1956), il refuse de partir combattre en Alg=E9rie et = s'exile en=20 Allemagne en 1958.

Dani=E8le Huillet, sa compagne (qu=92il =E9pouse en 1959 et qui = sera le=20 coauteur de tous ses films), l'y rejoint, et s'installe avec lui = =E0 M=FCnich.=20 Ils tournent leur premier court m=E9trage, Machorka Muff (1964), = d'apr=E8s une=20 nouvelle de Heinrich B=F6ll, puis adaptent un des romans de = Jean-Marie, Non=20 r=E9concili=E9s/Seule la violence aide o=F9 la violence r=E8gne = (Nicht Vers=F6hnt/Es=20 hilft nur Gewalt wo Gewalt herscht, 1965), une oeuvre rigoureuse = et forte,=20 qui est une description clinique, aust=E8re et juste de = l'Allemagne de cette=20 =E9poque, confront=E9e =E0 son pass=E9 proche.

Jean-Marie Straub et Dani=E8le Huillet tournent ensuite = Chronique d'Anna=20 Magdalena Bach (Chronik der Anna Magdalena Bach, 1966), une = biographie de=20 Jean-S=E9bastien Bach largement constitu=E9e de s=E9quences = musicales o=F9=20 certaines oeuvres de Bach sont interpr=E9t=E9es, dans un cadre = d=92=E9poque et en=20 costumes, par des concertistes de renomm=E9e internationale comme = le=20 claveciniste et chef d=92orchestre Gustav Leonhardt. = L=92originalit=E9 et la=20 rigueur de ce =ABdocumentaire en costumes=BB impressionnent la = critique=20 internationale.

Straub et Huillet, = Chronique d'Anna=20 Magdalena Bach
Par la rigueur et l'authenticit=E9 du = dispositif=20 filmique, Chronique d'Anna Magdalena Bach livre une image = =ABmus=E9ale=BB du=20 pass=E9, entreprise unique dans l'histoire du cin=E9ma.

Sans concession ni volont=E9 de spectacle, ils signent un court = m=E9trage,=20 le Fianc=E9, la Com=E9dienne et le Maquereau (Der Brautigam, die = K=F6m=F6diantin=20 und der Zuhalter, 1968), interpr=E9t=E9 par Rainer Werner = Fassbinder et sa=20 troupe. C'est une r=E9flexion lucide sur la prostitution et une=20 exp=E9rimentation r=E9ussie en ce qui concerne les rapports et les = antagonismes entre le th=E9=E2tre et le cin=E9ma. Ils poursuivent = cette=20 recherche en transposant sur les collines de Rome une trag=E9die = de Pierre=20 Corneille (Othon/Les yeux ne veulent pas en tout temps se fermer = ou=20 Peut-=EAtre qu'un jour Rome se permettra de choisir =E0 son tour, = 1969). Le=20 radicalisme de l'entreprise engendre des pol=E9miques.

Avec Le=E7ons d'histoire (Geschichtsunterricht, 1972), ils = s'int=E9ressent=20 ensuite aux Affaires de Monsieur Jules C=E9sar de Bertolt Brecht, = puis=20 signent un court m=E9trage de r=E9volte id=E9ologique, = Introduction =E0 la musique=20 d'accompagnement d'une sc=E8ne d'ombre et de lumi=E8re d'Arnold = Schoenberg=20 (Einleitung zu Arnold Schoenbergs begleitmusik zur einer = Lichtspielscene,=20 1973).

Apr=E8s avoir film=E9 l'op=E9ra de Schoenberg Mo=EFse et Aaron = (1974), tous=20 deux travaillent sur le rapport des paysages avec un texte = d'analyse sur=20 la situation en Palestine, Fortini Cani (il Cani del Sinai, 1977) = et=20 continuent une oeuvre de r=E9sistance et d'id=E9ologie avec De la = nu=E9e =E0 la=20 r=E9sistance (Dalla nube alla Resistenza, 1979) et Trop t=F4t, = trop tard=20 (1981). Ils adaptent =E9galement Kafka avec Amerika, rapport de = classes=20 (Klassenverh=E4ltniss, 1984), puis H=F6lderlin avec la Mort = d'Emp=E9docle (Der=20 Tod des Empedokles, 1987) et Noir P=E9ch=E9 (Schwarze S=FCnde, = 1989); ils=20 confrontent cet auteur =E0 Brecht et =E0 Sophocle dans Antigone = (1991),=20 interrogent la peinture avec C=E9zanne (1990), la po=E9sie avec = Toute=20 r=E9volution est un coup de d=E9s (1977) d=92apr=E8s Mallarm=E9, = la litt=E9rature avec=20 Lothringen (1994) d=92apr=E8s Maurice Barr=E8s, et Sicilia (1999) = d=92apr=E8s=20 Conversation en Sicile d=92Elio Vittorini, et filment un autre = op=E9ra=20 d=92Arnold Schoenberg, Du jour au lendemain (Von Heute auf Morgen, = 1996).

Stroheim, Erich von

Erich von Stroheim
(de son vrai nom = Erich=20 Oswald Stroheim)
(1885-1957)
Cin=E9aste, acteur et romancier = am=E9ricain=20 d'origine autrichienne

N=E9 =E0 Vienne (Autriche), Erich = von Stroheim,=20 est issu d'une famille de gros commer=E7ants. Pendant toute son = enfance, il=20 est l=92objet d=92humiliations, en raison de ses origines juives. = =C0 la fin de=20 ses =E9tudes secondaires, il travaille avec son p=E8re, jusqu'=E0 = son appel sous=20 les drapeaux comme simple soldat. Plus tard, il s'invente une = biographie=20 d'officier de cavalerie aristocrate issu de l'=E9cole militaire de = Wiener=20 Neustadt et familier de l'Empereur. La r=E9alit=E9 est autre : il = d=E9serte=20 l'arm=E9e au bout de six mois et s'exile aux =C9tats-Unis en = 1908.

Apr=E8s =EAtre pass=E9 par de nombreux petits m=E9tiers, il = s'=E9tablit =E0=20 Hollywood en 1914, y devient cascadeur ou figurant, puis assistant = =E0 la=20 r=E9alisation pour David Wark Griffith, = Allan Dwan=20 et George Fitzmaurice. Par la suite, il tient enfin quelques = petits r=F4les=20 et notamment celui de conseiller militaire sur le Prince = =E9tudiant (Old=20 Heidelberg, 1915) de John Emerson. Le personnage d'officier = allemand qu'il=20 cultive avec panache lui vaut d=92=EAtre engag=E9 comme com=E9dien = dans For France=20 (1917) de Wesley Ruggles, Coeurs du monde (Hearts of The World, = 1917) de=20 David Wark Griffith = et Hearts of=20 Humanity (1918) de Allen Hollubar. Ces r=F4les de =ABm=E9chant=BB = au physique=20 inqui=E9tant, avec monocle et nuque ras=E9e, lui apportent la = c=E9l=E9brit=E9. Il=20 interpr=E8te et r=E9alise alors Maris aveugles (Blind Husbands, = 1918), un=20 m=E9lodrame se d=E9roulant dans les Alpes et portant sur la = s=E9duction et la=20 l=E2chet=E9. Apr=E8s une seconde r=E9alisation ambitieuse, les = Passe-partout