From: =?Windows-1252?Q?Enregistr=E9_par_Windows_Internet_Explorer=A07?= Subject: B Date: Thu, 24 Apr 2008 04:53:34 +0200 MIME-Version: 1.0 Content-Type: multipart/related; type="text/html"; boundary="----=_NextPart_000_00AB_01C8A5C7.26A21310" X-MimeOLE: Produced By Microsoft MimeOLE V6.0.6000.16545 This is a multi-part message in MIME format. ------=_NextPart_000_00AB_01C8A5C7.26A21310 Content-Type: text/html; charset="iso-8859-1" Content-Transfer-Encoding: quoted-printable Content-Location: http://cinemanageria.ifrance.com/abc_cineastes/b.htm B
B

Balasko, Josiane

Josiane Balasko
(1952- = )
Actrice,=20 sc=E9nariste et r=E9alisatrice fran=E7aise

N=E9e =E0 Paris, Josiane Balasko = entre dans la=20 troupe du Splendid en 1975 et commence =E0 jouer sur la sc=E8ne = des=20 caf=E9s-th=E9=E2tres, tout en participant =E0 l=92=E9criture de = plusieurs pi=E8ces. Elle=20 signe par la suite des sc=E9narios pour le cin=E9ma, Retour en = force (1980) de=20 Jean Marie Poir=E9, et l=92Ann=E9e prochaine si tout va bien = (1981) de Jean Loup=20 Hubert.

=C0 l=92=E9cran, elle appara=EEt chez Roman Polanski dans = le Locataire=20 (1976), chez Claude Zidi dans = l'Animal (1977)=20 et chez Claude Miller dans = Dites-lui que=20 je l=92aime (1977), avant de d=E9crocher un r=F4le important dans = les Bronz=E9s=20 (1978) de Patrice Leconte. = Partenaire de=20 Coluche dans le Ma=EEtre d'=E9cole (1981) de Claude Berri et dans = la Vengeance=20 du serpent =E0 plumes (1984) de G=E9rard Oury, elle = travaille aussi=20 avec Andr=E9 T=E9chin=E9 = pour H=F4tel des=20 Am=E9riques (1981) et avec Bernard Nauer pour Nuit d'ivresse = (1986). Elle=20 tourne =E9galement dans plusieurs films =E0 succ=E8s de Jean-Marie = Poir=E9, Les=20 hommes pr=E9f=E8rent les grosses (1981) dont elle signe le = sc=E9nario, Papy fait=20 de la r=E9sistance (1982) et le triomphal Le P=E8re No=EBl est une = ordure=20 (1982).

Elle joue encore avec talent un personnage dramatique dans Trop = belle=20 pour toi (1989) de Bertrand Blier et = donne une belle=20 interpr=E9tation de m=E8re de famille engag=E9e dans Tout le monde = n'a pas eu la=20 chance d'avoir des parents communistes (1993) de Jean-Jacques=20 Zilbermann.

Josiane Balasko a aussi r=E9alis=E9 des films dans lesquels = elle tient le=20 r=F4le principal, Sac de noeud (1985), les Keufs (1987), co=E9crit = avec le=20 romancier Jean Bernard Pouy, Ma vie est un enfer (1991), Gazon = maudit=20 (1994), c=E9sar du meilleur sc=E9nario et grand succ=E8s = commercial o=F9 elle=20 interpr=E8te une homosexuelle venue semer la zizanie dans un = couple, et Un=20 grand cri d'amour (1998).

Balazs, B=E9la

B=E9la = Balazs
(1884-1949)
Cin=E9aste et=20 actrice hongroise

Herbert Bauer, qui sera plus tard = B=E9la=20 Bal=E1zs, est n=E9 =E0 Szeged, en Hongrie. Apr=E8s des =E9tudes = universitaires, il=20 part avec le musicien Zolt=E1n Kod=E1ly en voyage d=92=E9tude pour = Berlin et=20 Paris. Bal=E1zs est parmi les premiers =E0 d=E9couvrir le g=E9nie = du plus grand=20 po=E8te hongrois, Endre Ady. Il se lie avec B=E9la Bart=F3k et = Gy=F6rgy Luk=E1cs.=20 Cette derni=E8re amiti=E9 durera toute leur vie. Luk=E1cs d=E9fend = Bal=E1zs d=E8s le=20 d=E9but de sa carri=E8re litt=E9raire marqu=E9e par une oeuvre = th=E9=E2trale, Dr=20 Sz=E9lp=E1l Margit (1909).

Le r=F4le de la conscience dans l=92art est le sujet de = l=92essai intitul=E9=20 Hal=E1leszt=E9tika (L=92Esth=E9tique de la mort, 1908). La = cr=E9ation po=E9tique=20 int=E9resse Bal=E1zs autant que sa th=E9orie. En t=E9moignent son = premier recueil=20 de po=E8mes, A v=E1ndor =E9nekel (Le vagabond chante, 1911), ainsi = que les=20 livrets d=92op=E9ra A k=E9kszak=E1ll=FA herceg v=E1ra (Le = Ch=E2teau de Barbe-Bleue,=20 1911) et de pantomime A f=E1b=F3l faragott kir=E1lyfi (Le Prince = en bois, 1916)=20 =E9crits =E0 la demande de Bart=F3k.

Pendant la r=E9publique des Conseils de 1919, Bal=E1zs = s=92occupe des=20 th=E9=E2tres en tant que membre du Directoire des =E9crivains. = Apr=E8s la d=E9faite,=20 il doit =E9migrer =E0 Vienne o=F9 la vie culturelle se = r=E9organise autour des=20 diff=E9rents p=F4les repr=E9sent=E9s par Luk=E1cs ou par Lajos = Kass=E1k, avec des=20 organes comme B=E9csi Magyar =DAjs=E1g (=ABJournal hongrois de = Vienne=BB). Bal=E1zs y=20 collabore notamment avec un texte critique sur Robert Musil, = jug=E9 par ce=20 dernier d=92une grande pertinence. La m=EAme ann=E9e, il inaugure = une nouvelle=20 rubrique dans le journal autrichien Der Tag : celle des critiques=20 cin=E9matographiques. Il est le premier =E0 proclamer la naissance = du septi=E8me=20 art dans sa th=E9orie du cin=E9ma, Der sichtbare Mensch (L=92Homme = visible,=20 1924). Le succ=E8s de ce livre, dont l=92originalit=E9 r=E9side = dans l=92approche=20 po=E9tique des images, surtout celles des =ABpremiers plans=BB, = lui vaut une=20 invitation =E0 Berlin o=F9 il vit de 1926 =E0 1931. L=E0, il = participe, aux c=F4t=E9s=20 d=92Erwin Piscator et de Max Reinhardt, au th=E9=E2tre = d=92agit-prop, et =E9crit de=20 nombreux sc=E9narios, pour Alexander Korda, G. W. Pabst = (L=92Op=E9ra de=20 quat=92sous), L. Riefenstahl (Lumi=E8re bleue), entre autres. En = 1930 il=20 entreprend l=92=E9laboration d=92une esth=E9tique du cin=E9ma = parlant; celle-ci=20 para=EEt sous le titre Der Geist des Films (L=92Esprit du film, = 1925).

L=92Allemande Leni Riefenstahl joua = Junta, le=20 fille de la montagne, dans son propre film =ABLa Lumi=E8re bleu=BB = (1932)

Bal=E1zs continue d=92=E9crire des po=E8mes, des romans et des = contes dont=20 Thomas Mann remarque la beaut=E9. En 1931 il entre au Parti = communiste=20 allemand. Invit=E9 en Union sovi=E9tique, il y demeure jusqu=92en = 1945, d=92abord=20 en enseignant l=92art cin=E9matographique =E0 Moscou, puis en = collaborant =E0 la=20 cr=E9ation de films =E0 Alma-Ata. En 1945, il rentre en Hongrie. = C=92est=20 l=92=E9poque d=92une m=E9fiance accrue envers les anciens = communistes : on=20 l=92emp=EAche de faire un film sur la r=E9volution de 1848. Il = peut tout de m=EAme=20 participer au sc=E9nario de Valahol Eur=F3p=E1ban (Quelque part en = Europe) de=20 G=E9za Radv=E1nyi. Il =E9crit une autobiographie sous le titre de = =C1lmod=F3 ifj=FAs=E1g=20 (Jeunesse r=EAveuse, 1946). En 1949 il est r=E9habilit=E9 et = re=E7oit peu avant sa=20 mort le prix Kossuth.

Bardem, Juan Antonio

Juan Antonio Bardem
(1922- = )
Cin=E9aste=20 espagnol

Un des rares cin=E9astes espagnols, = avec Berlanga , qui ait pu = =E9difier une=20 oeuvre sous la dictature franquiste malgr=E9 les actes de censure = que n'a=20 pas manqu=E9 de provoquer son opposition au r=E9gime.

Son style s'est affirm=E9 dans son cinqui=E8me film Mort d'un = cycliste=20 (Muerte de un ciclista, 1955), un drame proche du n=E9o-r=E9alisme = italien.

La voiture d'un universitaire madril=E8ne et de sa ma=EEtresse, = l'=E9pouse=20 d'un riche industriel, renverse par accident un ouvrier sur son = v=E9lo. La=20 mort de la victime s=E9pare les deux amants. Influenc=E9 par le = n=E9or=E9alisme=20 italien, le film de Bardem fut l'un des sommets du cin=E9ma = espagnol de=20 l'apr=E8s-guerre.

Bardem, Mort d'un=20 cycliste
Lucia Bos=E8 et Alberto Closas dans Mort d'un = cycliste=20 (Muerte de un ciclista, 1955) de Juan Antonio Bardem.

Il approfondit son analyse d'une soci=E9t=E9 fig=E9e et = hypocrite dans Grand'=20 Rue (Calle mayor, 1956) et participa aux efforts de renouvellement = de la=20 production espagnole : manifestes, recherche de nouveaux sujets et = m=EAme=20 appel =E0 Luis Bu=F1uel en = 1961. Apr=E8s la=20 chute de Franco, il a r=E9alis=E9 principalement des films = politiques. Sa=20 derni=E8re oeuvre est une s=E9rie t=E9l=E9vis=E9e sur le po=E8te = Federico Garci=E1 Lorca=20 (1988).

Barma, Claude

Claude = Barma
(1922-1992)
R=E9alisateur de=20 t=E9l=E9vision

Claude Barma commence par tourner = des=20 dramatiques, dont =ABCendrillon=BB (1953). =C0 partir de 1955, il = s'inspire de=20 proc=E8s r=E9els, auxquels il assiste au Palais de justice, pour = produire En=20 votre =E2me et conscience, s=E9rie film=E9e dans un d=E9cor de = tribunal. Pionnier=20 de la t=E9l=E9vision, il d=E9clare que =ABla dimension premi=E8re = de la t=E9l=E9vision,=20 c'est le feuilleton=BB. Il en r=E9alise plusieurs, dont les plus = c=E9l=E8bres,=20 Belph=E9gor, tourn=E9 avec Juliette Gr=E9co, et le Chevalier de = Maison Rouge,=20 furent rediffus=E9s dans les ann=E9es quatre-vingt. Mais surtout, = =E0 partir de=20 1967, il r=E9alise une s=E9rie de t=E9l=E9films d'apr=E8s l'oeuvre = de Simenon. Ce=20 sont les c=E9l=E8bres =ABEnqu=EAtes du commissaire Maigret=BB. Il = en r=E9alise les=20 premiers =E9pisodes, avant de confier la mise en sc=E8ne =E0 = d'autres=20 r=E9alisateurs.

Belph=E9gor
Masqu=E9e de cuir,=20 Juliette Gr=E9co incarne le h=E9ros du c=E9l=E8bre feuilleton = t=E9l=E9vis=E9 Belph=E9gor,=20 diffus=E9 pour la premi=E8re fois le 11 mars 1965 sur la = premi=E8re cha=EEne. Le=20 r=E9alisateur Claude Barma, un des pionniers du petit =E9cran, = r=E9invente avec=20 Belph=E9gor un fantastique contemporain, proche de la = litt=E9rature=20 myst=E9rieuse.

Barnet, Boris

Boris = Barnet
(1902-1965)
Cin=E9aste=20 sovi=E9tique

N=E9 =E0 Moscou, Boris Vasilievitch = Barnet fait=20 des =E9tudes de physique et pratique la boxe avant de devenir = acteur et de=20 suivre des cours de cin=E9ma sous la direction de Lev Koulechov. Il = cor=E9alise=20 d'abord Miss Mend (1926) avec Fedor Ozep, puis dirige seul la = Jeune Fille=20 au carton =E0 chapeau (Dievotchka s korobkoj, 1927). D=E8s ce = premier film, il=20 trouve un ton personnel et r=E9v=E8le son go=FBt pour la com=E9die = po=E9tique.

Contraint d'accepter un documentaire militant de commande, = Moscou en=20 octobre (Moskva v Okjabre, 1927), il s'en acquitte = consciencieusement,=20 puis retourne =E0 son propre univers avec le tr=E8s satirique la = Maison de la=20 place Troubnaia (Dom na Trubnoj, 1928). Il r=E9alise encore une = oeuvre de=20 propagande, la D=E9b=E2cle (Ledolom, 1931), avant de signer son = premier film=20 parlant, l'admirable Okraina (1933).

Barnet tourne ensuite son chef-d'oeuvre, Au bord de la mer = bleue (U=20 samogo sinego morja, 1936), dont l'humour et la po=E9sie = contrastent=20 singuli=E8rement avec la production sovi=E9tique de l'=E9poque. = Peu apr=E8s, il=20 r=E9alise une biographie de Stakhanov, Une nuit en septembre (Noc' = v=20 sentjabre, 1939), puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, des = films=20 militants.

Apr=E8s la guerre, il a tourn=E9 des oeuvres diverses, dont les = plus=20 int=E9ressantes sont Un =E9t=E9 prodigieux (Scedroe leto, 1951), = le Lutteur et=20 le Clown (Boirec i Klown, 1958), cosign=E9 avec Konstantin = Youdine, et=20 Anouchka (1959).

Bava, Mario

Mario = Bava
(1914-1980)
Cin=E9aste=20 italien

Op=E9rateur de formation, Mario Bava = devient=20 ensuite directeur de la photographie. Ses qualit=E9s techniques = (c=92est=20 notamment un habile cr=E9ateur d=92effets sp=E9ciaux) le font = remarquer par de=20 nombreux r=E9alisateurs avec lesquels il va collaborer. Apr=E8s = avoir=20 travaill=E9 avec Jacques Tourneur pour = son p=E9plum=20 la Bataille de Marathon (la Battaglia di Maratona, 1959), il = r=E9alise le=20 Masque du d=E9mon (la Maschera del demonio, 1960). Librement = inspir=E9 d=92une=20 nouvelle de Gogol, le film, par le raffinement de l=92image, la = virtuosit=E9=20 des mouvements de cam=E9ra et la sensualit=E9 morbide de son = atmosph=E8re, est=20 une r=E9ussite qui contribue =E0 donner ses lettres de noblesse au = genre du=20 cin=E9ma fantastique en Europe.

 S=92il ma=EEtrise avec brio le film d=92horreur, il reste = tout autant=20 fid=E8le au fil de son oeuvre =E0 ses th=E8mes de pr=E9dilection = (la symbolique=20 psychanalytique, l=92=E9rotisme, tout en illustrant, souvent de = fa=E7on=20 novatrice, de nombreux autres genres : le p=E9plum mythologique = avec Hercule=20 contre les vampires (Ercole al centro della terra, 1961); le = fantastique=20 avec le Corps et le fouet (la Frusta e il corpo, 1963); le western = avec la=20 Strada per Fort Alamo (1965, sous le pseudonyme de John M. Old); = ou le=20 thriller-fantastique avec La fille qui en savait trop (La ragazza = che=20 sapeva troppo, 1962) ou Six Femmes pour l=92assassin (Sei donne = per=20 l=92assassino, 1964) - films qui auront une influence majeure sur = Dario Argento.

Son fils, Lamberto Bava (n=E9 =E0 Rome en 1944), commence par = suivre son=20 p=E8re sur les lieux de tournage. Puis, il r=E9alise, en = collaboration avec=20 son p=E8re, la Venere d=92Ille (1979), d=92apr=E8s la V=E9nus = d=92Ille de Prosper=20 M=E9rim=E9e, un premier film destin=E9 =E0 la t=E9l=E9vision. = Apr=E8s avoir travaill=E9=20 avec de nombreux metteurs en sc=E8ne, dont Dario Argento, il = signe seul, en=20 1980, un film intitul=E9 Macabro. D=E9laissant progressivement la = veine du=20 film d=92horreur, il se consacre ensuite =E0 des productions = fantastiques pour=20 la t=E9l=E9vision dans des s=E9ries comme Fantaghir=F2 (1991), = Desideria (1994) et=20 l=92Anello del drago (1994).

Beatty, Warren

Warren Beatty
(1937- )
Acteur, = producteur,=20 sc=E9nariste et cin=E9aste am=E9ricain

Warren Beatty imposa, au travers de = ses r=F4les=20 et de sa vie priv=E9e, une image de grand s=E9ducteur et fut = reconnu en tant=20 que r=E9alisateur, en 1981, gr=E2ce =E0 Reds

Acteur r=E9v=E9l=E9 par la Fi=E8vre dans le sang (E. Kazan, 1961), = sacr=E9 vedette=20 avec Bonny and Clyde (A. Penn, 1967), s=E9ducteur imp=E9nitent, = maintenant=20 mari=E9 avec l'actrice Annette Beaning (les Arnaqueurs, Stephen Frears, = 1990), Warren=20 Beatty est notamment le r=E9alisateur de Reds (1981), une = biographie du=20 journaliste am=E9ricain John Reed, de Dick Tracy (1990), adapt=E9 = de la bande=20 dessin=E9e =E9ponyme, de Bugsy (1991) et de Bulworth (1998).

Fr=E8re cadet de Shirley MacLaine, Warren Beatty suivit des = cours de=20 com=E9die aupr=E8s de Stella Adler. Apr=E8s avoir travaill=E9 =E0 = la t=E9l=E9vision et=20 au th=E9=E2tre, il fit ses d=E9buts =E0 l'=E9cran dans le film la = Fi=E8vre dans le=20 sang (Splendor in the Grass, 1961), d'Elia Kazan. Au = d=E9but de sa=20 carri=E8re, ses r=F4les d'anti h=E9ros dans des films tels que = l'Ange de la=20 violence (All Fall Down, 1962), de Frankenheimer ou = Mickey One=20 (1965), d'Arthur Penn, = contribu=E8rent =E0=20 faire reconna=EEtre son talent. Cependant, il ne connut une = r=E9elle c=E9l=E9brit=E9=20 qu'=E0 partir de 1967 gr=E2ce =E0 Bonnie and Clyde, qui lui valut = l'oscar du=20 meilleur acteur pour son interpr=E9tation du r=F4le du gangster = Clyde Barrow.=20 Beatty devint, d=E8s lors, une figure importante d'Hollywood. Il = s'illustra=20 par la suite dans John MacCabe (John MacCabe and Mrs Miller, = 1971), de Robert Altman et =C0 = cause d'un=20 assassinat (The Parallax View, 1974), d'Alan J. Pakula. Pour le = film=20 Shampoo, portrait =E0 peine voil=E9 de l'acteur, r=E9alis=E9 par = Hal Ashby (1975),=20 il cumula les r=F4les de vedette, producteur et cosc=E9nariste. Il = ajouta =E0=20 ces fonctions celle de cor=E9alisateur, avec Buck Henry, pour Le = ciel peut=20 attendre (Heaven Can Wait, 1978), com=E9die qui eut un large = succ=E8s aupr=E8s=20 du public. Il remporta un immense succ=E8s avec le film Reds = (1981),=20 biographie passionn=E9e et brillamment d=E9taill=E9e du = journaliste John Reed,=20 pour laquelle il re=E7ut l'oscar du meilleur r=E9alisateur. Il = produisit,=20 r=E9alisa et fut l'interpr=E8te principal de Dick Tracy (1990), = adaptation =E0=20 gros budget de la bande dessin=E9e du m=EAme nom. Suivit Bugsy = (1991), de=20 Barry Levinson, o=F9 il avait pour partenaire Annette Bening, = qu'il =E9pousa=20 et avec laquelle il tourna par la suite dans Love Affair = (1994).

Becker, Jacques

Jacques = Becker
(1906-1960)
R=E9alisateur=20 fran=E7ais

N=E9 =E0 Paris, Jacques Becker = appartient =E0 une=20 riche famille bourgeoise et devient tr=E8s t=F4t un des = collaborateurs=20 r=E9guliers de Jean Renoir. Il = r=E9alise m=EAme pour=20 lui plusieurs =E9pisodes de la Vie est =E0 nous (1936). Il cosigne = =E9galement=20 avec Pierre Pr=E9vert le Commissaire est bon enfant (1934) et le = Gendarme=20 est sans piti=E9 (1934), d'apr=E8s les pi=E8ces de Georges = Courteline. Apr=E8s un=20 long m=E9trage termin=E9 et sign=E9 par Jean Stelli, l'Or du = Cristobal, 1939),=20 il devient metteur en sc=E8ne =E0 part enti=E8re avec un film = policier dynamique=20 interpr=E9t=E9 par Raymond Rouleau, Dernier Atout (1942), mais = s'impose=20 surtout avec son adaptation magistrale d'un roman de Pierre = V=E9ry, Goupi=20 Mains rouges (1943), puis avec un drame dans le milieu de la haute = couture, Falbalas (1945), toujours avec Raymond Rouleau.

Apr=E8s la Seconde Guerre mondiale, il tourne plusieurs = com=E9dies -=20 Antoine et Antoinette (1947), Rendez-vous de juillet (1949), = Edouard et=20 Caroline (1951) et Rue de l'estrapade (1953) - qui le distinguent = comme le=20 cin=E9aste fran=E7ais par excellence. Son go=FBt pour = l'observation de la=20 soci=E9t=E9 d'apr=E8s la Lib=E9ration, son regard sur ses = personnages, son talent=20 dans la direction d'acteurs et l'=E9quilibre parfait entre la = justesse=20 psychologique des dialogues et la minutie de sa mise en sc=E8ne=20 caract=E9risent cette s=E9rie qui met en sc=E8ne diverses classes = sociales.

Avec Casque d'or (1951), o=F9 Simone Signoret incarne avec = g=E9nie une=20 c=E9l=E8bre prostitu=E9e, il r=E9alise une chronique rigoureuse et = po=E9tique des=20 bas-fonds parisiens en 1900. Il signe ensuite le prototype du film = noir=20 fran=E7ais, Touchez pas au grisbi (1954), d'apr=E8s le roman = d=92Albert Simonin,=20 film qui relance la carri=E8re de Jean Gabin. Apr=E8s Ali Baba et = les quarante=20 voleurs (1954), une farce tourn=E9e pour Fernandel, et une = adaptation de=20 Maurice Leblanc, les Aventures d'Ars=E8ne Lupin (1957), avec = Robert=20 Lamoureux dans le r=F4le du gentleman cambrioleur, il r=E9ussit = avec=20 Montparnasse 19 (1958), un m=E9lodrame magnifique o=F9 G=E9rard = Philipe incarne=20 de fa=E7on path=E9tique le peintre Modigliani; il meurt juste = apr=E8s avoir=20 achev=E9 le Trou (1960), dont la rigueur et la sobri=E9t=E9 se = rapprochent du=20 style =E9pur=E9 de Robert Bresson.

Simone Signoret dans = Casque d'or de=20 Becker
Gr=E2ce au film de Jacques Becker, la prostitu=E9e = Marie,=20 surnomm=E9e =ABcasque d'or=BB (t, ci-contre) et l'ex-truand, = devenu charpentier,=20 Manda (Serge Reggiani) forment l'un des couples m=E9morables du = cin=E9ma=20 fran=E7ais. =C0 l'instar d'autres classiques du cin=E9ma = fran=E7ais (la R=E8gle du=20 jeu de Jean Renoir ou le = Plaisir de Max Ophuls pour ne = citer qu'eux),=20 Casque d'or (1951) fut un =E9chec commercial sans appel lors de sa = sortie.=20 Loin de c=E9der =E0 un pittoresque populaire qui aurait pu = facilement=20 rencontrer les faveurs du public, Jacques Becker choisit de mettre = en=20 sc=E8ne, avec sa minutie coutumi=E8re, un huis clos tragique et = des=20 personnages pi=E9g=E9s par leur condition sociale.

Becker : principaux = films

1934

Le = commissaire=20 est bon enfant, moyen m=E9trage
Le gendarme = est sans=20 piti=E9, moyen m=E9trage

1939

L=92Or du=20 Cristobal, film achev=E9 par Jean = Stelli

1942

Dernier=20 Atout

1943

Goupi Mains=20 rouges

1945

Falbalas

1947

Antoine et=20 Antoinette

1949

Rendez-vous de=20 juillet

1951

=C9douard et=20 Caroline
Casque d=92or

1953

Rue = de=20 l=92Estrapade

1954

Touchez pas au=20 grisbi
Ali Baba et les quarante = voleurs

1957

Les = Aventures=20 d=92Ars=E8ne Lupin

1958

Montparnasse=20 19

1960

Le=20 Trou

Beineix, Jean-Jacques

Jean-Jacques Beineix
(1946- = )
Cin=E9aste=20 fran=E7ais dont l=92originalit=E9, soulign=E9e autant que = d=E9cri=E9e, repose sur une=20 approche baroque de l=92image

N=E9 =E0 Paris, Jean-Jacques = Beineix s=92orienta=20 tr=E8s jeune vers le cin=E9ma, assistant notamment Claude Zidi sur = certaines de ses=20 productions. Son premier film, Diva (avec Richard Bohringer, = 1980),=20 variation sur un argument policier, se caract=E9risait par un = effort de=20 stylisation qu=92on ne rencontrait en France ni dans le film = d=92auteur ni=20 dans la production commerciale. Ce fut aussi le cas de la Lune = dans le=20 caniveau (avec G=E9rard Depardieu et Nastassja Kinski, 1983), = adaptation=20 ambitieuse d=92un roman de David Goodis, qui ne rencontra pas le = succ=E8s=20 escompt=E9. Avec 37=B0 2 le matin (1986), r=E9alis=E9 d=92apr=E8s = un livre de Philippe=20 Djian, il sut s=E9duire un tr=E8s large public en m=EAlant = sensualit=E9 et=20 trag=E9die, et permit =E0 B=E9atrice Dalle de faire ses premiers = pas=20 d=92actrice.

Ses ambitions s=92expriment sous des formes volontiers = m=E9taphoriques,=20 voire symboliques : Roselyne et les Lions (1989), suivi d=92I P 5 = (avec Yves=20 Montand, dont ce fut le dernier r=F4le, 1992), dont le titre = signifie =ABl=92=EEle=20 aux pachydermes=BB - cinqui=E8me film de l=92auteur. Parfois = critiqu=E9 pour son=20 esth=E9tique =ABpublicitaire=BB, Jean-Jacques Beineix fit = l=92unanimit=E9 avec=20 Assign=E9 =E0 r=E9sidence, un reportage sur l=92=E9crivain = Jean-Dominique Bauby qui,=20 souffrant d=92une paralysie totale cons=E9cutive =E0 un syndrome = neurologique,=20 dicta son livre le Scaphandre et le Papillon (1997) par des = battements de=20 paupi=E8re.

Bellocchio, Marco

Marco Bellocchio
(1939- = )
Cin=E9aste=20 italien

Il a fait irruption dans la mise = en sc=E8ne=20 avec un film retentissant, les Poings dans les poches (I Pugni in = tasca,=20 1966), une vigoureuse attaque contre la famille. D'autres satires=20 mordantes, violentes, tragiques ont pris pour cible l'=C9glise Au = nom du=20 p=E8re (Nel nome del padre, 1971) ou l'arm=E9e Marche triomphale = (Marcia=20 triomfale, 1976). Il a travaill=E9 plusieurs ann=E9es sur le monde = psychiatrique et a particip=E9 =E0 plusieurs films collectifs = orient=E9s =E0=20 gauche. Le Diable au corps (il Diavolo in corpo, 1986), qui lui a = permis=20 d'obtenir un large succ=E8s =E0 cause de certaines audaces = =E9rotiques, fut=20 suivi de quelques films qui ont d=E9=E7u le public et la = critique.

Bellocchio (Marco), les = Poings dans=20 les poches
Paola Pitagora et Lou Castel dans les Poings = dans les=20 poches (1965), vraisemblablement le chef-d'oeuvre de Marco = Bellocchio.=20 L'approche d=E9sacralisante et visionnaire des th=E8mes les plus = critiques et=20 complexes de la soci=E9t=E9 bourgeoise italienne - en particulier=20 l'institution de la famille - se retrouve dans toute la production = du=20 r=E9alisateur, mais le radicalisme et la rage exprim=E9s dans = cette premi=E8re=20 oeuvre n'ont jamais =E9t=E9 surpass=E9s.

Benbarka (Souheil)

Souheil Benbarka
(1942- = )
Cin=E9aste=20 marocain

Souheil Benbarka est n=E9 le 25 = D=E9cembre 1942 =E0=20 Tombouctou (Ancienne AOF, aujourd'hui Mali), d'une famille = originaire de=20 Goulimine, dans le Marocv du Sud. Etudes secondaires au Maroc, = puis =E9tudes=20 sup=E9rieures en Italie. Licenci=E9 en sociologie. Admis premier = au concours=20 du Centro Sperimentale (Rome), dont il sortira major de sa = promotion, qui=20 est celle de Bertolucci et = Sampieri. Premier=20 assistant de Valentino Orsini pour "Les damn=E9s de la terre" (I = dannati=20 della terra, 1968/1969), il va travailler en Italie pendant cinq = ans, avec=20 Pasolini, notamment = sur "Il=20 Vangelo secondo Mateo" (1965), "Edipo Re" (1967). Il tourne = quelques=20 courts m=E9trages dont trois seront couronn=E9s par la RAI : = "l'eau", "Ceux de=20 la mousson", et "Malika". Son premier long m=E9trage a re=E7u = trois=20 distinctions successives.

D=E8s "Mille et une mains", Souheil Benbarka; se veut = r=E9aliste et se=20 d=E9clare pr=E9occup=E9 par l'injustice sociale, l'exploitation et = l'oppression=20 dans le Monde. Il s'affirmait comme cin=E9aste profond=E9ment = marocain,=20 impr=E9gn=E9 d'une culture originelle vivante, irr=E9ductible =E0 = des sch=E9mas=20 ext=E9rieurs.

Filmographie

  • 1972 : Les Mille et une = Mains, long=20 m=E9trage;=20
  • 1975 : La guerre du p=E9trole n'aura = pas=20 lieu, long m=E9trage;=20
  • 1977 : Noces de sang, long = m=E9trage;=20
  • 1982 : Amok;=20
  • 1989 : Les feux du tambour

Bennani (Hamid)

Hamid Bennani
(1940- = )
Cin=E9aste=20 marocain

R=E9alisateur, N=E9 le 5 Novembre = 1940 =E0 Mekn=E8s.=20 Licence de philosophie. Formation technique de 1965 =E0 1967 =E0 = l'IDHEC=20 (Paris). Il a collabor=E9 =E0 l'=E9ph=E9m=E8re revue "Cin=E9ma 3". = Il r=E9alise quelques=20 courts m=E9trages pour la t=E9l=E9vision marocaine de 1968 =E0 = 1969 et depuis, des=20 courts m=E9trages de commande et des spots publicitaires. Le = succ=E8s de "Wechma" a =E9t=E9 tel = qu'il a =E9t=E9=20 impossible =E0 son auteur d'en produire d'autres au m=EAme niveau, = avec la=20 m=EAme originalit=E9.

Filmographie

  • 1969 : Coeur =E0 coeur (court m=E9trage);=20
  • 1970 : Tatouage (Wechma)

Bergman, Ingmar

Ingmar Bergman
(1918- = )
R=E9alisateur=20 su=E9dois, metteur en sc=E8ne et sc=E9nariste, chef de file du = cin=E9ma scandinave=20 contemporain

Fils d=92un pasteur = luth=E9rien, il fut=20 =E9lev=E9 dans une stricte religiosit=E9 appelant une vie de = refoulements et de=20 sacrifices. Le th=E9=E2tre de marionnettes allait =EAtre le = premier =E9chappatoire=20 d=92une enfance qui marqua toute son oeuvre. Bergman =E9tudia la = litt=E9rature=20 et l=92histoire de l=92art =E0 l=92universit=E9 de Stockholm, = avant de travailler=20 comme assistant metteur en sc=E8ne au Royal Opera. L=92une de ses = premi=E8res=20 pi=E8ces, la Mort de Punch (1942), attira l=92attention de la = soci=E9t=E9 de=20 production Svensk Filmindustri (SF), qui lui proposa un emploi de=20 sc=E9nariste en 1943. L=92ann=E9e suivante, le premier sc=E9nario = de Bergman,=20 Tourments, fut tourn=E9 par Alf Sj=F6berg. Il y met en sc=E8ne un = psychopathe=20 dans une Su=E8de neutre face au conflit mondialogue Tourments et = d=E9sespoirs=20 de toute une nation par le prisme d=92un personnage particulier : = l=92essence=20 de la technique bergmanienne =E9tait en germe.

=C9lev=E9 dans un milieu familial aust=E8re, entre la = s=E9v=E9rit=E9 d'un p=E8re=20 pasteur luth=E9rien et la froideur d'une m=E8re d=E9tach=E9e, le = jeune Ingmar=20 Bergman d=E9couvre la =AB lanterne magique=BB du cin=E9ma au sein = du foyer de sa=20 grand-m=E8re. Metteur en sc=E8ne de th=E9=E2tre (qu'il d=E9couvre = =E0 l'universit=E9)=20 tr=E8s vite applaudi, sc=E9nariste pour la Svensk Filmindustri, il = fait ses=20 premiers pas de cin=E9aste avec Crise (1945) et Il pleut sur notre = amour(1946) mais n'affirme pleinement son talent et sa ma=EEtrise = du langage=20 cin=E9matographique qu'avec la Prison (1948) et la Soif (1949). = Avec Jeux=20 d'=E9t=E9 (1951), Monika (1952) et Sourires d'une nuit d'=E9t=E9 = (1955), son g=E9nie=20 cin=E9matographie =E9clate de film en film et acc=E8de =E0 la = reconnaissance=20 internationale. Silence de Dieu, enfer de la vie conjuguale, = peinture de=20 la d=E9cadence bourgeoise, hantise du mal et absence du bien, = amour de la=20 musique et de la lumi=E8re d'=E9t=E9, l'oeuvre de Bergman, en = grande partie=20 autobiographique et profond=E9ment ancr=E9e dans les traumatismes = de=20 l'enfance, n'a cess=E9 d'entrelacer ou d'alterner ses inspirations = avec une=20 richesse stylistique in=E9puisable.

De 1944 =E0 1952, Bergman fut directeur artistique du = th=E9=E2tre de=20 H=E4lsingborg. Il y monta de nombreuses pi=E8ces (Ibsen, = Strindberg, Moli=E8re,=20 etc.) sous l=92approbation de la critique internationale. Durant = cette=20 p=E9riode, il r=E9alisa =E9galement Crise (Kris, 1946), pour la = soci=E9t=E9 de=20 production SF, dont le protagoniste est le portrait d=92un Bergman = anxieux,=20 aux prises avec l=92autorit=E9 tut=E9laire. La Prison (F=E4ngelse, = 1949), fut le=20 premier film =E9crit et r=E9alis=E9 par Bergman. Empreint de = pr=E9occupations=20 existentielles, il y affirma ce go=FBt de la narration qui lui = valut une=20 reconnaissance internationale. La fin de la d=E9cennie a amen=E9 = le th=E8me du=20 couple en rupture, dans la tradition de l=92univers de Strindberg = : la Soif=20 / la Fontaine d=92Ar=E9thuse (T=F6rst) et Vers la joie (Till = gl=E4dje, 1950). Les=20 films suivants allaient =EAtre la synth=E8se th=E9matique de cet = univers, en un=20 traitement toujours satirique : une r=E9flexion sur la = toute-puissance d=92un=20 Dieu vengeur face =E0 des couples qui se d=E9battent pour donner = un sens =E0=20 leur vie. La Nuit des forains (Gycklarnas afton, 1953) fut mal = accueilli=20 dans son pays natal tant la critique sociale fut cinglante. En = revanche,=20 le Septi=E8me Sceau (Det sjunde inseglet, 1956), immense = all=E9gorie sur la=20 vie et la mort, Dieu face =E0 l=92holocauste, connut un succ=E8s = international.=20 Il r=E9alisa =E0 la suite quatre films importants : les Fraises = sauvages=20 (Smultronst=E4llet, 1957), Au seuil de la vie (N=E4ra livet, = 1958), le Visage=20 (Ansiktet, 1958) et la Source (Jungfruk=E4llan, 1960). Le film = Persona=20 (1966), avec son prologue incoh=E9rent, ses sym=E9tries = construites, ses=20 prises de vues rapproch=E9es et la quasi-inexistence du son et de = la=20 musique, r=E9sume l=92inspiration aust=E8re et psychanalytique des = ann=E9es=20 1960.

Dans les ann=E9es 1970, le cin=E9ma de Bergman acquit une = dimension=20 internationale, avec des films tels que : Cris et Chuchotements=20 (Viskningar och rop, 1973) ; la Fl=FBte enchant=E9e = (Trollflj=F6ten, 1975) ;=20 Sonate d=92automne (The Autumn Sonata, 1978) ; Sc=E8nes de la vie = conjugale=20 (Scener ur ett =E4ktenskap, 1973) ; Face-=E0-Face (Ansikte mot = ansikte, 1976)=20 ; mais aussi ses mises en sc=E8ne pour le th=E9=E2tre : le Canard = sauvage (1972)=20 ou le Misanthrope (1973). Bergman travailla =E9galement pour la = t=E9l=E9vision=20 en adaptant par exemple les Sc=E8nes de la vie conjugale. Au cours = des=20 ann=E9es 1980, Bergman r=E9alisa plusieurs films et continua = =E9galement =E0 faire=20 de la mise en sc=E8ne pour le th=E9=E2tre su=E9dois. Fanny et = Alexandre (Fanny or=20 Alexander, 1982) propose, au travers des yeux d=92un enfant, = l=92itin=E9raire=20 biographique et artistique du cin=E9aste.

Plus r=E9cemment, Bergman publia des r=E9cits autobiographiques = : Lanterna=20 magica, en 1987 et Images, en 1990, ainsi que deux sc=E9narios = dont les=20 Meilleures Intentions (r=E9alis=E9 par Bille August), en 1993.

Les Fraises = sauvages
Ici=20 l'acteur et r=E9alisateur su=E9dois Victor = Sj=F6str=F6m

Ingmar Bergman re=E7ut =E9galement plusieurs r=E9compenses dont = l=92Ours d=92or=20 au festival de Berlin, en 1958 ; la Plaque d=92or de la Swedish = Academy, en=20 1958 ; l=92oscar du meilleur film =E9tranger, en 1961 et en 1962 ; = prix=20 Erasmus, aux Pays-Bas, en 1965. Il fut =E9galement nomm=E9 Docteur = honoris=20 causa en philosophie =E0 l=92universit=E9 de Stockholm, en = 1975.

Berkeley, Busby

Busby = Berkeley
(1895-1976)
Cin=E9aste et=20 chor=E9graphe am=E9ricain

N=E9 =E0=20 Los Angeles dans une famille de professionnels du spectacle, = William=20 Berkeley Enos, dit Busby Berkeley, int=E8gre =E0 douze ans = l'Acad=E9mie=20 militaire de Mohegan lake, d=92o=F9 il sort dipl=F4m=E9 en 1914. = Apr=E8s la Premi=E8re=20 Guerre mondiale, il commence une carri=E8re de com=E9dien, puis = s'oriente vers=20 la mise en sc=E8ne de spectacles musicaux =E0 Broadway, o=F9 il se = taille en une=20 vingtaine de spectacles une excellente r=E9putation de = chor=E9graphe.

Berkeley arrive =E0 Hollywood en 1929, et dirige les ballets de = Whoopee=20 (1930), r=E9alis=E9 par Thorton Freeland avec le chanteur = fantaisiste Eddie=20 Cantor en vedette. Il chor=E9graphie ensuite d=92autres films avec = Cantor,=20 tels Palmy Days (1931) d=92Edward Sutherland, le Kid d'Espagne = (Kid from=20 Spain, 1932) de Leo McCarey, et Roman = Scandals=20 (1933) de Frank Tuttle. Il collabore =E9galement =E0 la s=E9rie = des Gold Diggers=20 (les Chercheuses d'or), assurant m=EAme la r=E9alisation de Gold = Diggers of=20 1935. Il signe aussi les chor=E9graphies de l'Oiseau de paradis = (Bird of=20 Paradise, 1932) de King Vidor, de 42e = Rue (42nd=20 Street, 1933), Prologues (Footlight Parade, 1933), Wonder Bar = (1934), =C0=20 Caliente (In Caliente, 1935), Call me Mister (1951) tous = r=E9alis=E9s par=20 Lloyd Bacon, de Dames (1934) et The Singing Marine (1937) = tourn=E9s par Ray=20 Enright, ainsi que de la Premi=E8re Sir=E8ne (Million Dollar = Mermaid, 1952) -=20 avec la nageuse Esther Williams - et de Rose Marie (1954), = r=E9alis=E9s par=20 Mervyn LeRoy.

Busby Berkeley =E9crivit = des com=E9dies=20 musicales pour Hollywood

Il a essentiellement travaill=E9 pour deux firmes, la Warner = Bros et, =E0=20 partir de 1939, la Metro-Goldwyn-Mayer o=F9 il est rest=E9 = jusqu=92en 1954.

Le style =ABg=E9om=E9trique=BB de Berkeley, grand cr=E9ateur de = formes et ma=EEtre=20 incontest=E9 de la com=E9die musicale, est remarquable pour son = utilisation=20 des =ABgirls=BB comme =E9l=E9ments d=92une architecture vivante = dont les figures se=20 forment et se d=E9forment au fil de stup=E9fiants mouvements de = cam=E9ra. Ce=20 style n=92a d=92ailleurs jamais chang=E9; Berkeley se contentant = de mettre au=20 point des effets toujours plus =E9poustouflants. Ses = pr=E9parations=20 soigneusement d=E9taill=E9es lui ont permis de tourner des = plans-s=E9quences=20 particuli=E8rement longs, spectaculaires et =E9labor=E9s.

Berlanga, Luis = Garc=EDa

Luis Garc=EDa Berlanga
(1921- = )
Cin=E9aste=20 espagnol de l'apr=E8s-guerre qui sut imposer son style sous la = dictature=20 franquiste

Berlanga est n=E9 =E0=20 Valence dans une famille appartenant =E0 la classe moyenne; son = p=E8re, homme=20 politique r=E9publicain, devint l'adversaire de Franco.

Apr=E8s avoir pass=E9 quelque temps dans l'arm=E9e, Berlanga = retourna en=20 Espagne et suivit des =E9tudes de cin=E9ma =E0 Madrid. Com=E9die = =E0 succ=E8s, son=20 deuxi=E8me film, Bienvenue, Mr Marshall (Bienvenido Mr Marshall, = 1952),=20 d=E9peint un village pauvre espagnol se transformant en une = caricature de=20 l'Espagne, avec force joueurs de guitare, danseurs de flamenco et = combats=20 de taureaux, dans le dessein d'attirer les capitaux du plan = Marshall. =C0 la=20 fois tendre et caustique, cette r=E9alisation pr=E9sente une = structure=20 caract=E9ristique de l'oeuvre de Berlanga : calme au d=E9but, le = film prend=20 une tournure effr=E9n=E9e par la suite pour s'achever dans une = qui=E9tude toute=20 relative. Placido (1961) est une satire mordante sur l'hypocrisie = sociale;=20 le Bourreau (el Verdugo, 1963), histoire d'un bourreau terrifi=E9 = par la=20 violence, porte un regard ironique sur la condition humaine. Ce = film=20 remporta le prix de la critique au Festival de Venise et fut = d=E9sign=E9 en=20 1976 meilleur film espagnol de tous les temps.

Le plus gros succ=E8s de Berlanga fut La Carabine nationale (La = Escopeta=20 nacional, 1977), film se d=E9roulant en 1962 et dans lequel une = partie de=20 chasse organis=E9e par un homme d'affaires ambitieux tourne mal. = Le film fut=20 suivi de deux autres =E9pisodes qui eurent =E9galement du succ=E8s = : Patrimoine=20 national (Patrimonio nacional, 1980) et Nacional III (1982). = L'ann=E9e 1984=20 vit la sortie en salle de La Vaquilla : r=E9alis=E9e en 1960, = Franco avait=20 interdit cette fable sur la guerre civile relatant les aventures = de cinq=20 soldats r=E9publicains essayant de voler une vache. Depuis 1975, = Berlanga=20 dirige la Filmoteca nacional.

Berri, Claude

Claude Berri
(1934- )
Cin=E9aste = et=20 producteur fran=E7ais pass=E9 de la chronique intimiste, en grande = partie=20 autobiographique, =E0 la com=E9die de moeurs, puis =E0 la = production de films de=20 prestige adapt=E9s d=92oeuvres litt=E9raires

De son vrai nom Claude Langman, = Claude Berri=20 est n=E9 =E0 Paris. Il d=E9buta comme acteur, mais c=92est la mise = en sc=E8ne=20 cin=E9matographique qui lui apporta la cons=E9cration. Apr=E8s le = Poulet (1963),=20 un court-m=E9trage distingu=E9 =E0 Venise et r=E9compens=E9 par un = oscar =E0=20 Hollywood, il signa avec le Vieil Homme et l=92Enfant (1967) son = premier=20 long-m=E9trage, offrant =E0 Michel Simon l=92un de ses meilleurs = r=F4les. Le film=20 fut un double succ=E8s, commercial et critique. Dans cette m=EAme = ligne,=20 partiellement autobiographique, il tourna ensuite Mazel Tov ou le = Mariage=20 (1968) et le Pistonn=E9 (1970). Quelques com=E9dies de moeurs de = qualit=E9 plus=20 discutable suivirent alors (le M=E2le du si=E8cle, 1975; Un moment = d=92=E9garement, 1977; Je vous aime, 1980), puis un film = d=92ambiance =E0 th=E8me=20 policier, Tchao Pantin (1983), avec Coluche dans un r=F4le = dramatique=20 nouveau pour lui.

Berri (Claude),=20 Germinal
Germinal (1993) de Claude Berri.

Ouvrier socialiste, =C9tienne Lantier d=E9couvre dans le Nord = la mis=E8re des=20 mineurs exploit=E9s. Il organise une gr=E8ve g=E9n=E9rale, qui = d=E9g=E9n=E8re et=20 s'ach=E8ve dans la violence. Troisi=E8me adaptation (apr=E8s = celles d'Albert=20 Capellani en 1913 et d'Yves All=E9gret en 1962) du roman d'=C9mile = Zola paru=20 en 1885, le film de Claude Berri permit au chanteur Renaud de = faire ses=20 premiers pas de com=E9dien, entour=E9 d'acteurs confirm=E9s comme = G=E9rard=20 Depardieu, Miou-Miou et Jean Carmet.

Claude Berri se lan=E7a au milieu des ann=E9es 1980 dans une = s=E9rie de films=20 adapt=E9s d=92oeuvres litt=E9raires c=E9l=E8bres, telles Jean de = Florette et Manon=20 des sources (avec G=E9rard Depardieu et Yves Montand, 1986), = d=92apr=E8s ,=20 Uranus (avec Philippe Noiret, 1991), d=92apr=E8s Marcel Aym=E9 et = Germinal (avec le=20 chanteur Renaud, 1993), d=92apr=E8s =C9mile Zola. En 1996, il = signa Lucie=20 Aubrac, fresque ambitieuse, inspir=E9e de la vie de deux h=E9ros = de la=20 R=E9sistance, qui ne rencontra pas le succ=E8s escompt=E9.

Rarement disponible comme acteur, il fut n=E9anmoins Stan the = Flasher=20 sous la direction de Serge Gainsbourg en 1990. Sa soci=E9t=E9, = Renn=20 Production, a produit des com=E9dies et quelques films =E0 la fois = prestigieux=20 et commerciaux comme l=92Ours (1988) et l=92Amant (1992), de Jean-Jacques Annaud = et la Reine=20 Margot (1994), de Patrice Ch=E9reau, = avant d=92=EAtre=20 reprise par le groupe Path=E9/Chargeurs R=E9unis. Son fils, Thomas = Langman,=20 est =E9galement acteur.

Berry, John

John Berry
(De son vrai nom Jack=20 Szold)
(1917-1999)
Cin=E9aste et acteur = am=E9ricain

N=E9 dans le Bronx (New York), = John Berry=20 conna=EEt une enfance d=E9favoris=E9e. Tr=E8s jeune, il devient = com=E9dien et fait=20 du music-hall, puis entre dans la troupe du Shakespeare = Fellowship. Il=20 travaille ensuite avec Orson Welles comme = acteur et=20 assistant au Mercury Theater, puis s'oriente vers la mise en = sc=E8ne de=20 th=E9=E2tre. Il r=E9alise parall=E8lement un documentaire sur les = =E9lections=20 pr=E9sidentielles, Tuesday in November (1942).

Il se fixe ensuite =E0 Hollywood, o=F9 John Houseman lui permet = de faire=20 ses premiers films, Miss Susie Slagle=92s (1946) avec Veronika = Lake et Cross=20 my Heart (1946) avec Betty Hutton. Dans From This Day Forward = (1946), il=20 commence =E0 mettre au jour ses pr=E9occupations sociales et ses = affinit=E9s=20 esth=E9tiques avec le courant n=E9or=E9aliste. Il tourne ensuite = une version=20 musicale de P=E9p=E9 le Moko, Casbah (1948), puis signe deux films = noirs,=20 Tension (1949) et Menaces dans la nuit (He Ran All The Way, 1951), = dans=20 lequel John Garfield appara=EEt pour la derni=E8re fois =E0 = l=92=E9cran.

Politiquement tr=E8s engag=E9, il r=E9alise - =E0 la demande de = son ami Edward Dmytryk - The = Hollywood=20 Ten (1950), un documentaire en faveur des victimes de la = Commission des=20 activit=E9s anti-am=E9ricaines men=E9e par le s=E9nateur McCarthy = et l'avocat=20 Richard Nixon, avant d=92=EAtre d=E9nonc=E9 comme communiste par = le m=EAme Dmytryk.

Inscrit sur la liste noire d=92Hollywood et contraint =E0 = l'exil, il vit=20 d'exp=E9dients en Angleterre, puis en France, avant de diriger = Eddie=20 Constantine dans =C7a va barder (1955) et Je suis un sentimental = (1955), qui=20 obtiennent un grand succ=E8s populaire.

Berry s=92installe ensuite en France, et met en sc=E8ne = Fernandel dans Don=20 Juan (1956), Curd Jurgens et Jean = Servais dans=20 Tamango (1958), puis Dario Moreno dans le d=E9lirant O Qu=E9 Mambo = (1958).=20 Apr=E8s avoir sign=E9 Maya (1966), il r=E9alise une com=E9die = burlesque intitul=E9e=20 =C0 tout casser (1969), avec Eddie Constantine et Johnny Hallyday; = mais le=20 film ayant =E9t=E9 enti=E8rement remani=E9 au montage par le = producteur, Berry,=20 indign=E9, fait retirer son nom du g=E9n=E9rique.

Il vit pendant plusieurs ann=E9es de ses cachets de com=E9dien = sp=E9cialis=E9=20 dans la post-synchronisation, puis rentre aux =C9tats-Unis pour = tourner un=20 film enti=E8rement interpr=E9t=E9 par des com=E9diens noirs, = Claudine (1974), qui=20 t=E9moigne de la pers=E9v=E9rance de son engagement en faveur de = la communaut=E9=20 afro-am=E9ricaine.

Berry r=E9alise ensuite Thieves (1978) et The Bad New Bears Go = To Japan=20 (1978), puis revient en France o=F9 il signe Voyage =E0 Paimpol = (1985),=20 interpr=E9t=E9 par Myriam Boyer et Michel Boujenah, avant de = tourner un=20 nouveau film noir : Il y a maldonne (1988). Il repart ensuite =E0 = Hollywood=20 pour le tournage d=92A Captive in the Land (1990) et fait, d=E8s = lors, de=20 fr=E9quents allers et retours entre Paris et son pays = d=92origine.

Berry a =E9galement mont=E9 de nombreuses pi=E8ces de = th=E9=E2tre. Juste avant sa=20 mort, ce cin=E9aste atypique et passionn=E9 a r=E9alis=E9 un = dernier film, Boesman=20 et Lena (1999).

Bertolucci,=20 Bernardo

Bernardo = Bertolucci
(1941-=20 )
Sc=E9nariste et cin=E9aste italien

N=E9 =E0 Parme, fils du po=E8te = Attilio Bertolucci et=20 po=E8te lui-m=EAme, Bernardo Bertolucci fait ses =E9tudes =E0 = l'universit=E9 de=20 Rome, puis devient l'assistant-r=E9alisateur de Pier Paolo Pasolini, = avec lequel=20 il =E9crit la Commare secca (1962), dont il assure la mise en = sc=E8ne. Il=20 tourne son deuxi=E8me film, Prima della rivoluzione (1964), = inspir=E9 de la=20 Chartreuse de Parme de Stendhal, et impose ainsi son go=FBt pour=20 l'adaptation des classiques de la litt=E9rature. On y trouve = d=E9j=E0=20 l'=E9vocation de l'ambivalence politique et de l'ambigu=EFt=E9 = sexuelle, dans un=20 style de mise en sc=E8ne caract=E9ris=E9 par un rythme proche de = la=20 chor=E9graphie, servi par des mouvements de cam=E9ra = sophistiqu=E9s et des=20 effets de montage qui feront de ses oeuvres =E0 venir de = v=E9ritables op=E9ras=20 film=E9s.

Bertolucci, le Dernier=20 Empereur
Bernardo Bertolucci, le Dernier Empereur (The Last = Emperor=20 / L'Ultimo imperatore), 1987.

Retra=E7ant la vie du dernier empereur de Chine, Pu Yi, le film = de=20 Bertolucci, vaste fresque de pr=E8s de trois heures, re=E7ut un = accueil=20 critique et populaire triomphal.

Apr=E8s deux documentaires, la Via del petrolio (1966) et il = Canale=20 (1966), il dirige Pierre Cl=E9menti = dans un film=20 d'avant-garde provocateur et surr=E9aliste (Partner, 1968), = travaille avec=20 Julian Beck et le Living Theatre pour Agonia, son sketch dans le = film=20 collectif la Contestation (Amore e rabbia, 1969), et tourne pour = la=20 t=E9l=E9vision la Strat=E9gie de l'araign=E9e (la Strategia del = ragno, 1970),=20 d'apr=E8s Jorge Luis Borges. Il obtient son premier succ=E8s = international=20 avec une adaptation du roman d'Alberto Moravia, le Conformiste (il = Conformista, 1971), qui raconte la trajectoire d'un homme = tranquille qui=20 =E9pouse les th=E9ories du fascisme et y trouve un exutoire =E0 = ses pulsions. Le=20 film est nomin=E9 pour les oscars dans la cat=E9gorie meilleur = film =E9tranger=20 et permet =E0 Jean-Louis Trintignant de se distinguer dans une = composition=20 impressionnante de v=E9rit=E9 dramatique.

Apr=E8s un bref retour au documentaire (la Salute =E8 malata et = I poveri=20 muoiono prima, 1971), il dirige Marlon Brando et Maria Schneider = dans le=20 Dernier Tango =E0 Paris (Ultimo Tango a Parigi, 1972), film = d'amour fou et=20 de passion, aux lumi=E8res diffuses, qui vaut =E0 Bertolucci des = d=E9m=EAl=E9s avec=20 la justice de son pays. Le succ=E8s de scandale du film contribue = pour=20 beaucoup =E0 la notori=E9t=E9 mondiale de son auteur et lui permet = surtout de=20 r=E9aliser 1900 (Novecento, 1976), une fresque =E0 tr=E8s gros = budget sur la=20 mont=E9e du fascisme, avec une distribution =E9clatante (Robert De = Niro,=20 G=E9rard Depardieu, Donald Sutherland, Burt Lancaster, Sterling = Hayden,=20 Laura Betti, Dominique Sanda). Mais le film est un terrible = =E9chec=20 commercial.

Il revient =E0 un cin=E9ma plus intime avec la Luna (1979), = renouant ainsi=20 avec le climat =E9trange, trouble, path=E9tique et po=E9tique de = ses premi=E8res=20 oeuvres, puis dirige Ugo Tognazzi dans une fable pessimiste et = grave, la=20 Trag=E9die d'un homme ridicule (la Tragedia di un uomo ridicolo, = 1981). Il=20 s=92essaie =E0 nouveau au film historique, avec le tr=E8s = ambitieux et=20 spectaculaire Dernier Empereur (The Last Emperor, l'Ultimo = Imperatore,=20 1987), r=E9compens=E9 par neuf oscars =E0 Hollywood, dont celui du = meilleur=20 film, du meilleur r=E9alisateur et du meilleur cosc=E9nariste. = Apr=E8s cette=20 superproduction, il reste =E0 Hollywood et adapte le roman de Paul = Bowles Un=20 th=E9 au Sahara (The Sheltering Sky, 1990), puis tourne =E0 = nouveau une=20 fresque historique et philosophique avec Little Buddha (1993, = film=E9 en=20 partie =E0 Bhaktapur, au N=E9pal), avant de rentrer en Italie afin = de r=E9aliser=20 Beaut=E9 vol=E9e (Stealing Beauty, 1996), puis le bouleversant = Shandura=EF=20 (1998).

Bertolucci a =E9galement =E9t=E9 cosc=E9nariste d=92Il =E9tait = une fois dans=20 l'Ouest (C'era una volta il west, 1968) de Sergio Leone.

Besson, Luc

Luc Besson
(1959- = )
Sc=E9nariste, producteur=20 et r=E9alisateur, consid=E9r=E9 comme le plus =ABhollywoodien=BB = des cin=E9astes=20 fran=E7ais

N=E9 =E0 Paris, Luc Besson d=E9bute = comme stagiaire=20 en France et =E0 Hollywood, puis travaille comme assistant = r=E9gisseur du=20 r=E9alisateur fran=E7ais Claude Faraldo. Alors qu=92il n=92a que = 24 ans, il=20 rencontre l'acteur Pierre Jolivet, avec qui il =E9crit, produit et = r=E9alise=20 son premier long m=E9trage : le Dernier Combat (1983), un film de=20 science-fiction rigoureux et lyrique, tourn=E9 en Cin=E9maScope et = en noir et=20 blanc.

Deux hommes s'affrontent lors de championnats de plong=E9e en = apn=E9e :=20 l'Italien Enzo Molinari, un colosse barbu et dominateur, et le = Fran=E7ais=20 Jacques Mayol, un jeune homme r=EAveur et secret, qui ne vit que = pour=20 l'amour de la mer et l'amiti=E9 des dauphins. La qualit=E9 de la = photographie=20 et de la musique, et la po=E9sie du sc=E9nario ont fait du = troisi=E8me=20 long-m=E9trage de Luc Besson, pr=E9sent=E9 au festival de Cannes = en 1988, l'un=20 des plus grands succ=E8s du cin=E9ma fran=E7ais de ces dix = derni=E8res ann=E9es.=20 Malgr=E9 les r=E9ticences de la critique, le cin=E9aste sut = s=E9duire et fid=E9liser=20 une g=E9n=E9ration enti=E8re de spectateurs, comme en t=E9moigne = l'accueil=20 extraordinaire r=E9serv=E9 au Cinqui=E8me =C9l=E9ment en 1997.

D=E8s son deuxi=E8me film, Subway (1985), la Gaumont lui = attribue un budget=20 confortable, ce qui lui permet de r=E9unir de grandes vedettes = fran=E7aises,=20 notamment Isabelle Adjani, Christophe Lambert, Jean-Hugues = Anglade,=20 Richard Bohringer et Michel Galabru. L=92action du film se = d=E9roule dans le=20 m=E9tro parisien - qu=92il d=E9crit avec un onirisme savant -, = dans des d=E9cors=20 con=E7us par Alexandre Trauner; un soin extr=EAme est apport=E9 = =E0 la mise en=20 sc=E8ne et au =ABlook=BB de ces personnages marginaux. Ce film, = rythm=E9 par une=20 musique - =E0 l=92image de son r=E9alisateur -, s=E9duit surtout = un public jeune,=20 qui le sacralise trois ann=E9es plus tard pour le Grand Bleu = (1988), un film=20 sur la magie des profondeurs marines, construit sur la base d=92un = concours=20 de plong=E9e en apn=E9e entre deux amis d=92enfance, avec en toile = de fond une=20 histoire d=92amour. Besson signe deux montages de dur=E9es = diff=E9rentes qui=20 remportent tous deux un succ=E8s imm=E9diat. Le Grand Bleu = r=E9v=E8le au public=20 Jean Reno, acteur fran=E7ais f=E9tiche de Besson qui = l=92accompagne depuis le=20 Dernier Combat, et Jean-Marc Barr, dans un premier r=F4le. Le = Grand Bleu,=20 dont la bande originale est sign=E9e, comme =E0 l=92accoutum=E9e = dans les films de=20 Besson, par =C9ric Serra, devient une oeuvre-culte pour toute une=20 g=E9n=E9ration, malgr=E9 les s=E9v=E8res critiques de la = profession. Besson tente de=20 prolonger l'effet de mode du Grand Bleu en r=E9alisant un = documentaire=20 subaquatique et musical, Atlantis (1991), qui n=92obtient pas le = succ=E8s=20 escompt=E9.

Mais, entre-temps, Besson, dont la principale qualit=E9 est de = flairer=20 l=92air du temps et de pressentir les modes, s'oriente vers un = cin=E9ma=20 policier d'une grande violence avec Nikita (1990), un film qui = r=E9unit Anne=20 Parillaud, Tcheky Karyo, Jean-Hugues Anglade et Jean Reno, autour = d=92un=20 sc=E9nario peu cr=E9dible mais bien ficel=E9 : au cours du = cambriolage d=92une=20 pharmacie, une jeune fille drogu=E9e de 20 ans et ses amis se font = surprendre par la police; il s=92ensuit une fusillade sanglante au = cours de=20 laquelle la jeune fille abat un policier; condamn=E9e =E0 = perp=E9tuit=E9, elle est=20 plac=E9e dans un d=E9partement particulier du gouvernement o=F9 un = march=E9 lui=20 est propos=E9 : la libert=E9, si elle accepte en contrepartie de = devenir un=20 agent secret charg=E9 d=92=E9liminer certaines personnes = g=EAnantes pour le=20 gouvernement. =C0 la suite du succ=E8s remport=E9 par ce film, = Besson signe un=20 deuxi=E8me film du m=EAme genre, L=E9on (1994). Cette oeuvre, = tourn=E9e =E0 New=20 York, oppose Jean Reno - dans le r=F4le d=92un tueur =E0 gages au = coeur tendre,=20 pris soudainement d=92un sentiment paternaliste =E0 l=92=E9gard = d=92une fillette=20 (interpr=E9t=E9e par Nathalie Portman) dont les parents ont = =E9t=E9 assassin=E9s - =E0=20 la star hollywoodienne Gary Oldman, un flic =ABripoux=BB. Ce film, = assez=20 violent, mais bien dans l=92air du temps, l'impose comme un = r=E9alisateur de=20 premi=E8re importance dans le monde entier.

Jean-Marc Barr et Jean = R=E9no dans le=20 Grand Bleu (1988) de Luc Besson

Il filme ensuite une superproduction sur un sujet de = science-fiction :=20 le Cinqui=E8me =C9l=E9ment (1997), avec Bruce Willis, Gary Oldman, = Ian Holm et=20 Milla Jovovich (un mannequin tr=E8s en vogue) en vedettes. La = bande=20 originale est, comme =E0 l=92accoutum=E9e, sign=E9e par =C9ric = Serra, les d=E9cors=20 sont inspir=E9s des bandes dessin=E9es de Moebius, et les costumes = portent la=20 griffe de Jean-Paul Gaultier. Sur la base d=92un sc=E9nario tr=E8s = classique de=20 fin du monde, que le h=E9ros parviendra in extremis =E0 =E9viter, = le film,=20 truff=E9 d=92effets sp=E9ciaux, de romantisme et d=92humour, = exploite toutes les=20 ficelles d=92un bon film du genre. C=92est un parfait succ=E8s = commercial et=20 international.

Puis vient son dernier film, sorti en 1999, d=92un tout autre = genre :=20 Jeanne d=92Arc, avec l=92ex-mannequin Milla Jovovich, John = Malkovich et Faye=20 Dunaway dans les r=F4les principaux.

Besson a aussi =E9t=E9 le producteur de Kamikaze (1986) de = Didier Grousset,=20 et de Taxi (1998) de G=E9rard Pir=E8s.

Bilal, Enki

Enki Bilal
(1951- )
Dessinateur = et=20 sc=E9nariste de bandes dessin=E9es fran=E7ais d=92origine = yougoslave

.N=E9 =E0 Belgrade, Bilal arrive = tr=E8s t=F4t en=20 France, o=F9 il devient rapidement c=E9l=E8bre. Entr=E9 =E0 vingt = ans au journal=20 Pilote, apr=E8s des =E9tudes de dessin, il rencontre, en 1975, le = sc=E9nariste=20 Pierre Christin, avec qui il compose plusieurs albums, qui = m=EAlent=20 fantastique et politique-fiction : la Croisi=E8re des oubli=E9s = (1975), le=20 Vaisseau de Pierre (1976), la Ville qui n=92existait pas (1977), = les=20 Phalanges de l=92ordre noir (1979), Partie de chasse (1983). = Reconnu comme=20 l=92un des meilleurs dessinateurs r=E9alistes contemporains, il = collabore au=20 journal M=E9tal hurlant, puis publie plusieurs albums qu=92il = =E9crit seul : la=20 Femme pi=E8ge (1986), Froid =C9quateur (1992), le Sommeil du = monstre (1998),=20 ou en collaboration : Un si=E8cle d=92amour (avec Dan Franck, = 1999). Artiste=20 polyvalent, Bilal exerce son talent sur d=92autres supports : le = cin=E9ma - il=20 participe, avec Alain Resnais, au = film La vie est=20 un roman (1982) et r=E9alise seul le long m=E9trage Bunker Palace = H=F4tel (1989)=20 -, mais aussi la photo et l=92illustration.

Pierre Christin et Enki = Bilal, Partie=20 de chasse, 1983
De hauts dignitaires de l'ancienne Union = sovi=E9tique=20 se retrouvent en Pologne pour une chasse en for=EAt qui se = terminera de=20 fa=E7on dramatique. Le trait sombre et pesant de Bilal s'accorde=20 parfaitement =E0 la violence psychologique du sc=E9nario de = Christin..

Voir cin=E9ma = d'animation

Blain, G=E9rard

G=E9rard Blain
(1930- )
Acteur = et=20 r=E9alisateur fran=E7ais

N=E9 =E0 Paris, G=E9rard Blain = obtient ses premiers=20 r=F4les au cin=E9ma dans les Fruits sauvages (1953) de Herv=E9 = Bromberger, Avant=20 le d=E9luge (1954) d=92Andr=E9 Cayatte, = Voici le temps des=20 assassins (1956) de Julien Duvivier, = Crime et=20 Ch=E2timent (1956) de Georges Lampin et les Jeunes Maris (Giovani = Mariti,=20 1957) de Mauro Bolognini. Fran=E7ois Truffaut = le dirige=20 ensuite dans son premier film, les Mistons (1958), et Claude Chabrol en = fait une=20 vedette, aux c=F4t=E9s de Jean-Claude Brialy, dans le Beau Serge = (1958), film=20 phare de la Nouvelle Vague, et dans les Cousins (1958).

En Italie, Carlo Lizzani lui donne les premiers r=F4les dans le = Bossu de=20 Rome (Il Gobbo, 1960) et de Traqu=E9s par la Gestapo (l=92Oro di = Roma, 1961).=20 Il joue =E9galement dans la Rue des amours faciles (Via Margutta, = 1960) de=20 Mario Camerini, et = dans les=20 Dauphins (i Delfini, 1960) de Francesco Maselli. Faisant un bref = passage =E0=20 Hollywood, il appara=EEt =E9galement dans Hatari ! (1962) de Howard Hawks.

Il tourne encore dans Un homme de trop (1966) de Costa-Gavras, Joe = Caligula (1967)=20 de Jos=E9 B=E9naz=E9raf, l=92Ami am=E9ricain (Der Amerikanische = Freunde, 1976) de Wim Wenders, la = Machine (1977) de=20 Paul Vecchiali et la = Flambeuse=20 (1980) de Rachel Weinberg.

Parall=E8lement =E0 sa carri=E8re d=92acteur, il passe =E0 la = r=E9alisation avec=20 les Amis (1971) - l=E9opard d=92or au Festival de Locarno -, qui = pr=E9sente tous=20 les th=E8mes que son cin=E9ma ne cessera d=92aborder : = l=92enfance, la famille,=20 l=92argent, l=92arrivisme et la marginalit=E9. R=E9alis=E9s avec = une grande =E9conomie=20 de moyens, ses films se d=E9tournent du spectacle ou de la = psychologie pour=20 porter un regard plus direct sur le monde. Cette recherche = intransigeante=20 anime le P=E9lican (1974), fable pessimiste sur l=92amour d=92un = homme pour son=20 fils, et Un enfant dans la foule (1976), film en grande partie=20 autobiographique sur le trajet chaotique d=92un enfant pendant=20 l=92Occupation.

Apr=E8s Un second souffle (1978) et le Rebelle (1980), Blain = r=E9alise un=20 portrait t=E9l=E9vis=E9 de Michel Tournier en 1983. Il travaille = encore pour la=20 t=E9l=E9vision en adaptant la Fortune de Gaspard (1992), = d=92apr=E8s un r=E9cit de=20 la comtesse de S=E9gur.

D=E9crivant l=92idylle dramatique d=92un adolescent fran=E7ais = et d=92une=20 jeune Maghr=E9bine, G=E9rard Blain s=92attire avec Pierre et = Djemila (1987)=20 les foudres de certains critiques, qui le taxent de racisme. Par = la suite,=20 Jusqu=92au bout de la nuit (1995), sur le th=E8me de la vengeance, = exalte la=20 marginalit=E9 et le refus du capitalisme. Comme le d=E9montre la = vive=20 pol=E9mique provoqu=E9e au festival de Locarno par son r=E9cent = Ainsi soit-il=20 (1999), le temps ne semble pas avoir estomp=E9 les refus = d=E9sesp=E9r=E9s qui=20 animent l=92oeuvre de G=E9rard Blain.

Blasetti, Alessandro

Alessandro = Blasetti
(1900-1987)
Cin=E9aste=20 italien, l=92un des r=E9alisateurs les plus productifs des = ann=E9es trente et=20 quarante

Alessandro Blasetti est n=E9 =E0 = Rome. D=92abord=20 critique, il passa =E0 la r=E9alisation en 1928 avec Sole, qui = obtint un vrai=20 succ=E8s public et lui ouvrit les portes de la puissante = soci=E9t=E9 Cines. Sa=20 carri=E8re se poursuivit sous le r=E9gime fasciste, dont il fut, = avec Mario Camerini, le = meilleur=20 cin=E9aste. =C0 la diff=E9rence du nazisme, le fascisme italien = n=92a pas tent=E9 de=20 faire du cin=E9ma de fiction un instrument de propagande, ce qui = n=92a pas=20 pr=E9serv=E9 Blasetti de faire avec Vecchia guardia (1935) l=92un = des rares=20 films consacr=E9s =E0 la prise de pouvoir par Mussolini. Apr=E8s = Sole, il=20 r=E9alisa jusqu=92en 1942 une dizaine de films, dont Terra madre = (1930), 1860=20 (1933), qui relate l=92=E9pop=E9e de Garibaldi en Sicile, = Retroscena (1939) et=20 la Couronne de fer (la Corona di ferro, 1941).

Quatre pas dans les nuages (Quattro passi fra le nuvole, 1942) = le fit=20 conna=EEtre =E0 l=92=E9tranger et inaugura la deuxi=E8me partie de = sa carri=E8re, qui=20 le situe en mineur dans le courant n=E9or=E9aliste naissant. = Apr=E8s Un jour=20 dans la vie (Un giorno nella vita, 1946), il tourna une s=E9rie de = films =E0=20 sketches =E0 succ=E8s, notamment Heureuse =E9poque (Altri tempi, = 1952) et=20 Quelques pas dans la vie (Tempi nostri, 1954) et lan=E7a le couple = Sophia=20 Loren-Marcello Mastroianni, appel=E9 =E0 devenir c=E9l=E8bre, avec = Dommage que tu=20 sois une canaille (Peccato che sia una canaglia, 1955) et avec la = Chance=20 d=92=EAtre femme (la Fortuna di essere donna, 1955).

Il r=E9alisa en 1966 un film autobiographique, Moi, moi, moi = ... et les=20 autres (Io, io, io ... e gli altri), bilan distanci=E9 d=92une = carri=E8re d=E9j=E0=20 longue, et mani=E8re d=92en appr=E9cier l=92unit=E9. Durant ses = derni=E8res ann=E9es, il=20 se consacra exclusivement =E0 la t=E9l=E9vision.

Blier, Bertrand

Bertrand Blier
(1939- = )
Cin=E9aste et=20 =E9crivain fran=E7ais qui a d=E9but=E9 dans le documentaire avant = de signer des=20 films po=E9tiques et absurdes qui ont r=E9v=E9l=E9 G=E9rard = Depardieu et Patrick=20 Dewaere

N=E9 =E0 Boulogne-Billancourt, fils = du com=E9dien=20 Bernard Blier, Bertrand Blier d=E9bute comme = assistant-r=E9alisateur de Christian-Jaque. Son = premier long=20 m=E9trage, Hitler, connais pas! (1962), film-enqu=EAte sur la = jeunesse=20 fran=E7aise, =E0 l=92esprit d=E9lib=E9r=E9ment provocateur, est = suivi cinq ans plus=20 tard d=92un =E9chec dans le film de fiction : Si j=92=E9tais un = espion (1967). Il=20 se consacre alors =E0 l=92=E9criture, ne revenant =E0 la = r=E9alisation qu=92en 1974,=20 avec les Valseuses, adapt=E9 de son propre roman paru deux ans = plus t=F4t.=20 Joyeux, insolite et iconoclaste, le film marque un tournant dans = la=20 production cin=E9matographique fran=E7aise. Volontiers subversif, = parfois=20 cynique - voire misogyne -, Bertrand Blier pratique =E9galement = l=92humour=20 noir avec talent (Buffet froid, 1979).

Blier, les = Valseuses
Premier=20 film de Bertrand Blier, adapt=E9 de son roman =E9ponyme et = succ=E8s =E9ditorial,=20 les Valseuses annonce le ton du cin=E9aste Blier, critique = f=E9roce d'une=20 soci=E9t=E9 fran=E7aise conservatrice, et moraliste acide, auteur = de dialogues=20 satiriques m=E9morables. Le film est port=E9 tout entier par les = personnalit=E9s=20 de G=E9rard Depardieu, Miou-Miou et Patrick Dewaere, tous venus du = caf=E9-th=E9=E2tre.

Moraliste attach=E9 =E0 la fonction des dialogues et de = l=92interpr=E9tation,=20 mais peu soucieux de naturalisme, il abandonne peu =E0 peu le ton = de la=20 com=E9die qui caract=E9rise ses premi=E8res r=E9alisations = (Pr=E9parez vos=20 mouchoirs, avec Carole Laure, 1978; la Femme de mon pote, avec = Coluche,=20 1983) pour un ton plus grave (Beau-P=E8re, 1981; Merci la vie, = 1991; Un deux=20 trois soleil, 1993), souvent grin=E7ant (Notre histoire, avec = Alain Delon,=20 1984; Tenue de soir=E9e, 1986; Trop belle pour toi, 1988) et de = plus en plus=20 d=E9sabus=E9 (Mon homme, 1996).

Bogdanovich, Peter

Peter Bogdanovich
(1939- = )
Critique,=20 sc=E9nariste et metteur en sc=E8ne am=E9ricain

N=E9 =E0 Kingston (=C9tat de = New York), il=20 suit des cours de th=E9=E2tre, se fait reconna=EEtre dans les = milieux du th=E9=E2tre=20 =ABoff Broadway=BB, avant de devenir critique cin=E9matographique = au magazine=20 Esquire. Ayant acquis un v=E9ritable savoir encyclop=E9dique sur = l=92histoire du=20 cin=E9ma, il consacre plusieurs monographies =E0 des = r=E9alisateurs comme Howard Hawks, John Ford (il signera = en 1971 un=20 documentaire intitul=E9 Directed by John Ford) ou Fritz Lang.

Timothy Bottons et Cybill = Shepherd=20 dans la Derni=E8re S=E9ance (The Last Picture Show, 1971) de Peter = Bogdanovich.
Adaptation du roman =E9ponyme de Larry = McMurtry, la=20 Derni=E8re S=E9ance de Peter Bogdanovich rend hommage =E0 l'=E2ge = d'or du cin=E9ma=20 hollywoodien et c=E9l=E8bre, sur un ton =E9l=E9giaque, une culture = et une soci=E9t=E9=20 sans t=E9l=E9vision o=F9 les h=E9ros portaient les noms de Howard Hawks ou de John Ford. Mais le = film est aussi=20 une peinture de la vie quotidienne des habitants d'une petite = ville perdue=20 du Texas, au d=E9but des annn=E9es cinquante. Timothy Bottons, = Cybill Shepherd=20 (dans son premier r=F4le) et Jeff Bridges y interpr=E8tent des = adolescents=20 dont les rapports amoureux sont souvent tiss=E9s de violence = latente.

En 1966, Bogdanovich assistera anonymement (son nom = n=92appara=EEt pas au=20 g=E9n=E9rique) Roger Corman pour le = film les=20 Anges sauvages (Wild Angels, 1966, avec Peter Fonda et Nancy = Sinatra). Son=20 premier film, la Cible (Targets, 1968), est une analyse brillante = du culte=20 am=E9ricain de la violence, qui offre =E0 un Boris Karloff = vieillissant son=20 dernier grand r=F4le. Ces d=E9buts prometteurs trouvent leur = aboutissement=20 avec la Derni=E8re S=E9ance (The Last Picture Show, 1971, film = r=E9compens=E9 par=20 deux oscars), c=E9l=E9bration =E9l=E9giaque d=92une petite ville = du Texas dans les=20 ann=E9es cinquante.

On s=92fait la valise, Docteur? (What=92s Up Doc?, 1972) = parodie les=20 conventions de la com=E9die loufoque des ann=E9es trente, tandis = que la Barbe=20 =E0 papa (Paper Moon, 1973) est une com=E9die sentimentale sur = fond de=20 r=E9cession =E9conomique. Daisy Miller, une adaptation de Henry = James (1974),=20 et un pastiche de com=E9die musicale, Enfin l=92amour (At Long = Last Love,=20 1975) sont des =E9checs commerciaux qui entraveront durablement la = carri=E8re=20 du cin=E9aste. Celui-ci ne tournera plus qu=92=E9pisodiquement : = Jack le=20 Magnifique (Saint Jack, 1979), Texasville (1990), suite = d=E9cevante de la=20 Derni=E8re S=E9ance, ou encore Noises Off (1992).

Boisset, Yves

Yves Boisset
(1939- )
Cin=E9aste = fran=E7ais=20 influenc=E9 par le cin=E9ma am=E9ricain, r=E9alisateur de = Dupont-Lajoie en=20 1975

N=E9 =E0 Paris, Yves Boisset est = dipl=F4m=E9 de=20 l=92Idhec (actuelle Femis). Admirateur des films noirs = hollywoodiens,=20 assistant de Ren=E9 Cl=E9ment, de = Robert Hossein,=20 d=92Yves Ciampi et de Claude Sautet, il se = signala dans=20 le paysage cin=E9matographique fran=E7ais par une double filiation = avou=E9e; on=20 peut en effet dire de la quasi-totalit=E9 de ses films ce qu=92il = =E9crivait=20 lui-m=EAme =E0 propos d=92Un cond=E9, qu=92il tourna en 1970 : = =ABIl s=92agit d=92un film=20 am=E9ricain imbriqu=E9 dans la r=E9alit=E9 fran=E7aise.=BB Son = style nerveux et=20 efficace, qu=92il doit en partie =E0 la fr=E9quentation assidue du = cin=E9ma=20 am=E9ricain de grande tradition, convient bien =E0 ses intrigues = polici=E8res,=20 de m=EAme qu=92=E0 son approche quelque peu manich=E9enne du = politique et du=20 social. Il fut cependant l=92un des rares cin=E9astes fran=E7ais = =E0 avoir abord=E9=20 de front quelques =E9v=E9nements de l=92actualit=E9 fran=E7aise = g=E9n=E9ralement=20 escamot=E9s =E0 l=92=E9cran : l=92affaire Ben Barka (l=92Attentat, = avec Jean-Louis=20 Trintignant, 1972); la guerre d=92Alg=E9rie (R.A.S., avec Jacques = Spiesser,=20 1973); le racisme ordinaire (Dupont-Lajoie, avec Jean Carmet, = 1975);=20 l=92ind=E9pendance de la magistrature (le Juge Fayard, dit =ABle = Sh=E9rif=BB, avec=20 Patrick Dewaere, 1977); le monde enseignant (la Cl=E9 sur la = porte, avec=20 Annie Girardot, 1978); la police (la Femme flic, avec Miou-Miou, = 1980);=20 les =E9coles d=92enfants de troupe (Allons z=92enfants, avec Lucas = Belvaux,=20 1981). Sans abandonner le terrain de l=92actualit=E9, il travaille = r=E9guli=E8rement pour la t=E9l=E9vision (l=92Affaire Dreyfus, = 1995) et se consacre=20 depuis Folle =E0 tuer (d=92apr=E8s le roman de Jean-Patrick = Manchette, 1975) =E0=20 des intrigues bien ficel=E9es, convenant =E0 ses talents de = conteur qui=20 privil=E9gie le comportement sur l=92analyse (Un taxi mauve, = d=92apr=E8s Michel=20 D=E9on, 1977; Enqu=EAte r=E9serv=E9e, 1995).

Bolognini, Mauro

Mauro Bolognini
(1922- = )
Cin=E9aste italien=20 aux films classiques et =E9l=E9gants, r=E9put=E9 pour avoir = adapt=E9 =E0 l=92=E9cran des=20 textes d=92=E9crivains aussi divers que Brancati, Moravia, Pasolini, Svevo ou = encore=20 Th=E9ophile Gautier

N=E9 =E0 Pistoia, en Toscane, = Mauro Bolognini=20 entreprit des =E9tudes d=92architecture avant de se diriger vers = le cin=E9ma.=20 Assistant de Luigio Zampa, puis de Jean Delannoy, il = dirigea la=20 jeune Sophia Loren dans son premier r=F4le important, Ci troviamo = in=20 galleria (1953), qui est aussi sa premi=E8re r=E9alisation.

Ses films les plus connus sont les Jeunes Maris (Giovani = mariti, 1958),=20 les Gar=E7ons (la Notte brava, 1959), le Bel Antonio (il Bell=92 = Antonio, avec=20 Marcello Mastroianni et Claudia Cardinale, 1960), Mademoiselle de = Maupin=20 (Madamigella di Maupin, 1966). Il participa =E0 de nombreux films = =E0=20 sketches, sp=E9cialit=E9 italienne des ann=E9es 1960 (les = Poup=E9es / Le bambole,=20 1965 ; les Ogresses / Le fate, 1966 ; Capriccio all=92italiana, = 1968) et sut=20 s=92attacher les services du grand directeur de la photographie = Ennio=20 Guarnieri, notamment pour Arabella (1967), pour Metello (1970), = pour=20 Vertiges (Per le antiche scale, 1975), pour l=92H=E9ritage = (L=92eredita=20 Ferramonti, avec Dominique Sanda et Anthony Quinn, 1976) ou pour = la Dame=20 aux cam=E9lias (1980, tourn=E9 en France avec Isabelle Huppert et = Gian-Maria=20 Volont=E8).

Bondartchouk, Sergue=EF=20 Fedorovitch

Serge = Bondartchouk
(1920-1994)
Acteur puis=20 cin=E9aste sovi=E9tique

N=E9 en Ukraine, = sp=E9cialiste des=20 interpr=E9tations dramatiques et, en tant que r=E9alisateur, de = grandes=20 fresques historiques dont la plus importante est Guerre et paix = (Vojna i=20 mir, en quatre =E9pisodes, 1966-1967). C'est en incarnant des = personnages=20 historiques et des r=F4les du r=E9pertoire qu'il s'est rendu = c=E9l=E8bre : Tarass=20 Chevtchenko, de Savcenko (1951) ou Othello, de Youtkevitch (1956). = Il=20 passa =E0 la r=E9alisation en 1959 en adaptant un roman de = Cholokhov et devint=20 une sorte d'artiste officiel. Son classicisme parfois temp=E9r=E9 = d'un certain=20 lyrisme plastique s'est illustr=E9 sur le tard dans Boris Godounov = (1985).=20 Dans l'intervalle, il alterna la r=E9alisation de films et = l'interpr=E9tation=20 de nombreux r=F4les =E0 l'=E9cran, notamment dans Oncle Vania, de=20 Mikhalkov-Kontchalovski (Djadja Vanja, 1971), sans doute son=20 interpr=E9tation la plus nuanc=E9e.

Acteur et r=E9alisateur sovi=E9tique, Serge Bondartchouk fut = l=92=E9l=E8ve de=20 Maximov =E0 l=92=E9cole de th=E9=E2tre de Rostov, o=F9 il fut = initi=E9 au syst=E8me de=20 Stanislavski; il poursuivit ses =E9tudes =E0 Moscou, o=F9 il fut = l=92=E9l=E8ve de=20 Guerassimov. Il d=E9bute comme acteur dans le r=F4le de Valko de = La Jeune=20 Garde (Moloda=EFa Gvardi=EFa, 1948, de S. Guerassimov), puis il = joue dans Le=20 Chevalier =E0 l=92=E9toile d=92or (Kavaler zoloto=EF zvezd=EF, = 1951, de Y. Raizman),=20 mais c=92est surtout le r=F4le titulaire de Tarass Chevtchenko = (d=92Igor=20 Savtchenko, 1951) qui le fera conna=EEtre dans son pays.

La direction de Savtchenko l=92initie =E0 la mise en sc=E8ne. = Mais l=92Occident=20 commence =E0 le conna=EEtre comme acteur, en 1956, dans Le Roman = inachev=E9=20 (Neokontchenna=EFa povest, 1955, de F. Ermler), dans le r=F4le de = Dymov de La=20 Cigale (Poprygounia, 1955, de Samsonov), d=92apr=E8s Tchekhov. Il = est ensuite=20 l=92excellent Othello (1956, de S. Youtkevitch), avec Irana = Skobtseva, sa=20 future femme, en Desd=E9mone.

En 1959, il passe de l=92autre c=F4t=E9 de la cam=E9ra tout en = restant=20 interpr=E8te. C=92est Le Destin d=92un homme (Sudba Tcheloveka), = d=92apr=E8s un=20 r=E9cit de Mikha=EFl Cholokhov, bouleversant (peut-=EAtre trop), = qui narre les=20 =E9preuves atroces d=92un prisonnier sovi=E9tique de la derni=E8re = guerre et son=20 retour au pays o=F9 il ne trouve plus que ruines et vide. Il = r=E9appara=EEt=20 comme acteur dans le r=F4le du nouveau p=E8re de Serioja (de = Daniela et I.=20 Talankine, 1960), et dans celui du prisonnier russe dans Les = =C9vad=E9s de la=20 nuit (Era notte a Roma, 1960, de Rossellini). Hant=E9 = par le th=E8me=20 de l=92homme et la guerre, et admirateur passionn=E9 de Tolsto=EF, = il s=92attache=20 maintenant =E0 l=92=E9pop=E9e napol=E9onienne : deux ans de = pr=E9paration, quatre=20 ann=E9es de tournage pour Guerre et Paix (Vo=EFna i Mir) en deux = longs=20 =E9pisodes (1963 et 1967), o=F9 il joue lui-m=EAme le r=F4le de = Pierre Bezoukhov.=20 Puis, s=E9duit par l=92id=E9e de suivre jusqu=92au bout le destin = de Napol=E9on, il=20 r=E9alise pour Dino De Laurentiis un monumental Waterloo (1970) = avec Rod=20 Steiger en Napol=E9on (coproduction italo-sovi=E9tique avec = apports am=E9ricains=20 !). Il dirige, en 1975, Ils ont combattu pour la patrie, film = assez=20 conformiste inspir=E9 de Cholokhov, et, en 1982-1983, un diptyque = : Les=20 Cloches rouges, d=92apr=E8s John Reed.

Il est entre temps revenu =E0 l=92interpr=E9tation, notamment = dans Oncle=20 Vania (Diadia Vania, 1972, d=92Andre=EF Mikhalkov-Kontchalovski). = Jusqu=92=E0 ce=20 jour, Bondartchouk a surtout brill=E9 comme com=E9dien bien que ce = soit son=20 oeuvre enti=E8re, et surtout le monumental Guerre et Paix, qui lui = ait valu=20 d=92=EAtre nomm=E9 chevalier de l=92ordre des Arts et de la = Litt=E9rature=20 d=92U.R.S.S., Artiste du peuple, prix L=E9nine, etc. Il n=92est = donc pas=20 surprenant qu=92il prenne comme point de d=E9part de ses = r=E9alisations l=92art du=20 com=E9dien, =E0 qui il incombe de cr=E9er un caract=E8re humain. = =ABLa gen=E8se du=20 personnage doit s=92accomplir aussi naturellement que le = d=E9veloppement de la=20 plante =E0 partir de la graine=BB.

Quant =E0 son th=E8me fondamental en tant qu=92auteur, = =ABl=92ordre de relations=20 entre le destin de l=92homme et celui du peuple, le comportement = des=20 individus vu =E0 travers le prisme d=92immenses =E9v=E9nements = historiques=BB, il=20 appara=EEt dans tous ses films, mais dans les grandes fresques=20 napol=E9oniennes, l=92immensit=E9 des moyens, le raffinement de la = mise en=20 sc=E8ne, le classicisme du langage (son acad=E9misme peut-=EAtre) = dissimulent un=20 peu l=92inspiration g=E9n=E9reuse.

Boorman, John

John Boorman
(1933- = )
R=E9alisateur et=20 producteur de cin=E9ma britannique, n=E9 =E0 Shepperton, qui a = essentiellement=20 travaill=E9 aux =C9tats-Unis, en Am=E9rique du Sud et en = Irlande

Cas unique parmi les = r=E9alisateurs=20 britanniques, Boorman a =E9t=E9 capable de passer sans = difficult=E9 de films=20 d'action construits avec pr=E9cision comme le Point de non-retour = (Point=20 Blank, 1967) et D=E9livrance (Deliverance, 1972) =E0 des drames = psychologiques=20 comme la Guerre =E0 sept ans (Hope and Glory, 1987), = reconstitution=20 romantique de son enfance durant la Seconde Guerre mondiale. = Technicien de=20 talent, Boorman sugg=E8re, plut=F4t qu'il ne montre, que le = pass=E9 avait des=20 qualit=E9s qu'il faudrait pr=E9server, et que les =EAtres humains = sont li=E9s par=20 un ensemble de valeurs fondamentales qu'il est indispensable de=20 reconna=EEtre. Son oeuvre, souvent all=E9gorique, effleure les = mondes magiques=20 du pass=E9 pleins de le=E7ons pour le pr=E9sent.

Les d=E9buts de Boorman, notamment comme responsable de = l'unit=E9 de cin=E9ma=20 documentaire de la BBC =E0 Bristol, lui apport=E8rent sa = premi=E8re opportunit=E9=20 de long m=E9trage, Sauve qui peut (Catch Us if you Can, 1965), qui = mettait=20 en sc=E8ne le Dave Clark Five, un groupe de musique pop. Comme = dans beaucoup=20 de ses films, il montre qu'il est impossible d'=E9viter la = commercialisation=20 des valeurs humaines; lorsque le h=E9ros et l'h=E9ro=EFne = s'=E9chappent vers une=20 =EEle au large de la c=F4te anglaise, ils s'aper=E7oivent qu'elle = n'est isol=E9e=20 de la terre ferme qu'=E0 mar=E9e haute. Toutes les victoires = humaines des=20 films de Boorman sont provisoires, et le syst=E8me gagne = in=E9vitablement.

Duel dans le Pacifique (Hell in the Pacific, 1968), dans lequel = un=20 pilote am=E9ricain (Lee Marvin) et un officier de marine japonais = (Mifune=20 Toshiro) se retrouvent seuls face =E0 face sur une =EEle du = Pacifique durant=20 la Seconde Guerre mondiale, met en sc=E8ne deux =ABennemis=BB = d=E9couvrant qu'ils=20 ont les m=EAmes valeurs humaines; Zardoz (1974) explore avec = anxi=E9t=E9 un=20 futur potentiel dans lequel les =EAtres humains ont perdu la = facult=E9=20 d'orienter la technologie vers des fins humaines; Excalibur = (1981), tourn=E9=20 en Irlande, est une envo=FBtante adaptation de la l=E9gende du roi = Arthur, qui=20 joue avec des myst=E8res situ=E9s par-del=E0 le langage et = l'imagination; la=20 For=EAt d'=E9meraude (The Emerald Forest, 1985), situ=E9e autour = du Xingu, au=20 Br=E9sil, parmi le =ABpeuple invisible=BB, sugg=E8re que ses = tribus indiennes font=20 preuve d'une maturit=E9 et d'une sensibilit=E9 spirituelles que la = civilisation capitaliste occidentale a abandonn=E9es en faveur des = fausses=20 idoles du =ABprogr=E8s=BB.

Le livre de Boorman, Money Into Light : The Emerald Forest a = Diary=20 (1985), constitue un t=E9moignage r=E9v=E9lateur de la fa=E7on = dont il n=E9gocie la=20 route sem=E9e d'emb=FBches d'un r=E9alisateur engag=E9, dans une = industrie aux=20 valeurs essentiellement commerciales. Ses cinq nominations aux = oscars=20 (deux pour Deliverance et trois pour Hope and Glory), ainsi que = les cinq=20 distinctions techniques qui ont r=E9compens=E9 ses films, montrent = bien le=20 conflit entre argent et conscience, toujours un probl=E8me de fond = pour=20 Hollywood. Tout pour r=E9ussir (Where the Heart Is, 1990), retour = aux=20 pr=E9occupations de Leo le dernier (Leo the Last, 1970), montre = Boorman=20 toujours pr=E9occup=E9 de ses conceptions premi=E8res, mais plus = irr=E9sistible=20 encore par l'=E9tendue de ses dons de narrateur.

Borowczyk, Walerian

Walerian Borowczyk
(1923- = )
Cin=E9aste=20 polonais

N=E9 =E0 Kwilcz, Walerian = Borowczyk fait ses=20 =E9tudes =E0 l'=E9cole des beaux-arts de Cracovie et se = sp=E9cialise dans la=20 lithographie. Il re=E7oit =E0 ce titre le prix national de Pologne = en 1953. Il=20 cr=E9e ensuite des affiches pour le cin=E9ma et r=E9alise avec Jan = Lenica des=20 films d'animation tr=E8s originaux, Il =E9tait une fois (Byl = sobie, 1957), les=20 Sentiments r=E9compens=E9s (Nagrodzone Uczucie, 1957) et Une = maison (Dom,=20 1958).

Mais la carri=E8re de Borowczyk se d=E9roule d=E9sormais en = Europe=20 occidentale. A Kwilcz, il =E9tudie la peinture =E0 l=92Acad=E9mie = des beaux-arts=20 de Cracovie (1946-1951) et pratique quelque temps cet art dont il=20 reconna=EEt l=92influence sur son activit=E9 ult=E9rieure.

Apr=E8s avoir r=E9alis=E9 l'=C9cole (Szkola, 1959), il = s'installe en France=20 pour r=E9aliser les Astronautes (1959), le Dernier Voyage de = Gulliver=20 (1960), des films publicitaires et =E9ducatifs, puis Renaissance = (1964), le=20 Jeu des anges (1964) et le Th=E9=E2tre de Monsieur et Madame Kabal = (1967).

Quittant l'animation, il r=E9alise alors Goto, l'=EEle d'amour = (1969), une=20 m=E9taphore surr=E9aliste influenc=E9e par Frank Kafka et Blanche = (1972), puis=20 deux oeuvres o=F9 l'=E9rotisme et l'insolite sont servis par une = esth=E9tique=20 tr=E8s =E9labor=E9e, les Contes immoraux (1974) et la B=EAte = (1975).

Il revient bri=E8vement en Pologne pour r=E9aliser Histoire = d'un p=E9ch=E9=20 (Dzieje grzech, 1975), regagne la France o=F9 il signe la Marge = (1976,=20 d=92apr=E8s Andr=E9 Pieyre de Mandiargues), avec Sylvia Krystel en = vedette, part=20 tourner en Italie Int=E9rieur d'un couvent (Interno di un = convento, 1978) et=20 signe les H=E9ro=EFnes du mal et le sketch l'Armoire (d'apr=E8s = Guy de=20 Maupassant) dans Collections priv=E9es (1979). Il adapte ensuite = Franz=20 Wedekind avec Lulu (1980) et plonge enfin dans le fantastique avec = le=20 Docteur Jekyll et les femmes (1981).

Il a =E9galement r=E9alis=E9 l'Art d'aimer (1983), Emmanuelle 5 = (1986) et=20 C=E9r=E9monie d'amour (1988).

D=E8s 1947, Borowczyk r=E9alise des dessins anim=E9s de tr=E8s = courte dur=E9e (de=20 quinze secondes =E0 deux minutes), activit=E9 qu=92il poursuivra = jusque vers=20 1965. Il tourne aussi des courts m=E9trages =E0 personnages = r=E9els ainsi que=20 des dessins anim=E9s de longueur normale (de six =E0 seize = minutes) dont=20 beaucoup empruntent aux pratiques surr=E9alisantes du collage, de=20 l=92introduction de photographies dans le dessin ou du mouvement = fragment=E9=20 (Les Astronautes, 1959) : la collaboration =E0 ces films de Jan = Lenica pose=20 des probl=E8mes d=92attribution non r=E9solus.

Apr=E8s son installation en France, =ABBoro=BB (comme on = l=92appelle=20 famili=E8rement) signe le meilleur peut-=EAtre de ses films, le = plus=20 saisissant en tout cas : Les Jeux des anges (1964). Il r=E9alise = en outre=20 des films publicitaires o=F9 son go=FBt de l=92objet = pr=E9cis=E9ment situ=E9 et des=20 rapprochements incongrus trouve encore =E0 s=92exercer. Enfin, il = cr=E9e les=20 silhouettes satiriques de M. Kabal et de sa redoutable =E9pouse = =E0 t=EAte de=20 vautour, images d=92une humanit=E9 r=E9duite =E0 de grin=E7ants = r=E9flexes. Il leur=20 consacrera un long m=E9trage o=F9 l=92=E9cran, d=92abord vou=E9 = =E0 la seule lin=E9arit=E9=20 du noir sur blanc, est peu =E0 peu envahi par les divers = proc=E9d=E9s=20 d=92assemblage et de m=E9tamorphose chers au cin=E9aste : = Th=E9=E2tre de M. et Mme=20 Kabal (1967).

Entre-temps, =ABBoro=BB d=E9voile ses capacit=E9s dramatiques = dans une br=E8ve=20 adaptation de Guy de Maupassant, Rosalie (1966), o=F9 la minutie = objective=20 et la raret=E9 savante des mouvements d=92appareil servent le = talent de Ligia=20 Branice. L=92attention quasi f=E9tichiste que le cin=E9aste porte = aux=20 ustensiles, machines et bo=EEtes (dans un climat anachronique) se = retrouve=20 dans Goto, l=92=EEle d=92amour (1968), all=E9gorie de l=92amour = fou dans un univers=20 concentrationnaire irr=E9el (mais dont tous les d=E9tails sont = d=92origine=20 r=E9aliste). Les al=E9as m=EAme de la r=E9alisation ont offert au = metteur en sc=E8ne=20 l=92occasion d=92un travail rigoureux, qui met en valeur de = brusques flamb=E9es=20 de lyrisme.

Les m=EAmes qualit=E9s se retrouvent dans Blanche (1973), fable = m=E9di=E9vale,=20 mais l=92ensemble est plus h=E9sitant. La carri=E8re de Borowczyk = oblique alors=20 vers le cin=E9ma =E9rotique avec plusieurs adaptations, de = Mandiargues=20 notamment, extr=EAmement soign=E9es, mais quelque peu = impersonnelles (Contes=20 immoraux, 1974; La B=EAte, 1975; La Marge, 1977). Il y a plus de = verdeur et=20 un certain retour =E0 la description =ABmat=E9rialiste=BB, quasi = obsessionnelle,=20 du cadre de vie, dans Int=E9rieur d=92un couvent (1978), qui doit = peu =E0 son=20 pr=E9texte litt=E9raire (Stendhal) et beaucoup =E0 son tournage en = Italie. Mais=20 le choix exclusif du registre =E9rotico-esth=E9tique fait = bient=F4t sombrer=20 =ABBoro=BB dans la plus consternante facilit=E9 (Lulu, 1980; = C=E9r=E9monie d=92amour,=20 1988).

Borzage, Frank

Frank = Borzage
(1893-1962)
Cin=E9aste=20 am=E9ricain dont l'oeuvre abondante, =E9tendue de 1916 =E0 1959, = est marqu=E9e par=20 un profond romantisme cohabitant avec des r=E9f=E9rences d'un = grand=20 r=E9alisme

N=E9 =E0 Salt Lake City, dans = l'Utah, Frank=20 Borzage se tourna vers le th=E9=E2tre avant d'aborder la = r=E9alisation=20 cin=E9matographique. Il d=E9buta comme acteur en Californie d=E8s = 1912 et=20 r=E9alisa ses premiers westerns =E0 partir de 1916 (The Code of = Honor, 1916).=20 Son premier film important, Humoresque (1920), fut remarqu=E9 par = la finesse=20 de son analyse psychologique. Bien que tent=E9 par le m=E9lodrame, = il=20 manifesta un grand souci des r=E9f=E9rences sociales, ses = intrigues se=20 d=E9roulant g=E9n=E9ralement dans les milieux marginaux et = d=E9sh=E9rit=E9s : l'Heure=20 supr=EAme (Seventh Heaven, 1927), l'Ange de la rue (Street Angel, = 1928), la=20 Femme au corbeau (The River, 1929), Liliom (1930), Ceux de la zone = (Man's=20 Castle, 1933). La plupart des films de la premi=E8re partie de sa = carri=E8re=20 m=EAle aux aspects id=E9alis=E9s de leurs personnages une = =E9trange et tr=E8s=20 personnelle religiosit=E9 qui rencontrera un cadre de plus en plus = r=E9aliste.

Malgr=E9 un relatif d=E9clin =E0 partir de 1935, il r=E9alisa = encore=20 d'=E9tonnants m=E9lodrames comme l'Ensorceleuse (The Shining Hour, = 1938), des=20 com=E9dies sophistiqu=E9es comme D=E9sir, avec Marl=E8ne Dietrich = (Desire, 1936)=20 et, apr=E8s une certaine =E9clipse, un film noir r=E9put=E9 = intitul=E9 le Fils du=20 pendu (Moonrise, 1948).

Branagh, Kenneth

Kenneth Branagh
(1960- = )
Com=E9dien, metteur=20 en sc=E8ne et r=E9alisateur britannique dont le nom est associ=E9 = =E0 celui de=20 Shakespeare, auteur qu=92il a brillamment mis en sc=E8ne au = th=E9=E2tre et adapt=E9=20 au cin=E9ma

N=E9 =E0=20 Belfast (Irlande du Nord), Kenneth Branagh suit les cours de = l=92Acad=E9mie=20 royale d=92art dramatique jusqu=92en 1981. Il est r=E9compens=E9 = par le prix du=20 =ABjeune espoir=BB pour sa performance dans une pi=E8ce de Julian = Mitchell,=20 Another Country (=ABUn autre pays=BB), au Queen=92s Theatre de = Londres. En 1984,=20 il rejoint la prestigieuse Royal Shakespeare Company, au sein de = laquelle=20 il interpr=E8te Henri V et, en 1992, Hamlet de Shakespeare.

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